Des agents de la police états-unienne de l’immigration (ICE) doivent être déployés aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina (6-22 février 2026) pour appuyer la sécurité de la délégation états-unienne, en soutien au service diplomatique des États-Unis. Officiellement, l’ICE affirme qu’aucune opération d’immigration ne sera menée sur le sol italien et que toutes les opérations resteront sous autorité italienne. Cette annonce a toutefois déclenché une vive polémique, dans un contexte marqué par des violences récentes impliquant l’ICE aux États-Unis, notamment à Minneapolis (voir notre article).

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Lors d’une interview accordée au New York Post, Donald Trump a affirmé que les forces états-uniennes avaient utilisé une arme expérimentale baptisée « Discombobulator » lors de l’opération militaire du 3 janvier 2026 contre le Venezuela, qui a conduit au kidnapping du président vénézuélien Nicolás Maduro et Cilia Flores. Selon Trump, cette arme aurait permis de neutraliser les systèmes de défense et de désorienter les personnes sur le terrain. L’intervention, qualifiée par Washington de « frappe de grande envergure », s’est déroulée dans la nuit du 2 au 3 janvier à Caracas, provoquant de vives réactions internationales (voir notre article).

Le groupe français Capgemini collabore avec la police fédérale états-unienne ICE pour identifier et localiser des migrants, via des contrats de « skip-tracing » pouvant atteindre 365 millions de dollars. Sa filiale américaine, près de Washington, gère également un standard téléphonique pour les victimes de crimes imputés à des étrangers. Cette coopération illustre le rôle des entreprises privées dans la politique d’immigration agressive de l’administration Trump.

Parallèlement, Gregory Bovino, responsable de la Customs and Border Protection (CBP), est devenu le visage de la militarisation de la lutte contre l’immigration, dirigeant des raids expéditifs et controversés à Minneapolis et dans d’autres villes. Critiqué après la mort de l’infirmier Alex Pretti, il a été décidé qu’il parte de la ville suite à la mobilisation croissante.

Les études sur le complexe industriel de la déportation mettent en lumière le fait que les actions de l’ICE (U.S. Immigration and Customs Enforcement) ne sont pas isolées, mais soutenues par un vaste réseau d’intérêts privés et financiers alimentés par l’argent public. Selon le document diffusé par le Department of Class Solidarity, des géants de la technologie comme Amazon (AWS) et Palantir fourniraient l’infrastructure numérique nécessaire au stockage des données et à la surveillance. Le système s’appuie également sur le soutien financier d’institutions bancaires telles que Bank of America, qui finance des entreprises de prisons privées comme CoreCivic. Enfin, l’infographie souligne l’influence de figures de la Silicon Valley et de l’industrie, notamment Elon Musk, Jeff Bezos et Peter Thiel, dont les contributions financières ou les outils technologiques joueraient un rôle clé dans le maintien et l’expansion de cet appareil de détention et d’expulsion.

Le 24 janvier 2026, à Minneapolis, Alex Pretti a été tué par un agent de l’ICE après avoir été plaqué au sol et frappé par plusieurs agents, une vidéo montrant qu’il a été abattu alors qu’il était déjà désarmé (voir notre article). Le meurtre a déclenché un soulèvement immédiat dans le quartier de Whittier, où des habitants ont affronté pendant plus de quatre heures l’ICE, la police de Minneapolis et la police de l’État du Minnesota, les contraignant finalement à se retirer. L’événement est survenu au lendemain d’une grève générale historique dans les « Villes Jumelles », rassemblant plus de 100 000 personnes contre la présence de l’ICE. La transformation symbolique du secteur en « Alex Pretti Square » et les appels à poursuivre la grève et l’auto-organisation traduisent une radicalisation durable du mouvement et l’idée qu’un retour à la « normale » n’est plus acceptable pour une partie croissante de la population.

Âgé de 37 ans, Alex Pretti a été tué samedi à Minneapolis lors d’une intervention d’agents fédéraux de la police de l’immigration (ICE), alors qu’une importante mobilisation rassemblait des dizaines de milliers de personnes dans la ville contre cette unité de police. Les autorités fédérales affirment que la victime était armée et a résisté violemment, justifiant l’usage de l’arme à feu, tandis que sa famille conteste cette version et accuse le gouvernement de mentir, affirmant qu’il ne portait pas d’arme. Plusieurs vidéos viennent corroborer la version de la famille. Ce décès, le second en quelques semaines dans la ville impliquant l’ICE (voir notre article), a renforcé la mobilisation, poussant les autorités locales à demander la suspension des opérations fédérales. Sur le plan politique, l’affaire a des répercussions directes à Washington : plusieurs sénateurs démocrates ont annoncé qu’ils refuseraient de voter le budget du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), dont dépend l’ICE. Or, le financement fédéral expire le 31 janvier et 60 voix sont nécessaires au Sénat pour adopter le texte, ce qui fait planer la menace d’un « shutdown », avec mise en congé forcée de nombreux fonctionnaires et perturbation de services publics essentiels.

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Trois personnes, dont l’avocate spécialisée en droits civiques Nekima Levy Armstrong, ont été arrêtées après avoir perturbé un office religieux dans une église de Saint Paul (Minnesota) lors d’une manifestation contre la police de l’immigration (ICE), ont indiqué les autorités états-uniennes. Ces arrestations interviennent dans un contexte de fortes tensions liées aux opérations de l’ICE dans l’État, exacerbées par la mort de Renee Good, tuée par un agent le 7 janvier (voir notre article), ainsi que par la visite du vice-président JD Vance, venu rencontrer des responsables de l’ICE et des acteurs locaux. Cela intervient alors qu’une grande manifestation contre ICE est organisée le vendredi 23 janvier dans la ville.

Le responsable de la Maison Blanche pour les questions frontalières, Tom Homan a déclaré le 17 janvier sur Fox News que ses services constituaient des listes d’antiracistes afin d’exposer publiquement leurs visages, d’alerter leurs employeurs, revendiquant ouvertement une stratégie d’intimidation politique. Ces menaces s’inscrivent dans une logique rappelant le maccarthysme des années 1950, période de chasse aux sorcières anticommuniste aux États-Unis, et illustrent une fascisation accélérée de l’appareil d’État, où toute opposition au trumpisme est criminalisée et traitée comme un ennemi intérieur.

Immigrant nicaraguayen arrêté le 6 janvier à Minneapolis dans le cadre de l’opération fédérale Metro Surge, Victor Manuel Diaz, 36 ans, est décédé le 14 janvier dans un centre de détention ICE au Texas d’un suicide présumé, a indiqué l’agence états-unienne chargée de l’immigration, même si une enquête se poursuit. Les agents de sécurité l’ont trouvé inconscient dans sa cellule, et malgré les tentatives des équipes médicales et des services d’urgence il a été déclaré mort à 16h09 (heure locale). Il s’agit déjà de la troisième mort signalée cette année au centre de Camp East Montana, tandis qu’au moins six personnes en détention ICE sont décédées en 2026. Sa mort survient dans un climat de forte tension à Minneapolis après la mort de Renee Good par un agent ICE, le déploiement de milliers d’agents fédéraux et la mise en alerte de 1 500 militaires suite aux manifestations et aux menaces d’invoquer l’Insurrection Act par Donald Trump pour « rétablir l’ordre » (voir notre article).

Le Pentagone a placé 1500 militaires, basés en Alaska et spécialisés dans les opérations en conditions hivernales, en état d’alerte en vue d’un possible déploiement au Minnesota, alors que les manifestations s’intensifient à Minneapolis après la mort de Renee Good, une femme de 37 ans tuée par un agent de la police de l’immigration (ICE). Donald Trump a menacé d’invoquer l’Insurrection Act, une loi d’exception permettant l’intervention de l’armée sur le territoire américain, si les autorités locales ne parviennent pas à rétablir l’ordre face aux protestations et aux attaques visant l’ICE.

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