Evi Statiri, compagne emprisonnée d’un prisonnier de la Conspiration des Cellules de Feu, est en grève de la faim depuis le 14 septembre. Le 25 septembre, les prisonniers de l’aile A de la prison de Korydallos ont refusé de regagner leurs cellules et ont peint des slogans sur les murs de la cour. Ils ont également publié un communiqué dont voici un extrait : « Nous continuerons à soutenir Evi autant que nous le pouvons en tant que prisonniers. Tandis que les jours passent et que nous continuons à voir le système jouer avec la vie de notre camarade Evi Statiri, notre patience arrive à bout. Le ministère doit reconnaitre la torture et le barbarisme dont il est responsable, libérer Evi Statiri et lever le statut d’exilée d’Athena Tsakalos. »

Les prisonniers révolutionnaires Dimitris Koufonitas (17-Novembre) et Kostas Gournas (Lutte Révolutionnaire) ont chacun publié un communiqué solidaire avec Evi Statiri. Accusant le gouvernement de Syriza d’instaurer un état d’exception contre les anarchistes, de se venger contre la grande grève de la faim des prisonniers révolutionnaires et de réprimer les proches des groupes armés révolutionnaires.

Nikos Maziotis dont le procès devrait s’ouvrir dans quelques semaines à Athènes pour les actions auxquelles il a participé suite à son retour à la clandestinité au sein de l’organisation Lutte Révolutionnaire, a publié un texte au sujet des élections parlementaires le 7 septembre dernier. Le texte a été traduit et est disponible sur le site Prisoners Voice. Vous pouvez le lire ici.

Nikos Maziotis

Nikos Maziotis

Le 17 septembre, lendemain de la commémoration de la mort de Pavlos Fyssas (antifasciste assassiné par des membres d’Aube Dorée) et 3 jours avant les nouvelles élections parlementaires, une manifestation anarchiste contre l’état et le capital a eu lieu à Athènes. Les détails sont dans notre précédent article. Une vidéo des affrontements vient d’être publiée.

Les affrontements à Exarcheia

Les affrontements à Exarcheia

Environ 150 jeunes anarchistes ont participé à l’attaque tard jeudi soir, d’un commissariat à Exarcheia, dans le centre d’Athènes. Environ 20 cocktails Molotov ont été lancés sur les policiers à l’extérieur du poste, et les policiers ont répliqué avec des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes. Un policier a été blessé dans les affrontements qui ont suivi, et sept personnes soupçonnées d’avoir participé à l’attaque ont été arrêtées.

Les affrontements à Exarcheia

Après avoir été finalement transféré dans la ‘bonne aile’ (voir notre précédent article), les soutiens de Sean Swain signalent que le prisonnier anarchiste ne donnent à nouveau plus de nouvelles. Il a l’habitude d’envoyer et de recevoir des e-mails via ‘JPay’ (un service d’e-mails pour détenus), mais ne répond pas depuis plusieurs jours. Contactée par téléphone, l’autorité pénitentiaire a déclaré que Sean n’était pas à l’isolement. Les soutiens craignent qu’il n’ait été à nouveau transféré dans une aile de plus haute sécurité.

Affiche pour Sean Swain.

Pour écrire à Sean :
Sean Swain
243-205
Warren CI
P.O. Box 120
5787 State Route 63
Lebanon, Ohio 45036

Affiche pour Sean Swain.

Le 2 septembre était la journée de solidarité avec Evi Statiri, arrêtée le 2 mars dernier et accusée d’avoir voulu faire évader les prisonniers des Cellules de Feu (voir notre article). Plusieurs actions ont eu lieu dans ce cadre, de nombreuses banderoles et tags à travers le monde, un refus de retourner en cellule de prisonniers de Korydallos ainsi que des dégradations contre un local de Syriza, et l’incendie de guichets automatiques et d’automates bancaires dans plusieurs quartiers d’Athènes. Hier lundi, Evi Statiri, débutait une gréve de la faim

Lire le communiqué (en anglais)

Banderole solidaire avec Evi Statiri

Aujourd’hui 9 septembre, un communiqué anarchiste a revendiqué l’attaque à la bombe artisanale (une charge de poudre noire et des bonbonnes de gaz) contre le Cercle des sous-officiers de la police fédérale argentine, dans le quartier de Balvanera, à Buenos Aires, le 24 août dernier. Le communiqué expose que cette action est aussi faites par sympathie avec les camarades anarchistes emprisonnés et en cavales dans diverses parties du monde.

Le Circulo de suboficiales de la Policía federal argentina

Le Circulo de suboficiales de la Policía federal argentina

Le prisonnier Sean Swain (dont on vous avait parlé il y a quelques semaines) a été transféré à la prison de Warren il y a 3 semaines, passant de la catégorie de prisonniers 4A à la catégorie 3A (c’est une échelle de sécurité utilisées dans les prisons de l’Ohio : 1 étant le plus bas et 5 le plus haut niveau de sécurité). Malgré ce changement de niveau de surveillance, Sean était emprisonné dans l’aile 3B, largement contrôlée par les gangs, il ne peut donc pas accéder à un téléphone faute d’être membre d’un gang. Cette non-appartenance lui a probablement valu d’être malmené par d’autres prisonniers. La cabine téléphonique étant détruite, il ne pouvait communiquer que par courrier, et avait donc très peu de contact avec l’extérieur. Sean a longtemps été maintenu en niveau d’isolement maximale (4 ou 5), ce transfert ‘accidentel’ le met en danger de revenir à un niveau d’isolement plus haut.

Lors du week-end des 29-30 août, l’aile des prisonniers 3B a été réaménagée en aile 3A (le régime auquel Sean a droit), mais plutôt que de le laisser là, et malgré les nombreux coups de téléphone que ses soutiens passent à la direction pénitentiaire, Sean a été transféré vers la nouvelle aile 3B. Arrivé là, Sean a refusé de quitter sa cellule. Il a finalement été transféré vers l’aile 3A ce 1er septembre.

Affiche pour Sean Swain.

Un camp ‘No Border, No Nation, No Conex’ aura lieu du 16 au 25 septembre à Bâle, en Suisse. Le camp s’oppose particulièrement à un exercice militaire qui aura lieu au même moment dans le nord-ouest de la Suisse, le CONEX15. Cet exercice militaire prend le scénario suivant : « Dans une Europe futuriste hypothétique, avec de nouveaux pays et frontières,une crise économique a lieu. Les conséquences suivantes ont un impact sur la Suisse : pénuries, marché noir et organisations criminelles. De grands stocks de pétrol, de gaz et de blé sont la cible de sabotages et de pillages. En plus de cela, des tensions ethniques mènent à une large arrivée de réfugiés vers la Suisse. »

Ce large exercice répressif est censé tester les moyens armés de la Suisse en cas de crise majeure du capitalisme.

Chaque année depuis 16 ans, les camps No Border sont l’occasion de manifestations et d’actions directes contre les frontières, les prisons et le capitalisme. Un tel camp avait eu lieu à Bruxelles à l’automne 2010, donnant lieu à une forte répression de la part de la police bruxelloise.

No Border, No Nation, No Conex !

No Border, No Nation, No Conex !

Entre 2000 et 2006, une policière avait infiltré le squat ‘Rote Flora’ à Hambourg, elle s’appelait Iris Plate et n’avait été démasquée qu’en 2013, par hasard. Vous pouvez voir les détails de cette histoire dans l’article que nous avions écrit l’année dernière à ce sujet.

On apprend à présent qu’une autre flic, Maria Böhmlichen (nom d’infiltrée ‘Maria Block’) s’est infiltrée à la Rote Flora entre 2009 et 2012, côtoyant les militants anarchistes et anticapitalistes. Elle a participé à plusieurs sommets et contre-sommets en Europe : COP15 à Copenhague en 2009, No Border Camp à Lesbos en 2009, No Border Camp à Bruxelles en 2010… Elle a eu des relations amicales avec plusieurs militants et au moins une relation sexuelle, elle s’est servi de cette proximité pour infiltrer plus encore le mouvement. Elle a également participé à plusieurs actions criminelles et passibles de peines pénales.

Une affichette avec la photo de Maria Böhmlichen et son ‘cv’ circule pour empêcher qu’elle n’infiltre d’autres structures. Vous pouvez voir cette affichette en PDF ici.

Après Iris Plate, Maria Böhmlichen a prit le relais dans l’infiltration de la gauche hambourgeoise.

Après Iris Plate, Maria Böhmlichen a prit le relais dans l'infiltration de la gauche hambourgeoise.