Durant toute la semaine dernière, des milliers de soldats et de policiers appuyés par l’aviation ont mené une opération visant les guérilleros du PKK aux abords du Mont Cudi, dans le sud-est du pays. Celle-ci a pris fin dans la soirée de vendredi. Outre les six policiers tués entre mardi et jeudi, les autorités ont annoncé que vendredi matin, un policier avait été tué et trois autres blessés durant un affrontement. Aucun bilan n’a été transmis du côté du PKK alors que les autorités turques ont quant à elles annoncé la mort d’au moins six guérilleros. Cette offensive était la plus vaste conduite contre le PKK depuis le début de l’année.

Par ailleurs, vendredi, cinq guérilleros présumés ont été tués dans la province de Siirt, dans le sud-est de la Turquie. Les autorités ont déclenché une opération après avoir reçu une information selon laquelle un groupe de guérilleros se cachait dans une zone forestière de la province. Les forces spéciales de la gendarmerie et de la police ont été déployées dans la forêt où se trouvaient effectivement un groupe de guérilleros, qui a immédiatement répliqué à leur attaque. Cinq d’entre eux sont décédé sur place.

Soldat de l’armée turque

Toujours dans le sud-est mais samedi, quinze femmes membres du PKK ont été tuées par les forces de sécurité. Les affrontements se sont produits dans une zone rurale de la province de Bitlis.

Soldat de l'armée turque

Au moins trois soldats ont été blessé et un sous-officier tué dans deux embuscades de la guérilla maoïste. Une vingtaine de soldats du 82e Bataillon d’Infanterie circulant à bord de deux véhicules militaires dans un village de Tubungan, (Iloilo) sont tombé dans une embuscade lundi matin. Un IED a touché un des véhicules. Les guérilleros ont ouvert un feu nourri sur le convoi immobilisé avant de disparaître dans la jungle. Trois soldats ont été blessés. Deux civils passant à proximité ont été légèrement blessé par le souffle de l’explosion. Une autre embuscade a eu lieu à Sibagat (Agusan del Norte) dimanche après-midi. Un détachement du 26e Bataillon d’Infanterie étaient en « immersion communautaire » quand ils ont essuyé un feu nourri de combattants de la NPA. Un sous-officier a été tué.

La guérilla maoïste a enlevé Biju Janata Dal, membre de l’Assemblée Législative de l’état de l’Odisha. Il a été enlevé alors qu’il circulait dans sa voiture par un groupe d’environ 80 rebelles armés dans les jungles de Toyaput, de 600km de Bhubaneswar, peu de temps ensuite minuit en rentrant après une tournée politique. Une opération de ratissage est en cours.

EDIT: La guérilla maoïste a libéré un touriste italien enlevé il y a deux semaines dans l’Etat d’Orissa. Un autre ressortissant italien, qui dirige l’agence de voyages Orissa Adventurous Trekking, est toujours détenu par la guérilla qui revendique, entre autre, l’arrêt du tourisme dans les zones aborigènes.

Inde: La guérilla maoïste enlève un parlementaire
Inde: La guérilla maoïste enlève un parlementaire

Deux sections du 30e Bataillon d’infanterie se dirigeant vers la ville de Placer (dans la province du même nom) sont tombé dans une embuscade de la NPA à Sitio Subang Daan (province de Surigao del Norte). Les guérilleros ont fait exploser un IED puis ont ouvert le feu sur les véhicules des militaires. Cinq militaires ont été blessés. Dans la province voisine de Surigao del Sur, trois sections de rangers ont découvert un camp de la guérilla, composé de 12 bunkers. Les guérilleros ont livré un violent combat contre les militaires avant d’abandonner leur camp.

Un détachement du 74e Bataillon d’Infanterie de l’armée philippines s’est rendu au village Pansoy après avoir apris que la NPA y levait l’impôt révolutionnaire. Le détachement est tombé sur une dizaines de guérilleros maoïstes. Une violente fusillade s’en est suivie. Trois guérilleros encerclés ont été capturés avec leurs armes. D’autre part, Mary Jane Magkilat alias “Chinchin”, une commandante maoïste, le responsable de l’enseignement du Front du Sud-ouest (SWF,), s’est par ailleurs rendue aux militaires dans le Negros Occidental. Toujours dans le Negros Occidental, un détachement du 47e Bataillon d’Infanterie a livré un combat à une colonne de guérilleros à Mag-asawang Bukid Sitio. Aucun bilan des pertes n’a été produit.

Un sous-inspecteur posté dans le commissariat de police Mudulipada, esorté par un membre du Groupe d’Opération Spéciale (anti-maoiste), a été abattu par un commando de quatre personnes en plein marché à Khairput. Le commando a scandé des slogans maoïstes avant de s’éclipser. Des miliciens anti-guérilla BSF jawans ont immédiatement bouclé le marché, mais sans résultat.

Samedi, les FARC ont attaqué une patrouille militaire dans la province d’Arauca, située à la frontière avec le Venezuela, provoquant la mort de onze soldats. Mardi et mercredi, l’armée a mené une vaste offensive dans la région, tuant un total de 36 guérilleros. D’intenses combats se sont déroulés toute la journée de mardi, mais c’est mercredi matin à l’aube que l’armée de l’air est intervenue. Soutenue par des troupes au sol, elle a lancé l’assaut. 33 guérilleros ont été tués et une dizaine d’autres capturés en quelques heures. Trois autre combattants des FARC étaient décédés au cours des fusillades de la vieille. L’armée a également saisi un important arsenal composé de 24 mitrailleuses, plusieurs fusils et pistolets, ainsi que des bombes et des grenades. Les autorités ont annoncé que cette offensive militaire entrait dans une ‘nouvelle stratégie consistant à toucher les structures qui ont fait le plus de dégâts’ et que les guérilleros tués hier n’étaient ‘pas ceux qui ont assassinés les soldats samedi, mais ceux qui leur avaient donné l’ordre de le faire’.

Colombie: Violentes représailles des autorités

Depuis mardi, des milliers de soldats et de policiers participent à une vaste opération contre les guérilleros du PKK aux abords du Mont Cudi, dans la province de Sirnak, dans le sud-est du pays. Nous vous annoncions hier la mort de quatre d’entre eux, mais les autorités ont communiqué ce jeudi le décès de six membres des forces de sécurité, ainsi qu’une dizaine de blessés. Elles ont également annoncé la mort d’au moins six guérilleros. Plusieurs hauts responsables militaires se sont rendus dans la région ce jeudi, alors que l’opération devrait se poursuivre au moins jusque ce soir. Celle-ci fait suite à un regain d’activité des guérilleros suite à l’arrivée d’un climat plus clément dans la région montagneuse proche de la frontière avec la Syrie.

Véhicules des forces de sécurité turques

Véhicules des forces de sécurité turques

Dans la nuit de mercredi à jeudi, un détachement du 30e Bataillon d’Infanterie de l’Armée philippine circulant à bord de de trois camions militaires est tombé dans une embuscade de la NPA à Barangay Matin-ao, (Surigao del Norte). Après avoir fait exploser des IED, une quinzaine de guérilleros maoïstes ont ouvert le feu sur les militaires qui ont répliqués. La fusillade a duré un quatre d’heure, puis les guérilleros ont décroché. Cinq soldats ont été blessé.

Quatre combats ont eu lieu entre les détachement du 9e bataillon d’infanterie effectuant une opération de contrte-guérilla et les combattants de la NPA hier lundi, à Barangay Rizal, (Dimasalang, Masbate). Le premier combat a eu lieu vers 5h45, les guérilleros ont pu s’éclipser mais ils ont du abandonner du matériel. Une partie des guérilleros a été accrochée un peu plus tard par un autre détachement dans le village voisin de Cabrera, à 7h20. Les guérilleros ont une fois de plus réussi à décrocher en laissant deux armes derrières eux. Un troisième combat a eu lieu vers 9h00, à San Jose Barangay quand un détachement a rencontré par hasard un groupe de guérilleros. Encore une fois, ceux-ci ont pu s’éclipser en abandonnant une arme et quelques effets. Vers 10h20, il y a eu un quatrième combat à Barangay Cagarae qui cette fois a coûté la vie à deux guérilleros.

Lors d’affrontements qui ont duré près de huit heures, trois combattants des FARC ont été abattus et quatre autre capturés dans la province d’Arauca, à la frontière avec le Venezuela, là où une embuscade avait coûté la vie à onze militaires. Des récompenses de près de 2 millions de dollars ont été proposées afin de permettre la capture des commandants des FARC dans cette province d’Aurauca, où opèrent non seulement les FARC mais aussi l’ELN.