Le conseil de discipline a décidé de ne pas sanctionner Djelloul Kheris, secrétaire de la section SUD CT de la mairie d’Hénin-Beaumont et élu au Conseil social territorial, après que le maire RN Steve Briois ait demandé sa révocation. Cette décision fait suite à une mobilisation de plus de 400 personnes, qui ont dénoncé les méthodes d’intimidation, de pression et de diffamation de la mairie visant à museler un syndicaliste et affaiblir la section SUD CT à l’approche des élections professionnelles. Le maire reprochait à Kheris un prétendu manquement au devoir de réserve, confondu avec une obligation d’allégeance. La décision du conseil confirme le caractère vide du dossier, et la balle est désormais dans le camp du maire, qui peut soit renoncer à cette procédure d’acharnement, soit tenter d’imposer une sanction malgré l’avis consultatif.

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Harry Azaryan, étudiant en sciences politiques à l’Université d’État de Saint-Pétersbourg et membre du grupe trotskyste « Pouvoir ouvrier », a été libéré de détention provisoire sous interdiction de certaines activités. En mai dernier, il avait été accusé d’« incitation au terrorisme via Internet » après qu’un agent infiltré dans son groupe ait transmis aux autorités des informations sur les membres, les réunions et une vidéo de son discours en ligne (voir notre article). Dans cette allocution, Azaryan théorisait la destruction du capitalisme par la révolution et évoquait la possibilité d’éliminer les « exploiteurs », qu’il désignait comme ennemis des masses populaires.

Une trentaine d’antifascistes se sont rassemblés dimanche 11 janvier devant la prison de Gelsenkirchen pour exprimer leur solidarité avec l’antifasciste Luca, récemment transférée d’Ostwestfalen vers la Ruhr avant l’ouverture de son procès dans le cadre de l’affaire de Budapest (voir notre article). Cette mobilisation a réuni plusieurs prises de parole, ainsi que des messages de proches tandis que des drapeaux et pancartes étaient déployés par les participants.

Malgré la neige et le froid, plus de 15 000 personnes ont défilé à Berlin pour commémorer Lénine, Liebknecht et Luxemburg. Ces deux dernières années, ces manifestations ont été marquées par une répression policière intense. Cette année,  les forces de l’ordre ont encadré strictement les cortèges, déployant environ 500 agents. En particulier, elles avaient annoncé intervenir si le slogan « From the river to the sea » était scandé. Peu avant d’atteindre le mémorial dédié aux socialistes du cimetière central de Friedrichsfelde, un groupe de jeunes a été brièvement intercepté par la police. Par ailleurs, huit manifestants ont été arrêtés. Parmi les motifs invoqués figuraient la suspicion d’utilisation de symboles d’organisations anticonstitutionnelles ou terroristes, ainsi que des insultes envers les forces de l’ordre. Un agent a été blessé lors des arrestations.

À Saint-Denis, Yann, animateur depuis près de 40 ans, a été interpellé par la police municipale le 18 novembre sur son lieu de travail après avoir contesté des décisions de sa direction dégradant les conditions d’accueil des enfants. Suspendu depuis, il dénonce une répression patronale et l’usage de la police pour l’humilier, alors qu’aucune procédure pénale ni disciplinaire n’a été engagée contre lui. Son cas illustre des pressions croissantes sur les agents municipaux et la dégradation du service public dans la ville, suscitant le soutien des syndicats et de ses collègues, qui ont organisé un rassemblement de solidarité le 16 décembre.

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Le 10 janvier 2026, l’ouverture de la première antenne en Catalogne du groupe d’extrême droite Núcleo Nacional à Sentmenat (Vallès Occidental) a provoqué des affrontements et des charges policières pour empêcher les 400 manifestants antifascistes d’approcher le site. Des centaines de personnes ont protesté contre l’implantation du groupe, connu pour ses positions xénophobes et homophobes. Les affrontements ont blessés six policiers, sans arrestations à ce stade. Les manifestants, bien plus nombreux que les participants à l’événement, scandaient des slogans tels que « Voici les antifascistes » et « Pas un pas en arrière ».

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Le vendredi 16 janvier 2025 à partir de 9h30, un rassemblement est appelé devant le tribunal de L’Aquila, où se tiendront la dernière audience et le verdict du procès d’Anan, Ali et Mansour (voir notre article). Ce procès illustre la criminalisation des réfugiés palestiniens en Europe où de nombreux cas de détention se multiplient en Italie, mais aussi en France ou en Belgique. Dans cette affaire, ils sont accusés de soutien à une organisation liée aux Brigades des Martyrs d’Al‑Aqsa en Cisjordanie occupée.

Lundi 12 janvier à 20h30, devant le consulat britannique (avenue d’Auderghem, 1040 Bruxelles), un rassemblement d’urgence est organisé en soutien aux 33 prisonniers pro-palestiniens détenus au Royaume-Uni, et en particulier aux grévistes de la faim Heba Muraisi, Kamran Ahmed et Lewie Chiaramello. Alors qu’ils jeûnent respectivement depuis 71, 64 et 50 jours, les appels et les actions se multiplient pour exiger leur libération, notamment à Paris et à Toulouse (voir ici). De même, d’anciens grévistes de la faim d’Irlande, de Palestine et de Guantánamo ont lancé un appel exhortant le gouvernement britannique à agir immédiatement pour sauver la vie des prisonniers de Palestine Action (voir ici). Ils soulignent en particulier : « Nous ne pouvons oublier ce que représentent aujourd’hui les grévistes de la faim. Ils représentent la Palestine. Ils représentent le démantèlement de l’infrastructure militaire qui tue les Palestiniens. Ils représentent la fin du régime d’apartheid mis en place par le gouvernement israélien. Ils sont solidaires des prisonniers palestiniens. Ils représentent la libération totale de la Palestine, de la mer au Jourdain. »

Malgré une pluie incessante, environ 65 000 personnes se sont rassemblées ce samedi 10 janvier à Bilbao, à l’appel du réseau Sare, pour exiger la fin de la législation pénitentiaire d’exception appliquée aux prisonniers basques. Soutenue par une large coalition d’organisations, la marche a revendiqué l’application du droit commun permettant la mise en liberté conditionnelle ou le régime ouvert pour les 120 prisonniers restants, dont beaucoup ont déjà purgé plus de 20 ans de prison.

La Commission pour la protection de la jeunesse dans les médias (KJM), rattachée aux autorités de régulation des médias de Rhénanie-du-Nord–Westphalie, a ordonné le blocage du site du réseau de soutien aux prisonniers palestiniens Samidoun, accusé de diffuser « de manière significative » de la propagande antisémite, d’appeler à la violence et de remettre en cause le droit à l’existence d’Israël. En application de cette décision, l’autorité des médias du Land a enjoint l’ensemble des fournisseurs d’accès et opérateurs assurant la transmission de données de rendre le site inaccessible sur leur réseau. La mesure, qui doit être mise en œuvre au plus tard le 5 février, s’inscrit dans un cadre plus large de criminalisation du mouvement de solidarité avec la Palestine, Samidoun faisant déjà l’objet d’une interdiction d’activité prononcée par le ministère fédéral de l’Intérieur allemand (voir notre article).

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