Depuis plus de 170 ans, la Kanaky fait face à une colonisation de peuplement française. Le 14 mai 2024, l’Assemblée Nationale a adopté une loi sur le dégel du corps électoral calédonien visant à renforcer la domination coloniale dans l’archipel. Face à cela, le peuple Kanak s’est fortement mobilisé, autour du travail de la CCAT (Cellule de coordination des actions de terrain), pour défendre ses droits nationaux et sociaux.

Face à cette mobilisation légitime, la répression de l’État colonial français s’est déchaînée : interdiction de TikTok, envoi de forces armées, couvre-feu, arrestations, assassinats, etc. Cette répression a été soutenue et aidée par des milices de colons, faisant de nombreux mort·es dans la population Kanak. De la même manière, des dizaines de Kanak ont été arrêté·e·s puis déporté·e·s et emprisonné·e·s en France, à plus de 16 000 km de leur pays. Parmi eux, plusieurs militant·e·s de la CCAT ainsi que Christian Tein, élu à la présidence du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste) en septembre dernier.

Le Secours Rouge Toulouse affirme son soutien à la lutte du peuple Kanak, et exige la libération de tou·tes les prisonnier·e·s politiques !

Affiche du Secours Rouge Toulouse

Un flou juridique entourait depuis quelques années la possibilité pour les équipes de police locales d’utiliser un taser, ce pistolet à impulsion électrique qui provoquent une paralysie musculaire pendant quelques secondes. Classés parmi les armes spécialisées, les tasers ne pouvaient être utilisés que par les unités spéciales de la police fédérale et les équipes d’intervention spéciale des forces de police locales. Le reclassement en tant qu’armement collectif permet aux équipes d’intervention régulières des forces de police locales et des services de première ligne de la police fédérale de désormais transporter de telles armes dans leurs véhicules de service.

Cette annonce a été faite au début du mois de janvier, à l’issue d’un projet pilote lancé en 2017 dans les zones de police Bruxelles Ouest et de Bruxelles Midi qui avait suspendu leur participation suite à un manque d’encadrement légal suffisant. Le reclassement des tasers en tant qu’armement collectif a été pris suite aux demandes des services de police eux-mêmes. Ce changement permet aux policiers l’emploi d’une “arme moins létale” supplémentaire, à côté des matraques et des sprays au poivre.

Ali Abunimah, journaliste américo -palestinien, directeur du site « Electronic Intifada » a été appréhendé à Zurich. La plateforme publie des contenus qui critiquent les politiques israéliennes et soutient les droits des Palestiniens. Le journaliste a été arrêté brutalement samedi 25 janvier après-midi en pleine rue, juste avant une conférence prévue dans la ville. La police a justifié cette détention par une interdiction préalable d’entrée sur le territoire, pourtant, il avait été autorisé à y séjourner après avoir été interrogé pendant une heure par la police vendredi à l’aéroport de Zurich.

Connu pour son engagement en faveur de la cause palestinienne, son interpellation a suscité une vague de soutien. Son arrestation semble s’inscrire dans le cadre d’une réaction de plus en plus vive des gouvernements occidentaux contre les expressions de solidarité avec le peuple palestinien et porte atteinte à la liberté d’expression. Ce lundi soir, il a été été emmené à l’aéroport menotté avant d’être placé dans un avion à destination d’Istanbul. Il n’a pas été informé des charges dont il était accusé, et a été maintenu en « détention administrative » durant trois jours.

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Près de 60 organisations politiques, syndicales et associatives de Toulouse — dont le Secours Rouge Toulouse — appellent à manifester pour dénoncer la dissolution du Collectif Palestine Vaincra (voir notre article) et faire front face à la criminalisation de la solidarité avec le peuple palestinien. Soyons nombreuses et nombreux ce samedi 1er février dès 11H au départ du métro Jean Jaurès à Toulouse pour dire haut et fort que soutenir la Palestine n’est pas un crime !

Le 1er mai 2024, des militants d’Extinction Rebellion avaient aspergé la façade de l’immeuble de la Direction générale de l’aviation civile, avec des extincteurs et des balles de peinture (lavables à l’eau). Six d’entre eux étaient convoqués ce jeudi 23 janvier, accusés de dégradation de matériel. Ce geste avait pour but de dénoncer les taxis volants à Paris, une aberration écologique. Arrêtés, ils ont été en proie à des méthodes d’enquêtes illégales pour ce type de délit, des perquisitions injustifiées et des gardes à vue répétées, ainsi qu’une intrusion dans leur vie privée.

Le procureur avait donné carte blanche à la gendarmerie, elle avait ainsi une totale liberté et aucune limite pour retrouver les auteurs des actes. Reconnaissance faciale, réquisitions auprès d’organismes comme la CAF ( Caisse d’Allocations Familiales ), les syndics de copropriétés ou encore les caisses de sécurité sociale, les opérateurs de téléphonie ont été contactés pour obtenir une géolocalisation en temps réel des personnes.

Une militante dénonce ces mesures :« Ils ont vérifié auprès des copropriétés pour avoir les codes d’entrée de nos immeubles, ont appelé la CAF pour avoir nos adresses, EDF… Tous ces organismes qui ont été appelés ont été mis au courant qu’il y avait une enquête sur nous ». Les militants risquent 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. 

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De violents affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont eut lieu dimanche 26 janvier, en marge des rassemblements de protestation à Athènes et Thessalonique. Les victimes, les politiciens de l’opposition et les syndicats avaient appelé à manifester, ils dénoncent les mensonges du gouvernement suite à un grave accident de train qui avait eu lieu près de la localité de Tempi, une collision frontale entre un train de marchandises et un train interurbain le 28 Février 2023, faisant 57 morts et 85 blessés. Le gouvernement a tout fait pour se dédouaner de sa responsabilité mettant cette charge sur le conducteur. Les forces de l’ordre ont réprimé les manifestations, faisant usage de gaz lacrymogènes et de coups de matraque, les manifestants ont répondu par des jets de cocktails Molotov et des jets de pierres. Des rassemblements de protestation ont également eu lieu dans de nombreuses autres villes grecques. Une personne a été arrêtée à Athènes.

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Des représentants de la CGT se sont réunis en nombre ce vendredi 24 janvier 2025 devant la gendarmerie de Bayeux (Calvados). Pour cause, deux des leurs, Yves Fernandez et Cédric Surire y sont convoqués suite à la manifestation du 15 mars 2023, à l’époque du mouvement contre la réforme des retraites. Les gendarmes ont abordé la question des tags qui ont été réalisés devant la permanence de Bertrand Bouyx, député (Horizons) du Calvados – considérées comme « dommages légers ». Ces types d’infractions sont passibles d’une amende de 3 750€ et de travaux d’intérêt général.  Il y avait eu des manifestations historiques sur Bayeux en 2023, on n’avait pas vu autant de monde dans les rues de la ville depuis mai 1968.

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Michel Brandt, ancien député du parti Die Linke, a été condamné à une amende de 900 euros par le tribunal régional de Karlsruhe, lors de son procès en appel qui s’est terminé  jeudi. Le bureau du procureur avait accusé Brandt d’avoir posté des photos sur les réseaux sociaux ou les drapeaux du KCK et du PKK étaient visibles à l’arrière-plan. Ces photos avaient été prises lors des rassemblements en 2019.

Les procédures contre Brandt se déroulent depuis des années. Il a fait appel d’une sanction par le bureau du procureur pour 14 000 euros émise en 2021, et s’est tourné vers le tribunal de district. Avec un acquittement partiel, l’amende a été réduite à 4 700 euros en 2022. Brandt a ensuite fait appel de cette décision. Lors de la première audience au tribunal régional en janvier 2023, le juge a suggéré que la procédure soit abandonnée, mais le bureau du procureur avait rejeté la demande.

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Suite à la révélation d’extraits d’une note de discussions en vue de la formation d’un gouvernement bruxellois qui évoquait entre autres la piste d’une fusion des zones de police, des CPAS et des communes, les bourgmestres des 19 communes de la capitale ont redit mercredi matin leur opposition à une fusion des zones de police. Ils l’ont fait par les quatre représentants de leur bureau, issus de formations politiques différentes : Philippe Close (PS), Vincent De Wolf (MR), Benoît Cerexhe (Les Engagés), et Olivier Maingain (ex-DéFI). Du point de vue opérationnel, il existe déjà un dispositif de commandement unique qui selon eux a fait ses preuves lors d’événements dépassant les limites d’une zone. Les bourgmestres bruxellois ont par ailleurs souligné que les zones de police de la capitale étaient confrontées à un sous-financement chronique, évalué à 500 millions d’euros pour la législature qui commence. Selon eux, il importe également de refinancer la police fédérale notamment face au phénomène de la grande criminalité liée au trafic de drogue, sous peine d’accentuer un phénomène d’aspiration des zones de police amenées à compenser cela au détriment de leurs missions de proximité.

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Le tribunal correctionnel de Fort-de-France a condamné ce vendredi 24 janvier Rodrigue Petitot, leader du mouvement contre la vie chère ( RPPRAC ), à un an de prison avec sursis pour des « menaces et actes d’intimidation » envers le préfet de la Martinique ainsi qu’à 500 euros d’amende. La justice estime que les faits ne s’apparentaient pas à une action militante. Il était reproché à Rodrigue Petitot de s’être introduit sans autorisation avec trois autres militants dans la résidence préfectorale le 11 novembre et de s’en être pris verbalement au représentant de l’État, Jean-Christophe Bouvier (voir article ici ). Trois autres militants présents lors des « actes d’intimidations » seront jugés le 31 mars. Les deux jours d’audience marathon, mardi et mercredi, ont été suivis par de nombreux manifestants qui s’étaient massés devant les grilles du tribunal, en soutien à Rodrigue Petitot surnommé le « R ».

ÉDIT: Libération ce vendredi 24 janvier de Rogrigue Petitot, le leader du mouvement contre la vie chère, il écope finalement d’un an avec sursis, d’un aménagement de peine avec le port d’un bracelet électronique et 1 000 euros d’amende. Il reste déterminé dans son combat. « On va faire en sorte que tous ceux qui ont fait des annonces, que ce soit suivi d’actions, que la grande distribution se mette à genoux. Elle va plier. Elle va respecter le peuple martiniquais ».

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