Un policier de la DCRI enquêtant sur l’affaire Tarnac a été identifié sous les pseudonymes de “Rosa Luxembourg”, “Raphel Ilodet” et “Isoard est guéri” comme créateur des blogs anarchistes/situationnistes tels que Icarie, Le pet au diable ou Dans le grand corps social de l’empire.
Le matin du lundi 2 septembre la police a mené une autre opération contre les squats, en l’occurrence le squat Orfanotrofio (photo), ancien orphelinat dans le district de Toumba, à Thessalonique. Ils ont arrêté sept occuoants à l’intérieur du bâtiment et les ont accusé d’infraction pour occupation de bâtiments publics, en plus de possession d’armes ( un pistolet à air comprimé a soi disant été trouvé dans le squat). Tous les sept sont encore en garde à vue pour comparaitre devant les tribunaux de Thessalonique. Le jeudi 29 août, à 7h du matin, une grande quantité de forces policières et les pompiers avaient expulsé le squat Antiviosi dans la ville de Ioannina. Il n’y avait personne à l’intérieur.
Dimanche, Prashant Rahi a été arrêté alors qu’il sortait d’un rendez-vous avec l’avocat de Hem Mishra, cet étudiant récemment arrêté pour ses prétendus liens avec la guérilla. Depuis des années, Rahi lutte pour tenter d’aider les prisonniers politiques et faire valoir leurs droits. En 2007, il avait déjà été arrêté, torturé et battu en détention provisoire pour avoir soi-disant travaillé pour la guérilla. Emprisonné pendant 3 ans et 8 mois, il avait été libéré sous condition en août 2011. Dimanche, la police du Gadchiroli l’a arrêté dans la jungle du district de Bhanadara, l’accusant de s’être entretenu avec les naxalites durant le week-end. Selon elle, il les aurait aidé à mettre en place des camps d’entraînements. Un tribunal l’a envoyé en détention provisoire pour douze jours en vertu du Unlawful Activities Prevention Act. Par ailleurs, Hem Mishra a également vu sa détention provisoire prolongée de douze jours.
Toujours dans sa lutte de contre-guérilla, le ministre de l’Intérieur indien a affirmé vouloir le déploiement de davantage de soldats de l’Indo-Tibetan Border Police (ITBP) dans les états où est active la guérilla maoïste. Des sources internes à l’ITBP ont déclaré que le ministre faisait actuellement pression sur la force paramilitaire pour qu’elle déploie des hommes pour combattre la guérilla. Mais l’ITBP ne serait pour l’instant pas en mesure de le faire en raison d’un manque d’effectif. Rappelons qu’à l’origine, cette force paramilitaire a été créée pour sécuriser les 3500 kilomètres de la frontière sino-chinoises. Pour l’instant, trois de ses bataillons se trouvent au Chhattisgarh. L’ITBP n’aura la possibilité de répondre à la demande du ministre que quand elle aura formé de nouveaux bataillons, ce qui est planifié et budgétisé. Elle va mettre en place neuf bataillons (9000 hommes) dans les deux prochaines années. Une partie d’entre eux sera affecté à la contre-insurrection.
L’armée colombienne a annoncé avoir arrêté six présumés guérilleros appartenant à l’ELN. Tous sont accusés d’avoir pris part à une embuscade menée le 24 août dernier et au cours de laquelle quatorze soldats avaient été tués. Initialement attribuée aux seuls FARC, cette attaque serait, selon les autorités, une action planifiée conjointe des FARC et de l’ELN. Quatre des six présumés guérilleros arrêtés ont entre 14 et 16 ans.
Cinq Palestiniens ont été blessés ce dimanche dans des affrontements avec les forces israéliennes près du camp de réfugiés de Jalazin, au nord de Ramallah. Les heurts se sont déclenchés quand des jeunes hommes ont tenté d’empêcher des Israéliens de la colonie de Beit El de lancer des pierres sur les voitures palestiniennes près du camp. Les forces de sécurité israéliennes sont rapidement intervenue en tirant des balles en caoutchouc sur les Palestiniens, blessant cinq d’entre eux. Un porte-parole militaire a confirmé cette intervention et l’utilisation de moyens anti-émeute, mais a réfuté l’utilisation de balles en caoutchouc.
La répression de la société civile et de la dissidence en Azerbaïdjan s’est agravée au cours des 18 derniers mois. Les autorités ont arrêté des dizaines de militants politiques parmi lesquelles au moins six journalistes, deux défenseurs des droits humains qui ont participé à des efforts pour faire parvenir de l’aide à des victimes d’inondations et un avocat qui a tenté d’obtenir des indemnités pour des personnes expulsées de force de leurs logements. Les autorités ont eu recours à toute une série de fausses accusations, notamment de possession de drogue ou d’armes, de vandalisme, d’incitation à la violence et de trahison, pour emprisonner ces détracteurs.
On signale aussi de nombreuses irrégularités et violations de la légalité des procédures des enquêtes et des poursuites judiciaires. Dans plusieurs cas, les autorités n’ont pas enquêté sur les violences policières passées et les exactions pendant les gardes à vue. Des amendements législatifs accroissent, parfois dans une proportion de 1 à 100, les amendes encourues pour participation à des manifestations non autorisées, qui font passer de 15 à 60 jours la peine de prison maximale prévue pour des infractions mineures à l’ordre public qui sont souvent utilisées pour incarcérer des manifestants.
L’Anti-Terrorist Squad (ATS) de l’Uttar Pradesh Police a arrêté, durant le week-end, un homme qu’elle accuse de revente d’armes à la guérilla maoïste. Anil Kumar Jain possède un magasin à Sirsa, dans l’état d’Haryana. Initialement arrêté dans le cadre d’une enquête sur un trafic d’armes, il aurait avoué commercer avec les maoïstes. Il est accusé d’importer en Inde des armes mises au rebut en provenance du Canada et de Singapour pour les démonter et ensuite les réassembler. Les pièces manquantes sont fabriquées sur place grâce à des machines modernes de haute précision. Selon les autorités, au fil de l’enquête, il est apparu qu’Anil Kumar Jain serait en fait un élément clé dans la revente d’armes dernier cri à différentes groupes naxalites dans plusieurs états.
Les bureaux d’aide juridique seront en grève cette semaine à Bruxelles et dans toute la Wallonie. Les avocats rejettent la réforme prônée par la ministre de la Justice Annemie Turtelboom, qui veut « rationaliser » l’aide juridique. Ce qui signifierait, par exemple, que l’ancien pro deo ne serait plus gratuit. Cette grève des bureaux d’aide juridique est une première salve. D’autres mesures seront envisagées, assurent les avocats, si le mutisme du gouvernement se poursuit.
Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre se sont produits samedi à Mexico au moment où défilaient plusieurs milliers d’enseignants et d’étudiants. Le Congrès mexicain doit se prononcer cette semaine sur un nouveau point de la réforme éducative qui soulève un tollé parmi les enseignants. 34.000 policiers avaient été mobilisés pour empêcher une intrusion de quelque 11.000 manifestants – enseignants et étudiants – au parlement.
Des manifestants encagoulés ont lancé des pierres et des cocktails Molotov en direction des centaines de policiers qui leur barraient le passage et ont riposté avec des gaz lacrymogènes et des coups de matraque. A la suite de cet incident, les milliers d’enseignants qui marchaient vers le palais présidentiel pour protester contre les réformes de l’éducation promues par le président ont décidé de se joindre aux étudiants pour se diriger avec eux vers le Parlement. il y a eu au moins quatre arrestations.