Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Les policiers de la Direction contre le terrorisme (DIRCOTE) ont arrêté samedi 19 quatre membres présumés du Comité régional de Huallaga du PCP-SL. Maria Bautista Rojas (54 ans) était sous le coup d’un mandat d’arrêt pour « terrorisme » et aurait au Comité régional de Huallaga du PCP-SL pour les localités de San José, San Antonio, San Juan et Las Palmas. Elle était aussi recherchée pour la mort d’un milicien de la contre-guérilla. Arostegui Mario Sabino (44 ans), était également recherché pour les mêmes affaires. Anita Flores Rojas America (48) et José Antonio Rubina Arnao (41 ans) étaient également recherché pour « terrorisme ».

Le 20 juillet, la DIRCORE est parvenu à arrêter à Chiclayo, Jose VJT (58 ans) alias camarade « Octaviano » ou « Roberto », qui a combattu dans le détachement Maray, la principale unité de guérilla du PCP-SL dans le Huarmaca. Parmi les attaques attribuées à « Octaviano », l’embuscade qui avait coûté la vie à 17 policiers le 3 février 1993.

Pérou: Arrestations en série

Suite du feuilleton de cet été sur le site du Secours rouge, qui passe en revue quelques grands éléments de la culture politique anti-répression : causes célèbres, symboles connus, mobilisations historiques, événements fondateurs.
Fin 1965, les forces armées indonésiennes, secondées les milices du parti Nahdatul Ulama (parti musulman) et du Parti national indonésien entreprennent d’éradiquer le Parti communiste indonésien (PKI), le troisième parti communiste du monde par le nombre d’adhérant: entre 500.000 et trois millions de communistes, de sympathisants communistes, de personnes suspectées de l’être, ou d’appartenir à des groupes sociaux jugés favorables aux communistes (athées, descendants de l’immigration chinoise ou indienne, etc.) sont assassinés.

Lire cet épisode

Feuilleton de l’été 2014 (6): Le massacre des communistes indonésiens

Les forces spéciales du Deogarh ont effectué un raid sur un campement maoïste sur le mont Makaratanti, dans la forêt de Prabhasuni. Les 25 guérilleros qui se trouvaient dans le campement ont opposés une ferme résistance aux policiers: des centaines de coups de feu ont été échangés. A l’abri de cette pluie de balles, les maoïstes ont pu disparaitre dans la jungle, laissant aux policiers un maigre butin: deux armes et une radio.

Selon un rapport de Human Rights Watch, le FBI américain a encouragé, poussé et parfois même payé des musulmans américains à commettre des attentats dans le but de les arrêter et de faire valoir ces arrestations comme des succès de la lutte anti-terroriste. Vingt-sept affaires ont été étudiées par l’organisation, aidée de l’Institut des droits de l’homme et de l’université de Colombia, et 215 personnes ont été interrogées.

Un « complot terroriste » sur trois serait ainsi caractérisé par l’implication active d’un provocateur du FBI. Le FBI a ainsi financé et encouragé quatre hommes, «à la bouffonnerie shakespearienne» selon les mots d’un juge, à organiser une série d’attentats contre des synagogues et une base américaine. Ou encore, le cas de Rezwan Ferdaus, impliqué dans une tentative d’attentat et condamné à dix-sept ans de prison. Il aurait voulu attaquer le Pentagone avec des mini-drones bourrés d’explosifs. Le plan avait en fait été conçu en étroite collaboration avec un agent qui avait ensuite révélé que Fredaus avait «de toute évidence» de sérieux problèmes mentaux.

Suite à une manifestation antifasciste le 5 avril dernier, 9 manifestants avaient été arrêtés et 8 inculpés pour violence aggravée et outrage à agents. Les CRS accusants n’étaient pas au procès puisqu’en vacances, le juge a posé des questions comme « Prouvez nous votre culture, qui était Pétain ? » et a reproché des violences qui n’avaient pas eu lieu « Que ce serait-il passé si les CRS n’avaient pas étés là ? » Résultats : 4 personnes condamnées à des peines fermes de 1 à 4 mois de prison, 3 personnes condamnées à des peines de sursis de 3 à 4 mois de prison. Les manifestants ont en outre reçu des amendes. La manifestation du 5 avril dernier qui rassemblaient néo-nazis et dieudonnistes étaient autorisée et protégée par la police.

La manifestation du 5 avril

La manifestation du 5 avril

Quatre militants contre l’aéroport de Notre-Dame des Landes ont été relaxés après un montage judiciaire hasardeux pour association de malfaiteurs (Une pince dans le coffre de la voiture), attroupement armé (un pic-nic devant le palais de justice), et vol -L’accusation a appelé le gérant du Decathlon le plus proche pour demander si des lampes de poche de la même marque que celles retrouvées dans la voiture avaient été volées.
Le procureur demandait 6 à 10 mois de prison, le juge a relaxé mais a condamné les 4 militants à 4 mois de prison pour refus de donner ADN et empreintes digitales.

À Détroit, la police a utilisé un LRAD (long-range acoustic device) contre des manifestants qui bloquaient l’entrée de Homrich, une entreprise qui a reçu un contrat de 5.6 millions de dollars pour couper l’eau des habitants de Détroit. L’engin a été utilisé pour disperser la foule, il avait déjà été utilisé à Détroit en 2012 à la manifestation du premier mai.

Long-Range Acoustic Device

Long-Range Acoustic Device

Mega.co.nz, l’un des services de cloud chiffré les plus sûrs actuellement a été bloqué par le tribunal de Rome, la décision vaut pour tout le territoire italien. Ce sont 24 sites internet, dont Mega.co.nz, Mail.ru et Firedrive qui ont été bloqués pour des motifs de piratages de films. Mega, le descendant de Megaupload permet de stocker gratuitement 50Go de données avec un chiffrement coté client et donc relativement sûr.

Plusieurs dizaines de manifestants palestiniens ont été blessés vendredi dans la vieille ville de Jérusalem, par les forces israéliennes. Des dizaines de personnes ont du être soignées pour des fractures, des coupures et des hématomes causés par des grenades assourdissantes et des balles caoutchouc acier. Les soldats ont également agressé le personnel médical et les journalistes présents sur les lieux.

Plus de 110 personnes ont été admises à la clinique de Al-Aqsa pour y traiter leurs blessures, dont un certain nombre a dû être transféré vers des hôpitaux mieux équipés. Les forces israéliennes ont utilisé un nouveau type de balles caoutchouc acier. Ces billes d’acier, désormais recouvertes de caoutchouc noir causant de plus des coupures, remplacent l’ancien modèle de couleur bleue. L’un des blessés a beaucoup saigné et vomi du sang, après avoir été touché par une de ces balles caoutchouc acier au niveau des poumons, lui causant aussi des ecchymoses au thorax. Son état grave a nécessité son évacuation vers un hôpital. Un homme âgé a été blessé par un tir de grenade assourdissante qu’il a reçu à côté de l’œil, et un autre par un éclat de grenade reçu dans la poitrine.

Palestine: Manifestation brutalement réprimée à Jérusalem