Le 16 septembre débutera le procès de 47 personnes accusées de « participation active à une organisation terroriste ». Les inculpé.e.s sont lié.e.s à l’action, légale et sociale, pour la défense des droits des détenu.e.s politiques basques. Tou.te.s sont accusé.e.s de faire partie du “front des prisons” (voir notre article). Le bureau du procureur demande de huit à vingt ans d’emprisonnement, sous les accusations de participation active à une organisation terroriste, de financement du terrorisme… Les accusé.e.s sont, d’une part, des avocat.e.s de prisonnier·ère·s de l’ETA et des personnes, partis et associations de la société civile basque et, d’autre part, les membres des groupes Herrira, Jaiki Adi et Etxerat. Jaiki Adi est une association de professionnels de la santé assistant des personnes touchées par les violences en Espagne et en France qui offrent, entre autre, une assistance psychologique aux prisonniers et un traitement aux personnes qui ont été torturées. Etxerat est défini comme une organisation composée d’ami.e.s et de parents de prisonnier·ère·s, de déporté.e.s et d’exilé.e.s. Et Herrira est une organisation créée pour dénoncer les mauvaises traitements dans les prisons espagnoles à l’encontre des prisonnier·ère·s basques.

Un rassemblement de soutien sera organisé le 14 septembre à Bilbao.

Les inculpé.e.s du procès du "Front des prisons"

Les autorités françaises ont remis à l’Espagne une militante historique d’ETA, Maria Soledad Iparraguirre Guenechea. « Anboto », qui a fini de purger sa peine en France le 28 août, a été remise à l’Espagne en exécution d’un mandat d’arrêt européen validé par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. En Espagne, elle est notamment soupçonnée d’avoir commandé l’exécution en 1995 du commandant de l’armée de Terre Luciano Cortizo Alonso, tué par une charge explosive placée sous le siège de sa voiture, dans la ville de Leon (nord-ouest). En 2015, un juge de l’Audience nationale avait rouvert l’enquête sur cette affaire. Le juge d’instruction estime qu' »Anboto » était devenue, à partir de 1993, la cheffe de commandos de l’organisation. En France, elle avait été condamnée, avec Mikel Albisu Iriarte, dit « Antza », en novembre 2012 à 20 ans de réclusion criminelle en France, assortie d’une peine de sûreté des deux-tiers et d’une interdiction définitive du territoire français. Elle avait été arrêté en octobre 2004 à Salies-de-Béarn (sud-ouest de la France). L’an dernier, « Anboto » avait été choisie par l’ETA pour lire en basque le communiqué qui annonçait la dissolution de l’organisation clandestine en mai 2018.

Maria Soledad Iparraguirre Guenechea

 

Pour leur rentrée, des milliers de Gilets Jaunes ont manifesté dans plusieurs grandes villes françaises. A Montpellier samedi, le cortège de 3000 manifestants a donné lieu à des incidents dans le centre-ville, où la police a fait usage de gaz lacrymogènes. Une fumée épaisse a rapidement envahi une rue commerçante de la ville, où une voiture de police, sans occupants, a été incendiée. Plusieurs vitrines ont été brisées. Vers 20H00, la préfecture faisait état de neuf interpellations, notamment pour des jets de projectiles et six blessés légers parmi les forces de l’ordre. A Rouen aussi, où tout rassemblement était interdit dans le centre-ville, des heurts ont éclaté lors de la manifestation de gilets jaunes, soutenue par la CGT de Seine-Maritime, conduisant à 26 interpellations et 111 verbalisations. Plusieurs vitrines de commerces ont été brisées tandis que des vitres du tribunal ont été cassés. A Paris, les forces de l’ordre ont procédé à 107 interpellations, empêchant toute manifestation dans le quartier des Champs Élysées.

La voiture de police incendiée à Montpellier

 

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Une enquête est ouverte par la police de la zone de Bruxelles-Capitale/Ixelles afin d’identifier les auteurs de jets de peinture et de tags sur le bâtiment de l’ambassade du Brésil à Bruxelles la nuit de mercredi à jeudi. Une inscription « Bolsonaro=ecocide » a été taguée sur la façade de l’ambassade et la façade a été couverte d’empreintes de mains à la peinture rouge, comme ensanglantées. Ces tagues sont a mettre en lien avec les graves incendies qui ravagent la forêt amazonienne au Brésil. Le président brésilien, Jair Bolsonaro, est accusé d’être en partie responsable de la destruction de cet écosystème.

L'ambassade brésilienne à Bruxelles taguée

L’ambassade brésilienne à Bruxelles taguée

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Des militant·e·s en Suisse ont attaqué AMAG à Berne-Wankdorf, le premier importateur de véhicules Volkswagen (VW) du pays, par solidarité avec le Rojava. Plusieurs véhicules ont été incendiés. Cette attaque a lieu à un moment où VW est sur le point de signer un contrat pour construire une nouvelle usine en Turquie près d’Izmir, attestant du soutien que l’Allemagne apporte au régime turque alors que celui-ci menace d’envahir le Rojava. Cet investissement a été décidé malgré le climat économique instable en Turquie, et témoigne d’autant plus fortement de l’alliance politique entre l’Allemagne et la Turquie. Dans un communiqué revendiquant l’attaque, les militant·e·s déclarent que cette attaque au feu vise à dénoncer le soutien que reçoit la Turquie en Europe et à manifester la solidarité internationale avec le Rojava.

Voitures incendiées chez AMAG, premier importateur de VW en Suisse

Voitures incendiées chez AMAG, premier importateur de VW en Suisse

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Une centaine de manifestants se sont rassemblés cet après-midi devant l’ambassade de Grèce à Bruxelles en solidarité avec le quartier rebelle d’Exarcheia à Athènes, qui a fait l’objet de plusieurs raids policiers ces dernières semaines (voir cet article et cet autre). Parmi les manifestants une grosse délégations d’antifascistes de Liège.

 

 

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Le propriétaire franchisé de plusieurs fast-food marseillais a proposé 25.000 euros à un salarié pour qu’il dépose un faux témoignage contre un leader syndical. Déjà accusé depuis plusieurs années de vouloir se débarrasser coûte que coûte des syndicalistes le dirigeant est cette fois visé par des preuves accablantes. Des enregistrements audio montrent qu’il a acheté le témoignage d’un de ses salariés pour écarter un syndicaliste. L’employé était en instance de départ négocié et se serait vu proposer 25.000 euros afin de témoigner contre le leader en question. Le salarié est finalement revenu sur son témoignage acheté. Un autre salarié pourrait avoir un enregistrement compromettant en sa possession.

Grève chez McDo à Marseille (archive)

 

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Suite à l’escalade répressive contre le quartier rebelle d’Exarchia à Athènes, un rassemblement solidaire aura lieu ce mercredi 4 septembre à 18h, devant l’Ambassade de Grèce à Bruxelles, 10 Rue des Petits Carmes (Métro Porte de Namur). Les opérations de répression promises par le nouveau gouvernement grec ont commencé dès le 26 août avec l’arrestation de 150 personnes dont de nombreux migrants. Le 29 août la police anti-émeute attaquait le célèbre centre social K*VOX, un membre du collectif anarchiste Rouvikonas était blessé à la tête et quatre personnes étaient arrêtées. Ce 31 août, plusieurs manifestants solidaires s’étaient déjà rassemblé avec une banderolle, devant la même ambassade (cf photo).

Rassemblement solidaire

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À Genève, dans le cadre de l’Acte 42 des Gilets jaunes, un millier de manifestants français ont défilé  entre la frontière française et le Palais des Nations, siège européen de l’ONU, pour y dénoncer les violences policières. Plusieurs personnes  victimes de la répression policière étaient présentes dans le cortège. Cette action en Suisse est la deuxième du genre après celle de février. Un dossier sur les violences commises par la police depuis le 17 novembre a été remis dans le courant de la semaine à la nouvelle directrice générale de l’ONU à Genève. Une autre copie est destinée au Haut Commissariat aux droits de l’homme. Les gilets jaunes dénoncent l’utilisation d’armes de guerre, en particulier le LBD40 fabriqué à Thoune, en Suisse, qui ont mutilé de nombreux manifestants. À Paris, un cortège de quelques centaines de manifestants est parti de la place Gambetta, à l’est, peu avant 14h. Arrivé au pied du Sacré-Coeur, à Montmartre, il s’est dispersé dans le calme en fin d’après-midi. « Climat, emploi, retraites, même combat », « Urgence pour les urgences »: dans le défilé, les pancartes plaidaient pour une convergence des luttes en cette rentrée. Il y a également eu des manifestations à Toulouse, et à Bordeaux.

Les Gilets jaunes à Genève

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