Renvoyée du 5 au 7 mars, l’issue du recours en Cassation pour les manifestants du Brenner a été positive: la cour a décidé l’annulation, pour prescription, des chefs d’inculpation de « coups et blessures, avec circonstances aggravantes », « violence indirecte », « interruption d’un service public » et « dégradations », avec l’acquittement des manifestants condamnés seulement pour ces délits (voir nos articles). L’ordonnance de rejet des requêtes de peines alternatives a été annulée et celles-ci sont renvoyées en Cour d’appel pour un nouveau examen : toutes les demandes d’application de peines alternatives devront donc être réexaminées. Pour cinq compagnons, le délit de résistance à personne dépositaire de l’autorité publique a été jugé inexistant : ils sont donc acquittés.

Les condamnations à l’encontre de la plupart des condamnés non acquittés devront être réexaminées, afin que les peines soient recalculées à la baisse. Par contre, les recours de sept militants contre leurs condamnations pour résistance à personne dépositaire de l’autorité publique ont été rejetés, leurs condamnations deviennent donc définitives et ils devront aussi payer les frais de justice, et les plusieurs condamnations à payer des dommages et intérêts aux flics blessés ont été confirmées. Pour résumer : plusieurs ont été complètement acquittés, la plupart aura un nouveau jugement en appel pour l’application des peines alternatives et/ou pour un nouveau calcul de la durée des peines. Et aucun ne risque l’arrestation immédiate.

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Une loi d’amnistie devra bénéficier à toutes les personnes condamnées ou poursuivies en raison de leur rôle dans la tentative d’indépendance avortée de la Catalogne de 2017. Cet accord survient à quelques heures de la date butoir pour approuver le texte à la Commission de justice du Congrès et l’envoyer à la session plénière pour être voté à une date ultérieure. Une loi concernera “toutes les personnes liées au processus indépendantiste” et sera “pleinement conforme à la Constitution, au droit et à la jurisprudence européenne”. Le Premier ministre socialiste, Pedro Sánchez, s’était engagé à faire voter une telle mesure par le Parlement en échange du soutien des sept députés de Junts per Catalunya (JxCat, Ensemble pour la Catalogne), le parti de Puigdemont, à sa reconduction en novembre à la tête du gouvernement pour un nouveau mandat de quatre ans. Un premier projet de loi soumis par les socialistes avait été rejeté le 30 janvier par les députés en raison du vote contre des représentants de JxCat, qui estimaient que le texte n’allait pas assez loin et risquait de ne pas bénéficier à toutes les personnes concernées, à commencer par Carles Puigdemont. Le Tribunal suprême a annoncé la semaine dernière l’ouverture d’une enquête pour “terrorisme” contre le dirigeant indépendantiste catalan.

Dossier(s): Espagne Tags: ,

Quatre personnes ont été arrêtées aujourd’hui à Vitoria-Gasteiz suite à des affrontements ont eu lieu lors de la manifestation organisée en commémoration du 3 mars. Les personnes arrêtées sont accusés de troubles à l’ordre public et d’agression de policiers. La  manifestation, organisée par l’Association des victimes du 3 mars et les syndicats ELA, LAB, ESK et Steilas, s’est déroulée hier dimanche pour marquer l’anniversaire des événements le 3 mars 1976, lorsque la police espagnole avait tué cinq travailleurs et blessé des centaines de personnes en dispersant par la force une assemblée de travailleurs dans l’église de San Francisco de Asís.

 

Deux ans après le décès d’Yvan Colonna, une manifestation a réuni six cent cinquante personnes pour rendre hommage au militant agressé mortellement dans sa cellule. À proximité de la préfecture de Haute-Corse, dans le centre-ville de Bastia, de jeunes indépendantistes ont lancé des projectiles, dont plusieurs cocktails Molotov sur les forces de l’ordre. Les forces de l’ordre ont tiré des grenades lacrymogènes et les heurts ont duré près de deux heures. Un manifestant a été hospitalisé en urgence.

Dossier(s): France Tags: ,

Ce lundi à 6h30 du matin, des membres de Palestine Action Belgium ont bloqué les entreprises Thales à Herstal et OIP System à Audenarde. Ces entreprises fournissent des armes à Israël et contribuent au génocide à Gaza. OIP, qui appartient au groupe d’armement israélien Elbit Systems, avait déjà fait l’objet d’un blocage en décembre (voir notre article). Une douzaine de manifestants ont été arrêtés à Audenarde en fin de matinée.

EDIT: Les personnes arrêtées (celles qui étaient arm-lockées et celles qui occupaient le toit) ont été amenées au commissariat de Waregem en arrestation administrative. Elles commencent à être libérées l’une après l’autre.

La police a arrêté aujourd’hui dimanche 3 mars deux personnes dans le cadre de son enquête pour retrouver les anciens membres recherchés de la Fraction Armée Rouge (RAF). L’opération de police est intervenue en matinée dans un quartier de l’est de Berlin, Friedrichshain, avec des forces spéciales d’intervention. Il y a eu des coups de feu tirés par la police pour ouvrir une porte, qui n’ont pas fait de blessé. La police n’a pas confirmé que les personnes arrêtées Burkhard Garweg et Ernst-Volker Staub, les deux derniers membres de la RAF en cavale après l’arrestation il y a quelques jours de Daniela Klette (voir notre article). Depuis l’arrestation de Daniela Klette, les perquisitions menées à son domicile berlinois et dans les environs, ont permis de découvrir plusieurs diverses munitions, des armes à feu, dont une kalachnikov, un pistolet mitrailleur et une arme de poing, ou encore une roquette.

Daniela Klette vivait depuis une vingtaine d’années, sous un faux nom, Claudia Ivone, avec un passeport italien, dans son appartement du quartier berlinois de Kreuzberg, avec un partenaire et un chien. Interpellée lundi sans résistance, elle est restée jusqu’ici silencieuse face aux enquêteurs.

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Le groupe armé républicain Arm na Poblachta (« Armée de la République », un groupe constitué en 2017) a pris pour cible deux véhicules de la police nord-irlandaise la nuit de vendredi à samedi. Les véhicules n’ont pas été touchés et la police a trouvé un IED à Curragh Road dimanche. La deuxième tentative a eu lieu à Foreglen Road, à l’extérieur de Dungiven. Quatre hommes, âgés de 22 et 35 ans, et deux âgés de 55 ans, ont été arrêtés lundi après un certain nombre de perquisitions dans des propriétés situées dans les régions d’Omagh et de Derry.

 

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Le 27 février au matin, une opération antiterroriste a été menée dans différentes régions de Grèce. Des maisons et des cellules de prison ont été perquisitionnées et au moins huit personnes ont été interpellées. L’opération est liée à l’envoi d’un colis piégé au tribunal de Thessalonique le 12 février (voir notre article), à  l’attaque à l’explosif contre une banque à Petrálona le 25 janvier (voir notre article – photo), l’attaque à l’explosif dans le complexe immobilier où se trouve le siège de l’entreprise Ergomar, à Kephissia, le 13 novembre 2023 ; une grenade lancée dans la voiture d’un surveillant de la prison de Chaïdári, le 8 juillet 2023 ; une grenade lancée et engin explosif artisanal qui a explosé dans la cour d’une maison à Larissa, le 24 juin 2023.

Six personnes restent sous mandat d’arrêt, en plus des quatre qui étaient déjà en prison. Dans les maisons, les policiers ont saisi des fusils d’assaut, des pistolets et des explosifs. Des téléphones portables ont été saisis dans les cellules des prisonnier.es. Les dix personnes sont accusé.es d’appartenance à une organisation terroriste, de l’avoir soutenue et de lui avoir apporté des informations essentielles, de tentative de meurtre, de violences contre des agents de police et des magistrats, d’explosion, de fabrication et possession d’explosifs, de dégradation de biens d’autrui et de violation de la législation sur les armes. Les dix inculpé.es passeront devant un juge, pour l’interrogatoire, dimanche 3 mars.

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La journée contre les violences policières du 15 mars sera l’occasion de poser la question de la répression et de la résistance à la répression dans le cadre du projet révolutionnaire. Ces thématiques sont parmi celles qui invitent le plus à l’adoption par les révolutionnaires de positions objectivement réformistes. Bien des facteurs nourrissent cette tendance : la volonté légitime de ne pas se substituer aux victimes, la volonté d’avoir des résultats matériels immédiats, etc. Cela débouche sur un horizon d’objectifs tels que la condamnation de policiers violents ou la réforme des polices.
Comment développer une lutte antirep qui nourrisse le processus révolutionnaire ?
Il s’agira de la question centrale d’une journée d’étude que nous proposons le lendemain de la manifestation, autrement dit le samedi 16 mars.
Nous y proposerons aussi des ateliers pratiques : comment analyser les risques, pratiquer une contre-filature ou comment débusquer des tentatives d’infiltration, etc.
Et en séance plénière, nous ferons l’analyse du rapport 2023 de la Sûreté de l’état.
Le 16 mars à partir de 13H, au « 370 Grados », 370 chaussée de Ninove, 1040 Anderlecht (métro Gare de l’Ouest)

La Chambre a approuvé jeudi en séance plénière un projet de loi qui permet l’utilisation de nouvelles techniques ADN dans les enquêtes criminelles. Il sera notamment possible de recourir à la “recherche familiale”. Les banques de données nationales contiennent 12.000 profils ADN et la Belgique a accès aux banques de 23 pays, ce qui représente au total des millions de profils. Actuellement, seule une comparaison directe peut être menée entre une trace ADN et un suspect. Or, il est possible aussi d’identifier une personne par une comparaison avec le profil ADN de membres de la famille. Un “match” partiel permettra d’indiquer un éventuel lien de parenté direct. Le texte approuvé autorisera cette recherche. La concordance trouvée ne pourra toutefois servir d’unique preuve mais aidera les policiers dans leur enquête.

Nul ne pourra être contraint de donner son ADN dans le cadre d’une recherche familiale. La recherche devra se faire en première ligne, c’est-à-dire par le biais des parents, enfants, frères et sœurs. Le projet de loi donne également un cadre à la technique d’investigation fondée sur le chromosome Y, qui n’existe que chez les hommes et se transmet de manière presque identique d’un père à un fils. La durée de conservation des échantillons dans les banques de données sera significativement revue puisqu’elle passera de 6 mois à 30 ans, comme c’est déjà le cas pour les profils ADN.