Édit 7/11 : Le parquet général d’Angers a annoncé hier qu’il se pourvoira en cassation contre l’arrêt de cour d’appel d’Angers.

La cour d’appel d’Angers a refusé, ce mercredi 4, de remettre à l’Italie Vincenzo Vecchi pour sa condamnation principale prononcée après les émeutes du G8 de Gênes, en 2001, et a ordonné un supplément d’information pour un reliquat de peine (voir nos articles). Les magistrats ont par ailleurs refusé l’exécution en France de cette peine principale de dix ans de prison pour « dévastation et pillage », car cette incrimination n’a pas d’équivalent en France. La cour déterminera par ailleurs lors d’une nouvelle audience si Vincenzo exécutera un reliquat de peine d’un an, deux mois et 23 jours de prison en France ou en Italie. Avant cette audience, la juridiction invite le procureur général d’Angers à demander à la justice italienne si elle accepte que Vincenzo, 47 ans, purge ce reliquat de peine en France. Le président de la cour a précisé qu’une telle peine pouvait être aménagée.

 

Dossier(s): France Italie Tags: ,

Le procès contre les trois anarchistes inculpé.e.s dans l’affaire du Parkbank (voir notre article) touche à sa fin, après presque 50 journées d’audiences. Après que le Procureur général, dans son réquisitoire, ait exigé trois ans et demi de prison pour un des inculpé.e.s et trois ans pour les deux autres, la défense prononcera son plaidoyer mardi prochain. Le verdict est attendu pour jeudi 5 novembre. Un appel à la solidarité est lancé. Mercredi 4 novembre, la veille de la fin du procès, il y aura une manifestation solidaire à Hambourg. Le jour du prononcé du verdict est prévu un rassemblement devant le palais de justice, à partir de 9 heures. Plus d’informations sur : parkbanksolidarity.blackblogs.org

 

La zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles et celle de Montgomery ont conclu un accord de coopération permettant à la première de mettre à disposition de la seconde une Unité d’assistance spéciale (UAS) pour des opérations dangereuses. Cet appui sera donc de deux ordres : soit urgent, comme dans une situation de crise telle qu’un Fort Chabrol (une situation où un individu, généralement armé se retranche dans un immeuble), soit planifié, comme une perquisition renforcée. Dans le premier cas, l’UAS sera mis à disposition 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. L’accord de coopération entre les deux zones de police bruxelloises a été conclu le 30 octobre et est entré en vigueur le 1er novembre. Il fera l’objet d’une phase de test jusqu’à la fin de l’année.

Policiers de l’unité d’assistance spéciale (UAS) de la police de Mons-Quévy

Policiers de l’unité d’assistance spéciale (UAS) de la police de Mons-Quévy

Ce matin de nombreux lycées de France, étaient bloqués par leurs élèves qui protestaient contre l’absence de mesures sanitaires. Voici un compte-rendu non-exhaustif des événements. Au lycée Colbert, à Paris, la police a chargé, frappé et gazé les lycéen·nes, puis a menacé d’écraser puis gazé un journaliste. À Nantes, les élèves du lycée Guist’hau ont du faire face à une intervention des forces de l’ordre. Une patrouille de police qui a tout de suite poussé des élèves pour les intimider, un élève s’est fait balayer. Les gardiens et l’administration ont collaboré avec la police pour déloger les poubelles qui bloquaient l’entrée. Des mobilisations ont aussi été signalées aux abords du lycées Michelet, à Nantes. Enfin, des enseignants se sont mis en grève au lycée Camus, quartier Bellevue à Nantes.

À Saint-Nazaire, c’est la Cité scolaire Aristide Briand, un des plus grands lycées de France, qui était bloqué ce matin. Plusieurs centaines d’élèves ont fermé les entrées et allumé un feu. La police et les pompiers sont intervenus mais les cours ont été interrompus toute la matinée. À Montpellier (Hérault), 42 professeurs sont en grève reconductible au lycée professionnel Pierre Mendès-France. Des blocages partiels ont également été organisés dans plusieurs lycées corses, comme au lycée Fango, à Bastia.

La police charge les lycéen·nes

La police charge les lycéen·nes

En France, l’état-major des Armées a exposé les détails du renforcement du dispositif « Sentinelle », décrété à la suite de l’attentat de Nice. D’ici le milieu de cette semaine, 4000 militaires supplémentaires seront déployés, avec une attention particulière pour les lieux de culte et établissements scolaires. Le déploiement de ce renfort fera monter les effectifs déployés, à 7000 militaires. Ce niveau n’avait plus été atteint depuis 2017. « Sentinelle » comprendra donc une centaine de sections supplémentaires exclusivement issues de l’armée de Terre et réparties à 50-50 entre Paris et sa région et les six zones de défense et de sécurité (ZDS) du territoire métropolitain. Le dispositif est et restera constitué d’environ 10% de réservistes.

Dès le 30 octobre, 19 sections de l’armée de Terre avaient été mises à disposition des autorités préfectorales et judiciaires dans les différentes ZDS (3 par zone et une à Nice). Pour la plupart des ZDS, un effort de régionalisation a été privilégié pour permettre un déploiement efficace. Autrement dit, ces premiers renforts proviennent d’unités casernées à proximité de leur secteur opérationnel. Il s’agit, entre autres, du 152e RI de Colmar pour la zone Est et 13e BCA de Barby pour la zone Sud-Est.

 

Dossier(s): France Tags:

Après avoir mené une grève de la faim et de la communication du 9 septembre au 30 octobre 2020, le prisonnier politique basque Iñaki Bilbao Goikoetxea “Txikito” a décidé de commencer nouvelle grève, celle-ci de la faim et de la soif, à partir d’aujourd’hui. Le 9 septembre 2020, Iñaki Bilbao “Txikito” avait commencé sa grève de la faim et de la communication de 50 jours pour “revendiquer un Pays basque indépendant, socialiste, unifié et bascophone. Iñaki Bilbao ‘Txikito’, purge une peine dans la prison de Puerto III (une des prison les plus dures de l’État espagnol) et a passé un total de 36 années en prison. Les autorités judiciaires et carcérales espagnoles s’acharnent particulièrement contre lui en raison de ses positions critiques envers l’abandon de la lutte armée par ETA (voir notre article). Au Pays basque de nombreuses mobilisations, telles que la manifestation nationale du 10 octobre 2020 à Bilbao, ont eu lieu en solidarité avec Txikito.

Iñaki Bilbao 'Txikito'

Iñaki Bilbao ‘Txikito’

La direction du générale Contrôle du bien-être au travail (Division du contrôle régional du bien-être) a envoyé une note le 29 octobre aux services externes pour la prévention et la protection au travail. Dans cette note, on y apprend que le non-respect des mesures sanitaires sur de nombreux lieux de travail permet au virus de circuler librement. Cette nouvelle n’a rien de surprenant, puisque, depuis le début de l’épidémie, une majorité d’employeurs ne respectent pas les règles sanitaires (voir nos articles ici et ici).

La DG Contrôle du bien être au travail

La DG Contrôle du bien être au travail

Dossier(s): Belgique Tags: ,

De graves affrontements ont eu lieu lors d’une manifestation contre le confinements hier à Barcelone. Les heurts ont commencé aux portes du palais de la Generalitat et de la mairie de Barcelone. Les manifestants ont affrontés la police, dressant des barricades, lançant divers projectiles et incendiant des conteneurs. Quatorze personnes ont été arrêtées et trente personnes ont été blessées selon le bilan officiel. Dans les affrontements, deux fourgons des brigades mobiles ont été mis hors service, ainsi que trois véhicules de police catalane, un véhicule et une moto de la Garde urbaine. A Burgos, un rassemblement anti-confinement s’est tenu dans le quartier de Gamonal vendredi soir. Il a également débouché sur de violents affrontements avec la police.

Les affrontements de Barcelone

Une marche de protestation contre le confinement, hier jeudi 29 en soirée, a commencé place de la République à Paris et continué dans la ville. Alors que la marche serpentait à travers Paris, des manifestants énergiques ont été entendus scandant des slogans contre le confinement, certains tirant des feux d’artifice, brûlant des fusées éclairantes et renversant des poubelles au fur et à mesure. Le rassemblement a finalement rencontré une escouade de policiers anti-émeute près du Centre Pompidou, qui a rapidement tiré des gaz lacrymogènes sur la foule. Des actions similaires ont eu lieu ailleurs en France, notamment dans les villes de Castres et Toulouse, où des manifestants ont été entendus chanter « révolution » et «Tout le monde déteste la détention», se référant aux mesures Covid-19 récemment renforcées.

Dossier(s): France Tags: ,

Dans le port d’Anvers, environ 150 militants pour le climat ont pénétré ce samedi sur le site d’Ineos où l’entreprise pétrochimique souhaite implanter de nouvelles unités de production d’éthylène et de propylène. « Project One » est actuellement étudié par le gouvernement flamand, qui doit décider d’octroyer ou non un permis environnemental. Un premier avis positif a déjà été rendu par la Région la semaine passée. Les manifestants craignent que le géant de la chimie utilise du gaz de schiste pour produire de l’éthylène et du propylène, essentiels à la fabrication de plastique. En outre, plusieurs hectares de forêt doivent être défrichés dans le cadre de ce projet. C’est sur cette friche que les activistes se sont installés samedi. En fin d’après-midi, une petite cinquantaine d’activistes avaient été interpellés par les forces l’ordre. Le reste s’est rendu dans les bois tout proche. Certains se sont enchaînés, d’autres sont montés dans les arbres. Les forces de l’ordre ont mis fin samedi soir à l’occupation. En fin de journée, entre 80 et 100 activistes ont été arrêtés par la police sur le site, a indiqué le mouvement international Ineos Will Fall, à l’origine de l’action.

 

Dossier(s): Belgique Tags: ,