Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Un groupe d’une trentaine de guérilleros maoïstes a exécuté hier mardi un notable local à Barangay Hagan (Bongabong, Mindoro Oriental). Un détachement du 4e bataillon d’infanterie de l’armée gouvernementale s’est immédiatement lancé à sa poursuite, mais il est tombé dans une embuscade de la guérilla qui fait exploser des IED à l’approche des militaire et qui ont ouvert le feu sur eux à l’arme automatique. Les militaires se sont retranchés et ont répliqué. La fusillade a duré 30 minutes, puis les guérilleros sont partis, laissant le détachement décimé: cinq militaires ont été tués et quatre autres blessés, qui ont été évacués par hélicoptères.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Aiden Aslin, un aide-soignant de 22 ans, avait rejoint la brigade internationale « officielle » des YPG (les « Lions du Rojava ») en avril 2015 pour combattre l’Etat Islamique, en embarquant pour Souleimaniye il avait été interrogé par des policiers britanniques et avait rapidement admis qu’il partait combattre Daesh, la police l’avait alors laissé quitter le territoire. En Syrie, il avait perdu son passeport et le consulat de Grande-Bretagne à Erbil l’avait assisté dans son retour en Europe. Le 3 février, Aiden est revenu en Grande-Bretagne par un vol reliant Amman (Jordanie) à Heathrow, il a été arrêté devant les autres passagers en vertu du Terrorism Act à sa descente de l’avion et a été détenu durant 30 heures sans que sa mère et sa grand-mère qui l’attendaient à l’aéroport n’aient été prévenues. Aiden doit à présent pointer trois fois par semaine au commissariat de Newark, il est maintenu sous contrôle judiciaire jusqu’au 5 avril (au moins).

Aiden reconnaît avoir participé à des opérations en Syrie et en Irak, notamment à al-Hawl et dans le Mont Sinjar. Il est soupçonné -sans être inculpé- de « s’être engagé dans la direction d’une préparation à commettre un acte de terrorisme » et d’avoir reçu un entrainement armé.

Aiden Aslin

L’aviation turque a bombardé des camps du PKK dans les régions Kandil et de Gara, au Kurdistan irakien. Des frappes présentées en représailles à l’attentat-suicide qui a tué 34 personnes, et blessé 125 autres dimanche place Kizilay à Ankara, attentat que les autorités turques attribuent au PKK. Il semble que l’attaque visait deux minibus de policiers anti-émeutes stationnés en permanence sur cette place pour réprimer les éventuelles manifestations spontanées. Une partie importantes des morts sont les policiers occupants ces minibus, les autres des passants de cette place très fréquentée.

Les autorités désignent Seher Cagla Demir, une universitaire arrêtée et jugée dans le passé pour appartenance au PKK, comme l’auteure de l’attentat. Onze suspects, dans la ville de Sanliurfa, située à la frontière syrienne, ont été arrêtés. La police estime que le véhicule utilisé pour l’attaque a été achetée dans cette localité à forte majorité kurde.

Le lieu de l’explosion à Ankara

EDIT: 17/3
Jeudi 16, les Faucons pour la Liberté du Kurdistan (TAK) a revendiqué l’attaque: « Cette action a été menée pour venger les 300 kurdes tués dans à Cizre et nos civils blessés ». « Nous voulons présenter nos excuses pour les pertes civiles qui n’ont rien à voir avec la sale guerre menée par l’Etat fasciste turc », ont également précisé les TAK.

Le lieu de l'explosion à Ankara

Lors du Chaos Communication Camp de 2013, quelques mois à peine après la sortie de l’iPhone 5, nous en avions parlé à l’époque, des hackers avaient démontré que la sécurité basée sur des capteurs d’empreinte digitale pouvait être contournée cette protection en photographiant les empreintes digitales avant de les reproduire à l’identique sur une fine pellicule de plastique, un procédé suffisant pour tromper la plupart des capteurs présents sur le marché ainsi que TouchID.

Récemment, des chercheurs de l’université du Michigan ont, en moins de 15 minutes, leurré le système du Samsung Galaxy S6 et du Huawi Honor 7. A condition bien sûr de récupérer l’empreinte digitale du possesseur du téléphone, il leur a suffit de réaliser une impression en haute résolution sur un papier brillant et une encre spécifique via une simple imprimante basique à jet d’encre. Les chercheurs précisent par ailleurs que la tentative de hack sur un iPhone 5s s’est soldée par un échec

La biométrie présente en outre un gros inconvénient : à la différence des mots de passe, les données biométriques ne peuvent pas être modifiées en cas de piratage, si on vous vole vos empreintes digitales, vous ne pouvez pas les remplacer par de nouvelles. Et si tous vos comptes sont protégés par la même information biométrique, ils risquent de devenir tous vulnérables en même temps. En outre, les données biométriques ne peuvent être partagées et elles ne peuvent pas être rendues anonymes. Le partage et l’utilisation anonyme d’identifiants sont cependant de plus en plus répandus sur le web…

Capteur d’empreintes

Capteur d'empreintes

Les autorités turques ont annoncé l’instauration à partir de dimanche soir de couvre-feu à Yüksekova et Nusaybin afin d’y « rétablir l’ordre et la sécurité » en raison de « l’augmentation des activités terroristes » – comprendre l’insurrection urbaine de la jeunesse kurde.

Depuis dimanche 8 heures locales, les habitants du district de Sur, la partie historique de Diyarbakir, ont été autorisés à entrer dans une série de rues, victimes d’importants dégâts, qui leur étaient interdites depuis le début du mois de décembre. Plusieurs autres quartiers de ce district restent toutefois soumis jusqu’à nouvel ordre au couvre-feu. Le 2 décembre, l’armée et les forces spéciales de la police ont lancé dans cet entrelacs de ruelles une offensive de grande ampleur destinée à reprendre le contrôle de zones où de jeunes militants kurdes avaient érigé des barricades et creusé des tranchées.

Militaires turcs à l’une des entrées du district de Sur

Militaires turcs à l'une des entrées du district de Sur

Cinq guérilleros de l’ELN ont tués lors d’une opération militaire dans le Munguidó. L’affrontements a eu lieu dans un zone rurale de la municipalité de Litoral del San Juan, dans le département du Chocó. Les guérilleros appartenaient à la compagnie « Nestor Tulio Durán » qui fait partie du front « Ernesto Che Guevara ». Les militaires ont récupérés deux fusils, quarante grenades, un lance-grenades, des munitions et des équipements.

Le département du Choco

Le département du Choco

Dans une lettre publiée le 8 mars sur Indymedia Athènes, Pola Roupa, membre de l’organisation Lutte Révolutionnaire revendique avoir tenté de faire évader Nikos Maziotis de la prison de Korydallos, précisant que le plan aurait permis de faire évader d’autres prisonniers politiques. Pola réfute également plusieurs théories fumeuses proposées par les médias mainstream: il n’y a pas eu de tentatives d’évasion avant celle-ci, le pilote de l’hélicoptère était armé (les rapports officiels précisent d’ailleurs la présence de deux chargeurs dont l’un ne provenait pas de l’arme de Pola), Pola transportait un gilet pare-balles pour le pilote, etc… Le texte sera traduit en français très prochainement et est déjà disponible en anglais sur Contra Info.

Pola Roupa et Nikos Maziotis

Les deux semaines de mobilisation « Femmes en lutte ici et ailleurs » du collectif « 8 mars 87 » se sont clôturées par une soirée « Kurdistan: Féminisme et résistance » qui a rassemblé une cinquantaine de personnes, plus de 600€ et de nombreux médicaments ont été récoltés pour la campagne de soutien au Bataillon International de Libération.

France: Succès de la soirée « Kurdistan, féminisme et résistance » à Limoges

Depuis sa mise en grève pour des augmentations de salaire, les travailleurs de Pikitup, chargés du ramassage des ordures ont défilé dans le centre-ville de en renversant poubelles et containers sur la rue. La grève, décrétée illégale, des travailleurs Pikitup était entrée dans sa troisième journée de vendredi, en dépit de l’ultimatum de la société ordonnant aux travailleurs de retourner au travail. Ce même vendredi après-midi, des affrontements ont opposés un millier de travailleurs de Pikitup aux membres de la police nationale sud-africaine (SAPS) et de la police métropolitaine de Johannesburg (JMPD). Les policiers ont lancé des grenades assourdissantes et tiré des balles en caoutchouc. Une femme blessée par une balle en caoutchouc a été hospitalisée.

Le centre de Johannesburg vendredi

Le centre de Johannesburg vendredi