Mardi 15 septembre, 7 personnes ont été arrêtées à Toulouse et sont accusées d’avoir réalisé de nombreux tags, pochoirs et collé des affiches contre le capitalisme et le système pénal. Arrêtées et placées en garde à vue pendant 48H, elles ont été condamnées vendredi 18 septembre à deux mois de prison ferme avec maintien en détention à la maison d’arrêt de Seysses. Les chefs d’inculpation invoqués sont : dégradation aggravée en réunion, identité imaginaire et refus de signalétique et d’ADN. Une autre personne a également été interpellée à l’issue du procès pour “outrage à magistrat”.

une des affiches placardées

Hier, mardi 25 août, plusieurs vitres de l’ambassade de Biélorussie à Parie ont été brisées, et des bouteilles de peintures ont été lancées contre la façade. Le communiqué indique qu’il s’agit d’un action solidaire des manifestants en lutte en Biélorussie et qui sont confronté à la répression. Le communiqué appelle aussi à la libération des anarchistes Alexander Frantskevich, Akihiro Khanada et Nikita Yemelyano emprisonnés par le régime de Loukachenko (voir notre article).
Lire le communiqué

L'ambassade de Biélorussie à Paris

L’ambassade de Biélorussie à Paris

Ce matin du mardi 25 août une banderole de solidarité avec Nikos Mazotis et Pola Roupa a été hissée en surplomb du skatepark de Bruxelles. Ces prisonniers anarchistes de l’organisation “Lutte Révolutionnaire” ont été transférés en mars dernier dans les prisons de Domokos et de Thiva. Ils ont été transférés parce qu’ils menaient une lutte pour la protection des prisonniers contre le Covid-19. En avril dernier, Pola a participé à une révolte dans les prisons de Thiva lorsque des détenues pour protester contre la mort d’une prisonnière dont on avait refusé le transfert à l’hôpital, un fait courant dans les prisons grecques.

En septembre, Pola Roupa comparaîtra devant la cour d’appel pour le détournement de l’hélicoptère dans le cadre du plan d’évasion de prisonniers révolutionnaires, ainsi que pour l’expropriation de deux expropriations de banque pour financer la clandestinité. Toujours en novembre, commencera le procès d’appel pour l’attaque contre la Banque de Grèce et le siège du FMI à Athènes. Ces procès seront les derniers contre les membres de “Lutte Révolutionnaire”.

Action solidaire à Bruxelles

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Une personne a été arrêtée, auditionnée puis libérée dans le cadre de l’enquête sur l’attaque à la caserne de gendarmerie de Meylan. Le 31 octobre 2017, l’enceinte du parking de la brigade de gendarmerie de Meylan, en Isère, avait été cisaillé et quatre voitures des gendarmes avaient été incendiées (lire le communiqué ici). La personne a été arrêtée dans la rue à Gaillac (81) ce samedi 15 août. C’était une opération ciblée, suite à un mandat de recherche délivré en janvier 2020 par le parquet de Grenoble. Elle a été mise en garde à vue à Gaillac et auditionnée sur son appartenance supposée au milieu féministe et anarchiste, sur l’utilisation de son téléphone/ses déplacements (bornage téléphonique), sur ses fréquentations et notamment ses liens avec la personne mise en examen pour l’incendie à la caserne Jourdan à Limoges. La personne est ressortie libre moins de 24h après en ayant rien déclaré, sans garanties de représentation et peut-être des suites pour refus de prélèvement biologique, empreintes, photos.

L'incendie de Meylan

Le matin du lundi 17 août 2020 le squat Terra Incognita a été expulsé par la police à Thessalonique. Les policiers ont envahi le bâtiment et durant plusieurs heures ils ont effectué des enquêtes, en confisquant du matériel. Quelques jours plus tard, le squat reste toujours ouvert. Depuis plus de 16 ans le squat Terra Incognita constitue à Thessalonique le point de lutte et de rencontre de centaines des militants-es de la base sociale. A travers plusieurs actions, interventions, débats, manifestations et affrontements contre les violences d’Etat, le squat se trouve toujours présent dans les luttes contre les intérêts du capitalisme monopoliste, contre le fascisme et le patriarcat, contre toutes les formes de discriminations et de spécisme. Les occupants appellent “les forces révolutionnaires qui luttent dans tous les coins de la terre de rejoindre leurs actions et leurs paroles avec les nôtres, afin de transformer le mois d’octobre, en mois de soutien et de solidarité non seulement à Terra Incognita mais à tous les espaces occupés, menaces par la répression d’Etat”.

Lire le texte de l’appel

Terra incognita

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Mercredi 19 août, Facebook a décidé de s’attaquer aux « mouvements et organisations liés à la violence » en supprimant des pages et comptes enregistrés sur son réseau. Le communiqué officiel expliquant leur décision stipule : « Aujourd’hui, nous prenons des mesures contre les pages Facebook, les groupes et les comptes Instagram liés à des groupes anarchistes hors ligne qui soutiennent des actes violents durant les manifestations, à des organisations de milices basées aux États-Unis et à QAnon. (…) En ce qui concerne les groupes de milices et ceux qui encouragent les émeutes, dont certains peuvent s’identifier comme Antifa, nous avons commencé par supprimer plus de 980 groupes, 520 pages et 160 publicités de Facebook. » Le communiqué précise par ailleurs : « Et tout acteur ou groupe non-étatique correspondant au critère d’individu ou organisation dangereux sera banni de notre plateforme. » Les pages des collectifs anarchistes crimethInc et itsgoingdown, par exemple, ont été supprimées, parmi d’autres.

CrimethInc.

Le 12 août, les anarchistes Alexander Frantskevich et Akihiro Khanada ont été arrêtés en Biélorussie. Frantskevitch est un ex-prisonnier politique, emprisonné de 2010 à 2013 pour des accusations d’attaque de bâtiments gouvernementaux (voir notre article). La police l’a désigné comme le “leader du groupe anarchiste le plus radical du pays, Action Révolutionnaire”. Il est actuellement inculpé pour “organisation d’émeutes de masse”, risquant de 5 à 15 années dans les prisons de la dictature. Concernant le second anarchiste emprisonné, Akihiro Hanada, nous ne savons pas encore de quoi il est accusé. Les télévisions d’État ont directement accusé les anarchistes russes et biélorusses d’être les “coordinateurs des émeutes” Frantskevich et Akihiro risquent donc une longue peine d’enfermement pour avoir combattu la dictature. Rappelons que l’anarchiste Nikita Yemelyanov est toujours emprisonné en Biélorussie, condamné à 4 ans de prison pour avoir mené des actions symboliques contre des bâtiments judiciaires ainsi qu’une unité d’isolement à Minsk. Vous pouvez envoyer vos témoignages de soutien à : revolutionaruaction@riseup.net

Les anarchistes emprisonnés en Biélorussie

 

Après 18 mois de clandestinité, Carla Tubeuf a été arrêtée dimanche, à Saint-Etienne. Cette anarchiste de 32 ans, visée par un mandat d’arrêt européen pour « association de malfaiteurs terroristes », a été présentée au parquet général de Paris, auprès de qui elle aurait accepté d’être remise aux autorités italiennes. La police italienne l’accuse d’être impliquée dans une tentative d’incendie contre un bureau de poste en avril 2016.

Au début du mois, un autre militant interpellé en juin, lui aussi dans la Loire, avait été remis à l’Italie. Roberto Cropo, 34 ans, est suspecté d’avoir participé à l’attaque à l’explosif d’une caserne de carabiniers en décembre 2017 à Rome.

La personne filmée lors de la tentative d'incendie du bureau de poste

A l’aube du vendredi 24 juillet, le Procureur et la police ont effectué plusieurs perquisitions et ont arrêté Francisco Solar et Monica Caballero, accusé.e.s de différentes actions avec des engins explosifs à Santiago.

Francisco Solar est accusé d’être la personne qui s’est rendue, en juillet de l’année dernière, dans un bureau de poste pour envoyer deux colis piégés : un qui a explosé dans le commissariat de Huechuraba, en faisant un blessé grave (voir notre article), et une autre qui a été désamorcée dans le bureau de Rodrigo Hinzpeter, ancien ministre de l’Intérieur et actuel directeur du groupe Quiñenco. On attribue à Mónica Caballero le placement, avec Francisco Solar, de deux bombes dans les jardins de l’immeuble Tánica, à Vitacura, le 27 février dernier. Toutes les deux avaient été désactivées par les carabiniers. Francisco Solar et Monica Caballero avaient été détenus en Espagne, puis libérés et expulsés au Chili. voir notre article)

Le commissariat de Huechuraba après l'explosion

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Dix voitures du SPVM (Service de police de la Ville de Montréal) ont été incendiées. L’attaque s’est produite près du poste de quartier 44, à l’intersection du boulevard Saint-Joseph et de la rue d’Iberville, pendant la nuit de samedi 17 à dimanche 18. L’incendie a endommagé dix véhicules. Sept d’entre eux sont des pertes totales. Selon la police, une caméra de surveillance en enregistré trois personnes en train de s’approcher des véhicules de patrouille avec des objets incendiaires.

L’action a été renvendiquée sur le site Montréal contre-information: ” Les flics sont des assassins. On a brûlé leurs voitures. Tu peux le faire aussi. On a utilisé 3 engins incendiaires : des bouteilles de plastique à bases carrées remplies au 3/4 avec un mélange d’essence et d’huile à moteur. On a utilisé de la super colle pour attacher deux cubes allume-feu emballés individuellement (que tu peux trouver dans les magasins de camping, les quincailleries ou les épiceries) sur le côté de chaque bouteille. Pour chaque voiture, on a placé une bouteille couchée sur le coté (avec le cube vers le haut) et on l’a poussé sous un pneu de la voiture puis allumé le cube. On a choisi des engins qui prennent complètement en feu environ une minute après les avoir placé sous les voitures. On a voulu augmenter nos chances de quitter sans se faire remarquer tout en diminuant les chances que les engins soient éteints trop tôt. Pour un monde sans la police et sans l’ordre suprémaciste blanc qu’ils défendent. Solidarité avec les insurgé.e.s noir.e.s et avec tous.tes celles et ceux qui se battent. Des anarchistes” (source)

Les voitures incendiées

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