Le 22 et 23 septembre à Paris, plusieurs audiences de comparution immédiate se tenaient pour des personnes interpellées dans le cadre de la mobilisation du 18 septembre dernier. Après 48H en garde à vue, elles ont été déférées au tribunal. Pour la plupart d’entre elles, leur procès a été reporté à mi-décembre. Pour deux autres qui avaient passé plusieurs jours en détention provisoire, les manifestants sont jugés le jour même. L’un d’entre eux est condamné à quatre mois d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences », « violences exercées envers un fonctionnaire de police » ou encore « dissimulation du visage ». C’est une peine particulièrement lourde au regard des chefs d’inculpation et de la faiblesse du dossier qui souligne la nature politique de ces procès.

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Dans le parc de Luneta à Manille, au moins 100 000 personnes ont participé à une manifestation pour dénoncer le gouvernement suite à un scandale de corruption autour d’infrastructures anti-inondations « fantômes », qui auraient coûté des milliards de dollars aux contribuables. De violents affrontements entre la police et une population majoritairement jeune ont eu lieu à Ayala Bridge et Mendiola. Plusieurs dizaines de personnes ont été arrêtées et blessées.

Samedi 20 septembre à Lima, des centaines de personnes ont participé à une manifestation contre la politique du gouvernement. Organisé par le collectif de jeunesse de la « Génération Z », la police a utilisé du gaz lacrymogène lorsque que la foule s’est approché des sièges de l’Exécutif et du Congrès, dans le centre de la capitale péruvienne. Des groupes de personnes ont répliqué par des jets de pierres et de bâtons. Plusieurs personnes ont été blessées selon des témoignages.

Lors de cette nouvelle journée de mobilisation en France qui a réuni plus d’un million de personnes selon des organisateurs, le Ministère de l’Intérieur avait déployé un arsenal répressif très important (voir notre article). Comme annoncé, la répression fut brutale avec de nombreuses charges policières sur les nombreux blocages (en particulier de lycées) et durant les différentes manifestations. Par ailleurs, des fouilles et des contrôles massifs ont eu lieu aux abords des parcours en confisquant drapeaux palestiniens, keffiehs ou encore du matériel contre le gaz lacrymogène. À la fin de la journée, on déplore au moins 309 interpellations, dont 134 personnes placées en garde à vue.

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Mercredi 17 septembre, plusieurs centaines d’étudiants ont manifesté contre le décret paysage qui accentue la sélection sociale. Après plus d’une heure de rassemblement, la police a gazé et matraqué des étudiant.es. Les étudiant·es ont ensuite jeté des œufs sur la police (voir la vidéo). Une manifestation sauvage est ensuite partie vers le centre (notamment devant le siège du PS et de MR). Alors que les manifestants se dirigeaient vers le siège du MR, la police a mis en place une nasse. Une des figures de la contestation étudiante, Gloire, a été arrêté et menotté simplement pour avoir posé des questions au policier.

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À la suite du succès du 10 septembre, une nouvelle journée de mobilisation est attendue ce jeudi 18 septembre contre le gouvernement et sa politique. Les renseignements français estiment qu’entre 600 000 et 900 000 personnes devraient participer aux plus de 250 manifestations prévues ainsi qu’aux différentes actions de blocage et de grève. Un énorme dispositif répressif va être déployé dans toute la France (inédit depuis les Gilets Jaunes), avec 80 000 policiers et gendarmes mobilisés ainsi que 24 véhicules blindés Centaure et 10 engins lanceurs d’eau.

Pour se préparer aux manifestations du 18 septembre, consultez notre Guide légal pour les manifestant·e (édition française) et le film « Rien à déclarer – Sur les techniques d’interrogatoire policier ».

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Ce 13 septembre à Lima, la répression d’une manifestation a fait plusieurs blessés et une arrestation après des affrontements avec le PNP (Police  National du Pérou). Les manifestants s’opposent à la modernisation du système de prévoyance et notamment du nouveau système de fonds de pension, l’AFP (Administradoras de Fondos de Pensiones). Alors que le cortège tentait de se rendre devant le Congrès, des affrontements ont eu lieu avec les forces de l’ordre, qui ont utilisé des bombes lacrymogènes et des charges policières pour disperser les manifestants. Une partie de ceux-ci s’est temporairement retirée mais après quelques minutes, ils ont repris le cours de la manifestation. Deux contingents de la police nationale ont été déployés dans le but d’empêcher la mobilisation d’atteindre le bâtiment du congrès.

Le bilan des émeutes qui ont ébranlé le Népal s’élève désormais à 51 morts, le pays étant plongé dans une crise politique majeure. La “Génération Z”, fer de lance de la contestation, dénonce la corruption des élites au pouvoir et le chômage de masse. La crise — la plus meurtrière survenue au Népal depuis l’abolition de la monarchie en 2008 — a débuté lundi, lorsque la police a ouvert le feu sur des jeunes manifestants qui dénonçaient le blocage des réseaux sociaux et la politique gouvernementale (voir notre article).

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Après deux jours de violentes émeutes, les plus violentes en vingt ans, l’armée népalaise a repris le contrôle de Katmandou (voir notre article). Au moins 19 personnes ont été tuées par la police, dont 17 dans la seule capitale, et plus de 400 blessés ont été recensés. Par ailleurs, 13 500 détenus se sont évadés. Ce mouvement avait débuté contre la censure de 26 sites internet (dont Facebook, Youtube, X, etc.) par les autorités. Depuis, ils ont été rétablis et le Premier ministre Khadga Prasad Sharma Oli a démissionné et le Parlement a été incendié.

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