Besra Erol est la mère d’Evrim Deniz Erol, l’une des 33 victimes de l’attentat de Suruç. Menée par Daesh le 20 juillet 2015, cette attaque visait un rassemblement de la Fédération des associations de jeunes socialistes (SGDF) dans le jardin du centre culturel Amara (voir notre déclaration). Elle a été libérée après avoir été emprisonnée depuis 2019 pour un discours prononcé sur la tombe de son enfant. Sa libération avait été à plusieurs reprises retardée malgré de graves problèmes de santé. Les proches des victimes affirment poursuivre leur lutte pour honorer la mémoire des 33 martyrs de ce massacre.

Un rassemblement de soutien est organisé le mardi 17 février à 18h30, place du Châtelet à Paris par Young Struggle, l’ACTIT, l’AFA Paris Banlieue, Contre-Offensive ou encore Samidoun (voir l’appel). Cet événement vise à dénoncer la répression en Turquie, marquée par l’arrestation récente de plus de 80 socialistes (voir notre article), notamment membres de l’ESP (Parti Socialiste des Opprimés) et la SGDF (Fédération des Associations de la Jeunesse Socialiste), mais aussi à soutenir les antifascistes poursuivis et condamnés en Hongrie.

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À Samandağ, dans la province de Hatay, un lecteur de Yeni Demokrasi a été interpellé lors d’un contrôle et placé en garde à vue après que 11 exemplaires de ce journal de la gauche révolutionnaire ont été trouvés en sa possession. L’affaire a été transmise à la brigade politique et au procureur, et le lecteur a été interrogé sur le contenu du journal, en particulier sur les dirigeants du TKP/ML (Parti Communiste de Turquie/Marxiste-Léniniste) mentionnés. Il a été détenu quatre heures au poste avant d’être libéré et devra se présenter devant le procureur. Des incidents similaires ont récemment eu lieu à Sarıgazi, Istanbul, où des lecteurs et commerçants distribuants le journal ont été harcelés et filmés par la police, illustrant les pressions visant à limiter la diffusion de ce média.

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En Turquie, Irfan Yilmaz, déclaré à 96 % invalide par l’Institut médico-légal en raison d’un syndrome cérébelleux, reste incarcéré malgré son incapacité totale à accomplir seul ses besoins fondamentaux (se laver, se nourrir, s’asseoir ou se coucher). La police du district de Sarıyer a refusé sa libération, invoquant un risque hypothétique pour la « sécurité publique ». Les amis, camarades et soutiens de Yilmaz appellent à des actions de solidarité pour exiger sa libération (voir ici).

À Zurich, plusieurs organisations de la gauche révolutionnaire de Turquie ont organisé le 14 février une action pour exiger la fermeture des prisons turques dites de type « puits », dénoncés pour leurs conditions de détention particulièrement inhumaines. Lors de l’événement, les appels se sont multipliés pour soutenir les prisonniers politiques et amplifier la mobilisation internationale.

Deniz Gider, responsable de l’organisation du syndicat des travailleurs du bâtiment İnşaat-İş, a été interpellé le matin du 13 février 2026 à son domicile de Gebze, dans la province de Kocaeli, pour « défaut de déposition ». Selon le syndicat, malgré le suivi régulier de nombreuses procédures judiciaires liées à leurs actions contre les conditions de travail jugées abusives, Gider a été conduit au parquet pour être entendu et attend actuellement son audition au tribunal de Gebze.

Le 3 février dernier, une vaste opération politico-judiciaire contre l’ESP (Parti socialiste des opprimés) et différentes organisations de la gauche révolutionnaire a été lancée par les autorités turques (voir notre article), sur la base d’accusations d’« appartenance à une organisation interdite » et de « propagande organisationnelle », en raison de liens présumés avec le Parti communiste marxiste-léniniste (MLKP). Ces derniers jours, Onur Yoldaş Mete, İbrahim Halil Doğan et Orhan Çelebi ont été placés en détention après leur arrestation à Adana, Urfa et Dersim, portant finalement à 81 le nombre total de militants socialistes incarcérés.

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Lors d’une conférence de presse le 12 février à Francfort, Alma, internationaliste et participante à la Caravane Populaire, a témoigné avoir subi une tentative de viol et des violences sexuelles de la part de gardiens lors de sa détention en Turquie le 28 janvier, peu avant son expulsion vers l’Allemagne (voir notre article). Séparée de ses camarades, elle décrit des actes de brutalité physique, des menaces de mort et des attouchements forcés, auxquels elle a résisté. Durant son témoignage (voir ici), elle souligne que ces violences ne relèvent pas d’une expérience individuelle mais s’inscrivent dans un système plus large de répression et de violences sexuelles visant notamment les femmes détenues et les militantes politiques.

Dans le cadre d’une vaste opération politico-judiciaire lancée le 3 février par le parquet d’Istanbul contre des organisations socialistes de la gauche révolutionnaire (dont l’ESP, la SGDF et l’agence de presse ETHA), des perquisitions ont visé des locaux et des domiciles, entraînant l’arrestation de 102 personnes, dont 77 ont déjà été incarcérées (voir notre article). Ils sont accusés d’« appartenance à une organisation interdite et de propagande organisationnelle », en l’occurrence le Parti Communiste Marxiste-Léniniste (MLKP). Le 7 février, Hüseyin Gültepe, employé des éditions Ceylan, a été placé en garde à vue puis emprisonné à l’issue de son audience, portant à 78 le nombre total de socialistes détenus dans cette affaire.

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