La police de Rotterdam entraîne des rats pour, entre autres, repérer la poudre de revolver. Entraîner des rats au travail policier coûte à peine 10 euros et dure entre 10 à 15 jours (contre des milliers d’euros et au moins 8 mois d’entrainement pour un chien policier). Lors d’une démonstration faite à la presse, l’un d’eux n’a eu besoin que de deux secondes pour détecter l’odeur de la poudre, ce qui est plus rapide et meilleur marché que recourir à des analyses en laboratoire. Des rats étaient déjà utilisés dans les territoires de guerre pour détecter les mines au sol.

La façade du siège de la société Van Omme & De Groot à Rotterdam a été maculée de peinture. Cette société est impliquée dans la construction du nouveau Centre de détention pour sans-papiers jouxtant l’aéroport de Rotterdam, a été vandalisée. L’action a été revendiquée sous le mot d’ordre: « GEEN MENS IS ILLEGAAL ». Le camp « No Border » se tenait au début du mois dans cette ville.

Pays-Bas: Action anti-déportation

Tôt ce matin, la police est intervenue dans une réunion de militants du PKK et y a interpellé 55 personnes. Un groupe de militants étaient réunis à Ellemeet, un village dans le sud-ouest du pays, à 6h ce matin quand environ 150 policiers, appuyés par un hélicoptère, sont intervenus, agissant sur base d’une information transmise par les services de renseignements néerlandais. Le rassemblement avait débuté vendredi et devait durer une semaine. Selon les autorités, le PKK recruterait de jeunes kurdes aux Pays-Bas pour renforcer les rangs de la lutte armée en Turquie. Le PKK est qualifié d’organisation terroriste illégale depuis 2007 aux Pays-Bas.

Environ 650 détenus belges sont actuellement incarcérés à la prison de Tilburg au Pays-Bas sur base d’un contrat de location établi entre les autorités belges et néerlandaises. Ce contrat, conclu le 1er février 2010, portait sur une période de trois ans. Mi-avril, Annemie Turtelboom avait annoncé sont intention de le prolonger pour une année supplémentaire, ce que le secrétaire d’Etat à la Sécurité et à la Justice néerlandais, Fred Teeven, a accepté hier soir. Les conditions précises de la location jusqu’au 31 décembre 2013 doivent encore être établies.

Angle de tir, impact, obstacle, déplacement, types d’armes, positionnement… Nombre de critères doivent être nécessairement prises en compte par les enquêteurs pour tenter d’élucider les faits. Des chercheurs de l’Université de la Technologie de Delft (Pays-Bas) ont eu l’idée de rapprocher ce domaine avec celui de la réalité augmentée (c’est-à-dire la sur-représentation virtuelle dans un contexte réel).

Des lunettes munies de caméras scannent la scène du crime et ses éléments environnants. Le dispositif est relié à un ordinateur portable qui fait office de stockage. Et, une fois de retour dans les locaux de la police, les enquêteurs peuvent, au calme, se replacer virtuellement dans la scène de crime dès lors « entièrement numérisée », à la recherche d’éléments pouvant faire avancer l’enquête. Par la suite, les agents peuvent repérer et aller vérifier les pièces manquantes à la constitution du dossier d’instruction de l’enquête.

Le FBI et le département US de la Justice ont annoncé l’interpellation aux États-Unis de seize individus, âgés de 21 à 42 ans, qui auraient joué un rôle dans des cyberattaques. Cinq autres personnes ont été arrêtées au Royaume-Uni et aux Pays-Bas pour des attaques similaires. Aux USA, quatorze personnes ont été arrêtées pour leur implication présumée dans une attaque informatique qui a ciblé le site de PayPal. Une cyberattaque par déni de service distribué pour rendre indisponible le site avait eu lieu en décembre 2010, et par les Anonymous comme de représailles suite à la décision de PayPal de geler le compte de WikiLeaks.

Parmi les quatorze interpellés, un homme de 21 ans est accusé d’accès non autorisé au site de InfraGard (et de la mise en ligne de trois fichiers), un prestataire qui travaille avec le FBI. Également âgé de 21 ans, le dernier des seize interpellés aux USA est accusé du vol et de la divulgation d’informations confidentielles appartenant à l’opérateur AT&T. Une attaque qui serait liée non pas à Anonymous mais LulzSec.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle vague d’arrestations a lieu et des enquêtes sont toujours en cours. Des arrestations liées à Anonymous ont déjà été médiatisées en Espagne, Turquie ou encore en Italie avec aucun impact sur les actions d’Anonymous qui ne se définit d’ailleurs pas tant comme un groupe.

A partir du premier octobre, la loi « anti-squatt » est passé en Pays Bas. Les Pays Bas était le seul pays qui avait un cadre légal qui permettait l’occupation des bâtiment vides. Maintenant les squatteurs risquent une peine de prison de deux ans. Un rassemblement de solidarité avec les squatts en Hollande aura lieu devant l’ambassade des Pays-Bas mercredi 10 novembre à 12h00 (ambassade des Pays-Bas : Avenue de Cortenberg 4-10, 1040 Bruxelles, métro Schuman)

Des heurts ont eu lieu vendredi à Amsterdam entre la police et des manifestants protestant contre l’interdiction des squats, et plusieurs personnes ont été blessées. Quelque 200 manifestants ont lancé des pierres, endommagé des voitures et incendié un véhicule. La police a riposté avec des tirs de gaz lacrymogène.

Scandant « les squats continueront », les manifestants ont également lancé des briques et des bouteilles face à une charge de la police montée. Cette dernière intervention de la police a provoqué la dispersion du rassemblement. Onze personnes ont été arrêtées vendredi. La police a annoncé que deux agents et trois chevaux avaient été blessés, et que des manifestants l’avaient très probablement aussi été.

Les autorités municipales prévoient de faire évacuer quelque 200 immeubles occupés par des squatteurs, dans le cadre d’un plan destiné à améliorer l’image de la ville. On estime à 1.500 le nombre de squatteurs à Amsterdam, soit bien moins que dans les années 1980, lorsque leurs effectifs d’environ 20.000 faisaient d’eux une force politique non négligeable.

Manifestation pour les squatts à Amsterdam

Manifestation pour les squatts à Amsterdam

Un nouveau système de surveillance, surnommé Sigard, a été installé dans plusieurs villes hollandaises, et récemment également anglaises. Sigard est un dispositif qui permet d’enregistrer les conversations en public. Selon son fabriquant, Sound Intelligence, il fonctionne en détectant les hausses de ton dans les schémas de conversation. Aux Pays-Bas, des micros ont ainsi été placés dans les centres villes, dans des bureaux du gouvernement, dans des prisons, des gares,… Ce système donne donc la capacité à la police d’écouter les conversations privées tenues dans les lieux publics. Sound Intelligence affirme que les agressions physiques sont régulièrement précédées de violences verbales, et que donc la détection de ces mouvements d’humeur par Sigard permet une intervention policière plus rapide où il pourrait y avoir un problème. Et par la même occasion, permettre une surveillance encore plus intrusive…