Mercredi, les permanences des sections du Parti socialiste des IIIe, Xe, XVIIIe et XXe arrondissements ont vu leur serrure bloquée et leur façade taguées du A anarchiste avec, en plus, l’inscription « expulseurs de sans-papiers ». Ces actions interviennent après celles contre le PS en soutien à la ZAD, mais aussi à celles liées aux opposants au mariage pour tous.
Dès mercredi après-midi, la préfecture de police a mis en place un plan de surveillance spécifique des locaux du PS dans la capitale. Une note de service de la DSPAP (direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne) invite les policiers à « redoubler » de vigilance et détaille le dispositif. Concrètement, chaque district de police (il en existe trois dans la capitale) mobilisera deux véhicules de patrouille pour la surveillance des permanences. Les effectifs de terrains sont par ailleurs invités, en plus de leurs missions générales, à effectuer des rondes « très fréquentes » devant les sites à risque et leurs abords.
Des représentants du parti Marcha Patriótica et du syndicat Central Unitaria de Trabajadores ont dénoncé l’arrestation d’Hubert Ballesteros, dirigeant syndical et promoteur de la grève nationale agricole, pour crime de « rébellion et de terrorisme ». Une manifestation a été organisée pour exiger la relaxe de ce dirigeant syndical (il est membre du comité exécutif de la CUT) accusé de liaison avec les FARC.
Mercredi, une foule de manifestants s’était rassemblée à El Aaiu, ville occupée du Sahara Occidental en marge de la visite d’une délégation européenne dans les territoires occupés. Les forces armées marocaines sont violemment intervenues pour disperser la foule. Une source sur place a fait savoir qu’en amont de cette visite, les autorités marocaines avaient ordonné le retrait des forces policières et auxiliaires installées de manière permanente dans la ville.
Manifestation sahraouie réprimée
C’est sous la même bannière de l’autodétermination que des jeunes sahraouis s’étaient rassemblés dimanche sur une plage située à 25 km de El Aaiun. Alors qu’ils brandissaient des banderoles appelant au droit à l’autodétermination et qu’ils scandaient des slogans pour exprimer leur solidarité avec les détenus politiques sahraouis, ils ont subi un assaut mené par des unités de la gendarmerie marocaine, des forces auxiliaires et des forces anti-émeutes relevant de l’armée marocaine. Au moins 24 jeunes ont été interpellés. Il semblerait qu’ils aient tous été violentés et menacés avant d’être libérés.
Un détachement de la police nationale philippine est tombé ce jeudi matin dans une embuscade tendue par environ 25 guérilleros de la NPA entre Barangay Aguid et Barangay Mainit, près de la ville de Bontoc (Mountain Province). Au moins deux policiers ont été blessés.
La façade du palais de justice de Hambourg a été caillassée et maculée dimanche 25 août. Le communiqué (lire ici) évoque le dernier blitz policier à Berlin le 14 août et la maintient en détention de l’ancienne RZ Sonja Sunder.
Allemagne: Action contre le palais de justice de Hambourg
Les sections belges de l’Union des femmes socialistes (Turquie) et du comité de solidarité avec les prisonniers politique (Turquie), mène campagne avec notre Secours rouge pour deux militantes, Hatice Duman, l’ancienne rédactrice en chef du journal Atilim et Gülüzar Erman, une syndicaliste du textile, condamnées à la perpétuité sous couvert des lois anti-terroristes. Un nouveau rassemblement aura ce jeudi 29 août de 17H00 à 18H00 en face de la Bourse.
La thématique du rassemblement de ce jeudi sera élargie au soutien aux victimes de la répression du mouvement de la place Taksim.
Belgique: Rassemblement demain jeudi contre la répression en Turquie
Quatre membres de la Border Security Force ont été tués et trois autres blessés dans une embuscade dans le district de Koraput (Odisha) mardi matin. Selon la police, l’explosion d’un IED a eu lieu sur la NH26 entre les villages de Sakirai et de Kauguntha vers 9h. Les soldats venaient de la région de Balimela dans le district de Malkangiri et se rendaient à Visakhapatnam pour y prendre le train. Ils voyageaient dans trois véhicules, chacun transportant sept soldats. Un des soldats de la brigade a déclaré que le convoi avait d’abord essuyé des tirs en provenance de la colline bordant la route. Les forces de sécurité ont immédiatement répliqué tout en continuant à rouler. C’est alors que le troisième véhicule a explosé.
Des sept personnes à bord, quatre sont décédées sur place, les trois autres, blessées, ont été emmenées à l’hôpital. Le véhicule a été totalement détruit. Immédiatement alertées, les autorités locales ont envoyé des renforts sur place. Les maoïstes qui avaient dirigé l’attaque se cachaient toujours dans la colline et une violente fusillade les a apposé aux troupes supplémentaires arrivée après l’explosion. Celles-ci ont rapidement encerclé et bouclé la zone. Sur les lieux, elles ont saisi une grenade et du fil électrique ainsi que de la nourriture, ce qui laisse supposer une attaque planifiée pour laquelle les guérilleros ont pris le temps d’attendre le passage du convoi militaire.
Embuscade maoïste
Toujours mardi, un commandant de la Special Task Force et un soldat ont été tués au cours d’un combat ayant opposé des guérilleros et les forces de sécurité dans le Bastar, région située dans l’état du Chhattisgarh. D’après les autorités, ‘l’incident a eu lieu entre les forêts relevant du commissariat de Madum (district du Bastar) et les limites de la zone de police de Mardapal (district de Kondagaon) lorsqu’un groupe composé de soldats de la STF et des policiers locaux sortaient de la forêt après une opération intense. Cela faisait deux jours qu’ils menaient une opération de ratissage dans les zones frontières des districts du Dantewada, du Narayanpur, du Kondagaon et du Bastar. Lundi après-midi, durant cette opération, les forces de sécurité ont abattu deux femmes maoïstes. D’après la police locale, les soldats ont retrouvé les corps des deux femmes en uniforme après une fusillade de plus d’une heure dans le district de Narayanpur.
La Guardia Civil et la police nationale ont ouvert trente dossiers d’enquête contre ETA, principalement en France et en Espagne, mais s’étendant aussi à d’autres pays européens tels que la Belgique ou la Grande-Bretagne. Près de 50% de ces enquêtes sont dites « avancées » ou « très avancées », et elles portent essentiellement sur les actions d’ETA du milieu des années ’90. Selon les forces de sécurité espagnoles, outre les etarras connus et recherchés, il y aurait vingt etarras « légaux », c’est-à-dire des militants non repérés, qui ont participé à des actions armées, et qui, depuis « l’arrêt définitif de l’activité armée » décrété par ETA, mènent une vie normale.
Les autorités belges ont demandé, au cours du premier semestre, à 150 reprises à Facebook de transmettre des informations sur des utilisateurs, indique hier le réseau social dans son premier Rapport international des demandes gouvernementales. Les 150 demandes des autorités belges ont concerné 169 profils. Le bureau de communication 7N60, au nom de Facebook, précise que ces demandes avaient trait à des internautes en Belgique. Dans 70% des cas, au moins une partie de l’information demandée a été transmise. La « grande majorité » de ces demandes sont liées à des affaires criminelles.
La Belgique a fait appel à de nombreuses reprises à Facebook, contrairement aux Pays-Bas par exemple, avec seulement 11 demandes. Ce sont les Etats-Unis qui ont introduit le plus de demandes (11.000 à 12.000) suivis par l’Inde (3.245) et le Royaume-Uni (1.975). Au total, 71 pays sont mentionnés dans le rapport, qui ont introduit plus de 25.000 demandes concernant environ 38.000 comptes d’utilisateurs.
Le Centre de formation au tir de la police (en construction) de Black Rock, à Portishead, située à côté du siège régional de la police de l’Avon et du Somerset, a été incendié la nuit du 26 août. Ce Centre devait servir à former au tir les policiers de tout le Sud-Ouest de l’Angleterre.
Après avoir escaladé le chantier, des anarchistes de la « Cellule des renards enragés et ACAB » ont utilisé un accélérant pour mettre le feu à cinq points de jonctions du câblages électriques. L’incendie a duré plus de 12 heures. La même nuit, un véhicule du groupe G4S et un du groupe Amey ont été sabotés. Dans leur communiqué, les incendiaires saluent l’anarchiste grec Kostas Sakkas et sa grève de la faim pour mise en liberté.
Angleterre: Centre de formation de la police incendié