Les ministres néerlandais de l’Intérieur et de la Défense étaient sur la sellette mardi après avoir révélé que les services secrets néerlandais, et non la NSA comme précédemment affirmé, avaient récolté les métadonnées d’environ 1,8 million de communications téléphoniques. Alors que la presse évoquait mardi de possibles démissions, le ministre de l’Intérieur Ronald Plasterk et la ministre de la Défense Jeanine Hennis devaient répondre dans l’après-midi aux nombreuses questions des parlementaires sur le sujet.

Réagissant à un article du Spiegel, qui affirmait que 1,8 million de communications avaient été surveillées en décembre 2012 aux Pays-Bas par la NSA, Plasterk avait affirmé fin octobre que de telles écoutes n’étaient pas du fait des services secrets néerlandais. Pourtant, le 4 février, soit quelque trois mois plus tard, Plasterk et Hennis ont indiqué le contraire dans une lettre au Parlement. Les métadonnées ont été récoltées par un département des services secrets néerlandais «dans le cadre de la loi sur la lutte antiterroriste et des opérations militaires à l’étranger» puis partagées avec la NSA après expurgation des numéros néerlandais.

Les autorités néerlandaises viennent de publier une proposition de loi visant à faire payer des frais de séjour aux prisonniers. Elles voudraient que les détenus participent aux frais de leur incarcération à raison de 16 euros la nuit pendant une durée maximum de deux ans. Pour les mineurs incarcérés, ce sont les parents qui se verraient envoyer la facture. Le second volet de cette proposition concerne les frais de justice. Si la loi devait être adoptée, les condamnés devraient également participer aux frais de l’enquête dont ils ont été l’objet. La proposition de loi doit être approuvée par le Parlement néerlandais et si elle est adoptée, elle entrera en vigueur en janvier 2015.

La police de Rotterdam entraîne des rats pour, entre autres, repérer la poudre de revolver. Entraîner des rats au travail policier coûte à peine 10 euros et dure entre 10 à 15 jours (contre des milliers d’euros et au moins 8 mois d’entrainement pour un chien policier). Lors d’une démonstration faite à la presse, l’un d’eux n’a eu besoin que de deux secondes pour détecter l’odeur de la poudre, ce qui est plus rapide et meilleur marché que recourir à des analyses en laboratoire. Des rats étaient déjà utilisés dans les territoires de guerre pour détecter les mines au sol.

La façade du siège de la société Van Omme & De Groot à Rotterdam a été maculée de peinture. Cette société est impliquée dans la construction du nouveau Centre de détention pour sans-papiers jouxtant l’aéroport de Rotterdam, a été vandalisée. L’action a été revendiquée sous le mot d’ordre: « GEEN MENS IS ILLEGAAL ». Le camp « No Border » se tenait au début du mois dans cette ville.

Pays-Bas: Action anti-déportation

Tôt ce matin, la police est intervenue dans une réunion de militants du PKK et y a interpellé 55 personnes. Un groupe de militants étaient réunis à Ellemeet, un village dans le sud-ouest du pays, à 6h ce matin quand environ 150 policiers, appuyés par un hélicoptère, sont intervenus, agissant sur base d’une information transmise par les services de renseignements néerlandais. Le rassemblement avait débuté vendredi et devait durer une semaine. Selon les autorités, le PKK recruterait de jeunes kurdes aux Pays-Bas pour renforcer les rangs de la lutte armée en Turquie. Le PKK est qualifié d’organisation terroriste illégale depuis 2007 aux Pays-Bas.

Environ 650 détenus belges sont actuellement incarcérés à la prison de Tilburg au Pays-Bas sur base d’un contrat de location établi entre les autorités belges et néerlandaises. Ce contrat, conclu le 1er février 2010, portait sur une période de trois ans. Mi-avril, Annemie Turtelboom avait annoncé sont intention de le prolonger pour une année supplémentaire, ce que le secrétaire d’Etat à la Sécurité et à la Justice néerlandais, Fred Teeven, a accepté hier soir. Les conditions précises de la location jusqu’au 31 décembre 2013 doivent encore être établies.

Angle de tir, impact, obstacle, déplacement, types d’armes, positionnement… Nombre de critères doivent être nécessairement prises en compte par les enquêteurs pour tenter d’élucider les faits. Des chercheurs de l’Université de la Technologie de Delft (Pays-Bas) ont eu l’idée de rapprocher ce domaine avec celui de la réalité augmentée (c’est-à-dire la sur-représentation virtuelle dans un contexte réel).

Des lunettes munies de caméras scannent la scène du crime et ses éléments environnants. Le dispositif est relié à un ordinateur portable qui fait office de stockage. Et, une fois de retour dans les locaux de la police, les enquêteurs peuvent, au calme, se replacer virtuellement dans la scène de crime dès lors « entièrement numérisée », à la recherche d’éléments pouvant faire avancer l’enquête. Par la suite, les agents peuvent repérer et aller vérifier les pièces manquantes à la constitution du dossier d’instruction de l’enquête.

Le FBI et le département US de la Justice ont annoncé l’interpellation aux États-Unis de seize individus, âgés de 21 à 42 ans, qui auraient joué un rôle dans des cyberattaques. Cinq autres personnes ont été arrêtées au Royaume-Uni et aux Pays-Bas pour des attaques similaires. Aux USA, quatorze personnes ont été arrêtées pour leur implication présumée dans une attaque informatique qui a ciblé le site de PayPal. Une cyberattaque par déni de service distribué pour rendre indisponible le site avait eu lieu en décembre 2010, et par les Anonymous comme de représailles suite à la décision de PayPal de geler le compte de WikiLeaks.

Parmi les quatorze interpellés, un homme de 21 ans est accusé d’accès non autorisé au site de InfraGard (et de la mise en ligne de trois fichiers), un prestataire qui travaille avec le FBI. Également âgé de 21 ans, le dernier des seize interpellés aux USA est accusé du vol et de la divulgation d’informations confidentielles appartenant à l’opérateur AT&T. Une attaque qui serait liée non pas à Anonymous mais LulzSec.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle vague d’arrestations a lieu et des enquêtes sont toujours en cours. Des arrestations liées à Anonymous ont déjà été médiatisées en Espagne, Turquie ou encore en Italie avec aucun impact sur les actions d’Anonymous qui ne se définit d’ailleurs pas tant comme un groupe.

A partir du premier octobre, la loi « anti-squatt » est passé en Pays Bas. Les Pays Bas était le seul pays qui avait un cadre légal qui permettait l’occupation des bâtiment vides. Maintenant les squatteurs risquent une peine de prison de deux ans. Un rassemblement de solidarité avec les squatts en Hollande aura lieu devant l’ambassade des Pays-Bas mercredi 10 novembre à 12h00 (ambassade des Pays-Bas : Avenue de Cortenberg 4-10, 1040 Bruxelles, métro Schuman)