Une manifestation contre l’exploitation d’un gisement de gaz à Groningen, aux Pays-Bas, a viré aux affrontements avec la police, hier mardi. Les forces de l’ordre ont utilisé leurs matraques pour maîtriser des manifestants qui voulaient franchir la clôture de la société d’extraction de gaz Nederlandse Aardolie Maatschappij. Cinq activistes ont été blessés. Plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées mardi pour protester contre l’industrie des énergies fossiles.

La manifestation à Groningen

La manifestation à Groningen

Le commandement des YPG vient de communiquer officiellement sur la mort de deux camarades internationalistes, un Breton et un Galicien.

Kendal Breizh (Olivier François Jean Le Clainche, 40 ans) et Baran Galicia (Samuel Prada Leon, 24 ans) sont tous deux tombés au front d’Afrin, en défendant le Rojava contre l’envahisseur turc, le 10 février dernier. Ils étaient arrivés au Rojava à l’été 2017 pour rejoindre les YPG, ils ont ainsi participé à la libération de Raqqa et de Deir Ezzor en combattant Daesh dans ses derniers bastions. Le 20 janvier, quand la Turquie et Al Qaïda ont lancé leur attaque contre le Canton d’Afrin, ils ont -aux côtés de nombreux autres internationalistes- demandé à combattre l’invasion.

Kendal Breizh

Baran Galicia

Baran Galicia

A l’initiative des militants de la Gauche Indépendantiste du pays de Rennes, c’est prés de 30 personnes qui ont pris part à la soirée de solidarité avec les prisonniers politiques basques et catalanes détenues dans cette ville. L’objectif de cette soirée était de remettre 300€ collectés en faveur de Marina Bernado militante Catalane condamnée pour ses actions au sein d’ETA et incarcérée à Rennes.

Vous pouvez écrire aux détenues basques et catalanes de Rennes membres du collectif des prisonniers politiques basques :

Marina Bernado Bonada 8613
18 bis, Rue de Châtillon B.P. 3.107 35.031 Rennes/Roazhon Cédex

Lola Lopez Resina Maria Dolores 7075
18 bis, Rue de Châtillon B.P. 3.107 35.031 Rennes/Roazhon Cédex

Areitio Azpiri Alaitz 7992
18 bis, Rue de Châtillon B.P. 3.107 35.031 Rennes/Roazhon Cédex

Aranalde Ijurko Maite 8740
18 bis, Rue de Châtillon B.P. 3.107 35.031 Rennes/Roazhon Cédex

une soirée de solidarité avec les prisonnières politiques basque et catalane

une soirée de solidarité avec les prisonnières politiques basque et catalane

La résistance du squat De Vloek, à La Haye, a été très active et a duré 18 mois: occupation du The Pier, ou du toit du Conseil municipal, diverses actions et manifestations. Cette lutte ne s’est pas concentrée uniquement sur la défense d’un espace social important dans le mouvement anti-capitaliste: ce fut aussi une lutte contre la gentrification de Scheveningen. De Vloek, après avoir été squattée pendant 13 ans, a été expulsé le 9 septembre 2015 avec une force massive de la police, des militaires, un sniper, des canons à eau et des commandos anti-terroristes. Dix personnes ont été arrêtées pour l’occupation et cinq d’entre elles pour violence contre les agents de police. Ces cinq ont passé deux semaines en prison.

Quelques mois après, le Conseil municipal a exigé des dix occupants arrêtés en septembre plus de 50.000 euros pour le coût des dommages. Ils ont refusé de payer et l’affaire s’est retrouvé devant les tribunaux. Le 21 décembre 2016, le juge les a condamné à payer 30.030,35 euros de dommages et intérêts au Conseil. Le montant est destiné à couvrir les frais de transport des gravats, soi-disant utilisés pour des barricades, à partir du site de l’expulsion et comprend également les frais d’huissier. Ils sont tenus collectivement responsables des paiements à effectuer. Cela signifie que chacun est tenu responsable de la somme entière. Les dix ont décidés d’aller en appel mais l’appel ne suspend pas l’exécution du verdict. La question est de savoir si le Conseil va attendre le verdict d’appel ou mettre en application la condamnation de première instance.

Le squat De Vloeg, à Scheveningen (La Haye)

Le squat De Vloeg, à Scheveningen (La Haye)

Au Pays-Bas, la police teste les possibilités offertes par la réalité augmentée avec le casque HoloLens de Microsoft. Il ne s’agit encore que d’une configuration de réalité augmentée plutôt simple, composée d’une caméra placée sur l’épaule et d’un smartphone attaché au poignet. Cette solution permet aux enquêteurs d’analyser les scènes de crime de manière plus efficace. Ils peuvent marquer numériquement leur environnement et laisser des notes en réalité augmentée, ce qui facilite des tâches communes comme la comparaison des notes et l’analyse des scènes.

Cette technologie peut aussi aider les reconstitutions au bénéfice des policiers mais aussi les juges, grâce à des animations et des annotations superposées sur la scène de crime. Enfin, la réalité augmentée servirait lors des patrouilles, pour la navigation routière et pourrait améliorer le temps de réponse. Le projet a été créé en collaboration avec l’Institut néerlandais de médecine légale, la brigade nationale des pompiers, l’Université de Technologie de Delft et l’agence de développement AR Twnkls. Si les premiers tests sont concluants, un déploiement du dispositif à l’échelle nationale serait possible au cours des quatre ou cinq prochaines années.

Lire un test de l’Hololens

La réalité augmentée avec le système Hololens

La réalité augmentée avec le système Hololens

Notre article d’hier indiquait par erreur que l’anarchiste extradée des Pays-Bas vers l’Allemagne était inculpée pour l’attaque de la Pax Bank à Aix-la-Chapelle en 2013. Elle est en fait soupçonnée de participation à un hold-up d’une filiale de la Aachener Bank, toujours à Aix-la-Chapelle et toujours en 2013. Elle n’est pas inculpée pour l’affaire du hold-up de la Pax Bank. Pour celle-là, deux autres anarchistes (tous les deux arrêtés à Barcelone et extradés en Allemagne) sont soupçonnés.

Banderole solidaire

Banderole solidaire

La police des Pays-Bas va ficher les habitants soupçonnées de « sympathie » avec le PKK. Elle fera probablement de même avec le DHKP-C turc. La question de savoir si des policiers hollandais sympathisants du régime turc auront l’occasion de donner ces informations à Ankara a &été balayée d’un revers de main par un porte-parole déclarant qu’il avait « toute confiance dans les règles garantissant l’intégrité des agents de police ».

Dans un tout autre registre: le Ministre des Affaires Etrangères hollandais a rencontré le chef du KNC à La Hague ce jeudi. Le KNC (Kurdish National Council) est le parti kurde syrien lié au PDK irakien de Barzani, c’est donc le parti de la droite kurde très minoritaire au Rojava, régulièrement accusé de connivences avec le régime turc et affectionné par les forces de la coalition internationale (« contre Daesh ») qui verrait en lui un groupe « rebelle modéré » s’il n’était pas si minoritaire.

Réunion Pays-Bas et KNC à propos de

Réunion Pays-Bas et KNC à propos de

Le 1er septembre, le procès pour l’extradition d’une anarchiste accusée du braquage de la Pax Bank erratum: de l’Aachener Bank] à Aachen en 2013 ([voir notre article) a eu lieu à Amsterdam, à huit clos (voir notre article). Le jugement a été prononcé jeudi 15 aux alentours de 12h30: la demande d’extradition de l’Allemagne a été acceptée. L’anarchiste a été immédiatement emmenée. La salle du tribunal était pleine de personnes solidaires. Les initiatives solidaires n’ont pas cessé, c’est ainsi que le 31 août, l’agence d’Erfurt de la Pax Bank a été attaquée à la masse et au goudron: il y a pour 35.000 euros de dégâts. Le premier septembre, des automates bancaires ont été sabotés à Hambourg.

Affiche solidaire aux Pays-Bas

Affiche solidaire aux Pays-Bas

Le 1er septembre, le procès pour l’extradition d’une anarchiste accusée d’un braquage de banque à Aachen en 2013 (voir notre article) a eu lieu à Amsterdam, à huit clos. Aucun média n’était présent dans la salle. Le verdict sera annoncé dans deux semaines ; si le tribunal décide de son extradition vers l’Allemagne, elle sera immédiatement arrêtée et enfermée en attente de son extradition. Le même après-midi, un millier de tracts ont été diffusés et des banderoles accrochées à Amsterdam et ailleurs en solidarité.

Banderole solidaire accrochée à Kreuzberg

Banderole solidaire accrochée à Kreuzberg

Le 15 Juillet, l’anarchiste qui avait été arrêtée le 6 juillet aux Pays-Bas sous l’accusation d’attaques de banques à Aix-La-Chapelle a été mise en liberté provisoire. Les poursuites judiciaires contre elle ne sont pas abandonnées, mais un juge a décidé qu’elle pouvait attendre son procès d’extradition hors de prison. Elle doit se conformer à certaines conditions, telles que remettre son passeport et pointer au commissariat une fois par semaine. Le procès qui décidera de son éventuelle extradition vers l’Allemagne aura lieu le 1er septembre prochain.

Affiche solidaire

Affiche solidaire