La sécurisation de la COP26 est la plus large opération policière dans l’histoire britannique. Son bilan est de plusieurs centaines d’interpellation et de 76 arrestations. Parmi ces arrestations celles de militant.e.s dont les actions impliquent forcément leur arrestation (désobéissance civile genre XR), mais aussi des militant.e.s qui se sont affrontés à la police. Des incidents ont en effet eu lieu dans le cadre des deux grandes marches qui ont traversé la ville, rassemblant des des dizaines de milliers de manifestants.

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Des manifestants dans la ville d’Agareb (voir notre article), dans le sud de la Tunisie, ont incendié, au matin de ce mardi, un poste de la Garde nationale, sur fond de la mort d’un jeune homme de 35 ans, en raison des gaz lacrymogènes, lors de la dispersion des manifestations du lundi. Les forces de l’ordre se sont retirées du poste de la Garde nationale à la suite de l’incendie. Des unités de l’armée ont été déployées pour sécuriser les points stratégiques de la ville.

Des colons sionistes ont fait un raid mardi dans la ville d’Al-Bireh, adjacente à Ramallah, criant des slogans anti-Arabes et vandalisant 10 véhicules palestiniens. L’armée israélienne est intervenue quelques heures après contre la manifestation de protestation palestinienne contre ce raid. L’armée israélienne a utilisé des balles métalliques et des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants palestiniens. Un homme a été blessé avec des balles en métal recouvert de caoutchouc au pied. Par ailleurs, des dizaines de cas d’asphyxie après avoir inhalé des gaz lacrymogènes ont été dénombrés. Les raids de colons sionistes visant les biens palestiniens se sont multiplié, comme par exemple l’abattage des oliviers.

 

Des centaines de jeunes résidant dans la ville d’Agareb, sont descendus, mardi soir, dans la rue, pour protester contre la décision de rouvrir la décharge d’ordures d’El Guenna, dans les environs de leur localité. Les protestataires ont bloqué les routes avec des pierres, et ont caillassé les voitures des policiers. Des renforts de police sont arrivés sur place, et les agents ont utilisé du gaz lacrymogène dans une tentative de disperser les manifestants.

Une marche pour le climat à Rennes a eu lieu ce samedi 6 novembre. Des militants antifascistes et des Gilets jaunes y ont participé, formant un cortège e tête. En effet, alors que la marche climat était autorisée, un appel sans autorisation à manifestation nationale antifasciste à 13 h 30 place de la République avait inquiété les autorités qui avaient déployé d’importantes forces de maintien de l’ordre. En fin d’après-midi, les forces de l’ordre cherchaient à disperser le black bloc, en usant du gaz lacrymogène et du canon à eau, au niveau de la place Pasteur, alors qu’il se dirigeait vers la place de la République..

Coastal GasLink (CGL) est un projet de gazoduc de l’entreprise TC Énergie qui devrait traverser les montagnes Rocheuses dans la province canadienne de Colombie-Britannique, notamment le territoire de la population Wetʼsuwetʼen (dont le Gidimt’en et le Likhts’amisyu sont des clans). Mercredi 27 octobre, une action a eu lieu en réponse au déploiement de la la Gendarmerie royale du Canada sur le territoire de Likhts’amisyu, situé à environ 40 km de l’occupation du site de forage de Gidimt’en. Elle a été menée en solidarité avec le chef Dtsa’hyl qui, alors qu’il agissait comme représentant du clan Likhts’amisyu, a neutralisé dix bulldozers utilisés pour détruire leur territoire non cédé et construire une nouvelle route, dont CGL dit être propriétaire. L’action a consisté en plusieurs barrages sur la route forestière Morice West, sur le territoire des Gidimt’en. Les équipes de CGL et des agents de sécurité ont été refoulés jusqu’à l’intervention de bulldozers et la Gendarmerie.

 

Mohammed Daadas, 13 ans, a été mortellement blessé par balle au ventre par les forces israéliennes dans le village de Deir al-Hatab près de Naplouse. Hospitalisé en arrêt cardiaque, il n’a pas pu être sauvé. Le tir est survenu lors de heurts en marge d’une manifestation dans le nord de la Cisjordanie occupée sur une route adjacente à la colonie sioniste d’Elon Moreh au nord-est de Naplouse. De nombreux rassemblements ont lieu en Cisjordanie les vendredi, jour de repos hebdomadaire, pour protester contre l’expansion des colonies sionistes. A Beita, deux Palestiniens ont été blessés par des balles recouvertes de caoutchouc tirées par les forces israéliennes lors d’un de ces rassemblements.

Comme chaque année depuis 2012, à l’appel du groupe de hackers Anonymous, de nombreux manifestants ont participé à la « Million Mask March » pour protester, entre autres, contre les inégalités, la corruption des élites et, plus récemment, les restrictions liées au Covid-19. Certains avaient des pancartes demandant la libération du co-fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, incarcéré depuis 2019 en Angleterre, en attente d’un jugement sur une extradition aux Etats-Unis. La police s’est approchée de la foule et s’est heurtée à des manifestants, notamment lors du déclenchement de feux d’artifice, dont certains ont été envoyés dans leur direction. Les manifestants ont brûlé une effigie du Premier ministre britannique, Boris Johnson

Vers 10h30 hier jeudi, environ 300 personnes mal-logées, furieuses de n’être pas reçus par les responsables de l’Institut provincial du développement urbain et du logement (IPDUV) à Resistencia (Chaco) et ont envahi le siège de celui-ci. Elles se sont affrontées aux policiers qui tentaient de les en empêcher (en blessant trois d’entre eux) et ont causé des dommages à la façade et à l’intérieur des installations, ainsi qu’à des voitures en stationnement. Des renfort de forces de sécurité sont intervenus.

 

Tôt dans la journée, des policiers et soldats ont arrêté deux Mapuche à bord d’un véhicule présenté comme volé, sur une route de la région du Biobio. Ce contrôle de circulation se faisait dans le cadre de l’état d’urgence ordonné par le gouvernement du président Sebastian Piñera depuis le 12 octobre dans quatre provinces du Biobío et dans la région voisine de La Araucania. Les deux régions sont engagées dans un conflit historique entre le peuple mapuche et l’État, auquel les autochtones réclament leurs terres ancestrales qui ont été cédées à des entreprises forestières et des grands propriétaires fonciers. L’arrestation a provoqué l’indignation d’un autre groupe de Mapuches qui manifestaient non loin contre la militarisation de cette zone. Ils ont tenté de libérer les deux hommes, ce qui a conduit à une confrontation au cours de laquelle deux Mapuches ont été tués par balles, trois blessés et trois arrêtés.

Etat de siège au pays Mapuche