Les manifestant.e.s pour le climat et la justice écologique de Code Rouge ont une nouvelle fois ciblé cette année TotalÉnergies, qui réalise des profits records, au prix d’une destruction écologique et sociale. Hier vendredi, des contrôles d’identité à grande échelle ont eu lieu dans les gares et les stations de métro. Dans la nuit de vendredi à samedi, des activistes ont également été suivis en divers endroits par la police, et une poignée de personnes ont été arrêtées de manière préventive.

L’action principale se déroule devant le site de TotalÉnergies à Feluy qui est bloqué. En outre, un groupe de Code Rouge a bloqué samedi midi l’accès au pont de Noordkasteel, dans le port d’Anvers – une des voies d’accès menant au site anversois de TotalÉnergies. Un troisième groupe a bloqué la Boomsesteenweg, en parallèle de l’A12, en direction d’Anvers. C’est là que la police anversoise a procédé en début d’après-midi à plusieurs interpellations. Du côté de Feluy, aucune interpellation n’a été menée par la police qui est présente dans le site et autour du piquet de blocage (photo).

EDIT: L’opération de police à Anvers a commencé à 14h30 et s’est terminée vers 16h00. 270 participants à l’action ont été interpellés et placés en détention administrative, dont sept avocats et deux journalistes.
EDIT2: Code Rouge est terminé, les quelques 700 participant.e.s qui étaient encore sur le site de Feluy dimanche midi ont levé le camp.

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Deux personnes ont été interpellées vendredi 25 octobre à Courbevoie (Hauts-de-Seine). Elles sont soupçonnées d’avoir participé à une action d’Extinction Rébellion sur le siège de TotalEnergies dans le quartier de La Défense à Paris. Plusieurs activistes ont aspergé de peinture les portes d’entrée du siège et ont cassé plusieurs vitres munis de marteaux et de pics à glace. Une affiche a été posée sur l’une des portes du siège de TotalEnergies, où on pouvait lire : « En cas de crise sociale, briser la glace contre les criminels climatiques. En fin d’action, une banderole à été déployée portant le slogan « Nos vies valent plus que vos profits ».

 

 

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Du 24 au 28 octobre, le mouvement d’action écologiste Code Rouge va intervenir sur des sites relevant de l’industrie fossile. Dans le Hainaut, les polices se sont coordonnées pour tenter de restreindre le passage des activistes vers cinq sites industriels stratégiques: l’aéroport de Gosselies, TotalEnergies à Feluy et Charleroi, Engie à St-Ghislain et Charleroi. La circulation sur les autoroutes sera également surveillée.

Le gouverneur de la province a pris un arrêté décrétant entre autre que: « les rassemblements et manifestations organisés à l’appel du mouvement « Code rouge » et non autorisés par les autorités communales, ainsi que toute contre-manifestation, sont interdits dans un périmètre de 50 mètres situé autour des entreprises ou des sites visés par ce mouvement. (…) Sera immédiatement arrêtée administrativement toute personne trouvée en possession (…) de tout dispositif qui empêcherait son identification formelle sur les lieux concernés, à l’approche de ces lieux à l’exception d’un motif légitime ».

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Le vendredi 18 octobre, le syndicat SI Cobas a organisé une grève générale de 24 h dans l’ensemble du pays. La grève a principalement touché les secteurs du transport et de la logistiques. Des sections de bases d’autres secteurs se sont joint à l’appel sans l’appui de leurs centrales qui ont boycotté l’appel de SI Cobas. Dans la journée, les grévistes ont bloqué les ports de Naples et de Salerno et des seat-in ont été organisés devant des usines d’armement fournissant l’armée israélienne. Le samedi 19 octobre, 5.000 personnes ont manifesté à Rome. Le cortège comptait principalement des ouvrier.es en grève et le Réseau Libres de lutter – Entraver le DDL 1660 qui regroupe des organisations et collectifs politiques rassemblés dans un front commun contre la loi liberticide DDL1660 (voir nos articles ici et ici). Il s’agissait de la 4ème grève politique depuis le début de l’année. Les précédentes ayant appelé en solidarité avec la Palestine et contre les guerres impérialistes.

Dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 octobre, pour la deuxième nuit consécutive à Amadora, ville considérée comme un berceau du Hip-hop au Portugal et qui comporte une large part de population non-blanche victime de discriminations, des émeutes ont secoué plusieurs quartiers. Lors d’une opération policière, un homme noir originaire du Cap Vert, ancienne colonie portugaise, a été tué de trois balles. Les policiers le suspectaient à tort d’avoir volé le véhicule qu’il conduisait. Suite à la mort de cet homme dans des circonstances dénoncées par des mouvements antiracistes, des cocktails Molotov ont été lancés, incendiant notamment un bus, des barricades ont été érigées. La police antiémeute a été déployée pour tenter de reprendre le contrôle des rues en tirant des balles en caoutchouc.

Les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation de trois personnes et fait état d’une soixantaine d’incidents. Deux policiers ont été blessés par des jets de pierres, deux véhicules des forces de l’ordre ont été endommagés, deux bus et neuf autres véhicules ont été brûlés.

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Un militant antifasciste sous le coup d’un mandat d’arrêt européen a été arrêté lundi à Berlin. Thomas J. était recherché dans le cadre du dossier ouvert contre les antifas de Leipzig. C’est suite à ce dossier que Lina E. avait été condamnée à cinq ans et trois mois de prison par le tribunal régional supérieur de Dresde en mai 2023 pour « appartenance à une organisation criminelle, multiples coups et blessures graves, dommages matériels, faux en documents, vol et contrainte ». Les enquêteurs de la police criminelle du Land de Saxe (LKA) ont arrêté Thomas J. lundi après-midi alors qu’il roulait à vélo. Le procureur général fédéral ouvre une enquête sur le militant de 48 ans, soupçonné de « soutien à une organisation criminelle » et de « coups et blessures graves ».

Thomas J. doit être conduit mardi à Karlsruhe et présenté devant un juge d’instruction qui décidera de la détention provisoire. Il semblerait que Thomas J. soit accusé d’au moins une attaque contre des néo-nazis. Il était en cavale depuis plus d’un an. Début mai 2023, il serait tombé par hasard sur un contrôle routier effectué par la police dans le Brandebourg. Pendant que les policiers vérifiaient ses données personnelles, Thomas J. se serait enfui à toute vitesse dans sa voiture. Depuis, il est considéré comme un fugitif. Thomas J. est aussi accusé par la police allemande d’avoir combattu au Rojava dans les rangs des YPG.

 

 

 

 

 

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La Cour de cassation a invalidé ce mardi la détention dans l’Hexagone de Christian Tein, militant indépendantiste kanak. Elle ordonne que la décision soit réexaminée mais ne se prononce pas sur sa remise en liberté. Le cas de Christian Tein, actuellement incarcéré à Mulhouse, ainsi que celui de Steve Unë, vont être à nouveau étudié par une Cour d’appel. Au total, cinq personnes, toutes membres de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), organisation accusée par le gouvernement d’être derrière les affrontements qui ont ravagé depuis mai la Kanaky, faisant 13 morts et des dégâts estimés à plus de deux milliards d’euros ( voir article ici ), s’étaient pourvues en cassation pour contester leur détention en France. Les pourvois de Dimitri Quenegei, Guillaume Vama et Erwan Waetheane ont été rejetés.

Ils avaient versé un colorant rouge dans la fontaine située devant le palais de Buckingham, cinq militants du groupe « Animal Rebellion »,  groupe antispéciste qui prône l’action directe non violente pour obtenir l’abolition de l’utilisation des animaux non humains dans les cirques et leur libération, ont été condamnés vendredi 18 octobre par la justice britannique à de la prison ferme pour l’un d’entre eux et à des peines de prison avec sursis pour les autres. ils ont été condamnés pour avoir causé pour plus de 7.000 livres (environ 8.500 euros) de dégâts au Mémorial de la Reine Victoria en août 2021. les militants voulaient “créer l’impression d’un bain de sang” en déversant un colorant dans l’eau et en tâchant de rouge les parois en marbre de cette imposante fontaine. Il avait fallu plus de deux jours pour nettoyer ce monument classé. Les cinq militants ont été condamnés à 18 mois de prison, quatre condamnés bénéficient d’un sursis, trois d’entre eux devront en plus s’acquitter d’une amende dont le montant n’est pas connu.

En février à Rome sur la Piazza Del Popolo, des faits similaires avaient eu lieu, des activistes du même collectif  « Animal Rebellion  » avaient recouvert de peinture le lion de la fontaine pour dénoncer l’exploitation des animaux dans les cirques, ils avaient déployé une banderole où on pouvait lire « Les animaux dans les cirques, ça suffit”. Deux militants avaient été interpellés par les carabiniers italiens, Ils encourent jusqu’à 40.000 euros d’amende.

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La France a déclaré ce vendredi qu’elle prolongeait provisoirement le contrôle à ses frontières. Une mesure applicable dès novembre prochain jusqu’au mois d’avril 2025. La mesure concernera les frontières avec le Grand-Duché du Luxembourg, la Belgique, l’Allemagne, la Suisse, l’Espagne et l’Italie. Cette décision en accord avec la Commission Européenne a pour but de lutter contre l’immigration illégale, de renforcer la sécurité du pays.

La France n’est pas le premier pays de l’UE à rétablir de telles mesures, l’Allemagne et les Pays-Bas ont ré-instauré les contrôles aux frontières au mois de septembre ( voir article ici ), la Norvège, qui ne fait pas partie de l’UE, mais appliquait une politique d’ouverture similaire a fait de même. En outre, la Pologne envisage de suspendre le droit d’asile.

Samedi 19 octobre, une manifestation contre le premier G7 de La Défense à Naples vire à l’affrontement avec la police. Le cortège d’activistes, d’étudiants, de collectifs et de centres sociaux a soudainement dévié du chemin autorisé par le commissariat, le cortège a tenté de percer le cordon de sécurité mais a été repoussé par la police. Un millier d’entre eux a traversé le cœur historique de Naples en criant : « Il n’y a pas de zones rouges. Reprenons nos routes. Nous enfreignons toutes les interdictions », bien déterminé à briser le cordon des forces de l’ordre et à se rapprocher le plus possible du Palais Royal où le G7 de la Défense était en cours. Sous une pluie battante, les manifestants ont allumé des fumigènes et des pétards qu’ils ont lancés vers les forces de l’ordre. La police a repoussé le groupe à coups de matraques et eut recours aux gaz lacrymogènes qui a rendu l’air irrespirable et déclenché la fuite des nombreuses personnes. On dénombre 3 blessés légers au sein des forces de l’ordre.

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