Ce 30 novembre, plusieurs appels ont été lancés par les « gilets jaunes » pour manifester à Bruxelles. Nous tenterons de publier ici les informations au cour de la journée.

11h: Une soixantaine de gilets jaunes sont rassemblés au Carrefour Arts-Loi, et 45 autres aux abords de Bruxelles-Midi. On rapporte des fouilles sur les passagers descendant à la gare de Bruxelles-Midi et des policiers anti-émeute aux abords des grandes gares. Plusieurs personnes dont au moins trois femmes ont déjà été arrêtées, apparemment parce qu’elles avaient des gilets jaunes dans leurs sacs.

11h05: La police a annoncé avoir arrêté une trentaine de personnes aux gares de Bruxelles-Midi et Bruxelles-Central pour « port d’armes prohibées ».

11h10: Les tunnels Tervueren, Cinquantenaire et Loi sont fermés direction Centre. La zone de police Bruxelles-Ixelles a déclaré « On invite les gens pour aller à Arts-Loi pour mener une action pacifique », ce qui semble indiquer que ce rassemblement est toléré pour l’instant.

11h30: Pas de gilets jaunes et peu de policiers visibles à la gare de Bruxelles-Midi.

12h: Moins d’une vingtaine de gilets jaunes à Arts-Loi. La police bloque elle-même la Rue de la Loi. La police a ordonné la fermeture de la station de métro Parc. Le commissaire Vandersmissen est présent à Trône.

14h: Des affrontements ont éclaté à Arts-Loi. La police anti-émeute contrôle les accès de la station et est présente dans les escaliers et aux sorties.

14h03: La station Trône n’est actuellement pas contrôlée.

14h10: Les affrontements continuent. Des barricades ont été montées par les manifestants. On signale deux voitures de police détruites. La police encercle tout le carrefour à Trône et charge.

14h45: Des gilets jaunes sont poursuivis par la police boulevard Pacheco et dans les rue adjacentes.

14h55: Les manifestants sont bloqués par la police. Une centaine d’arrestations.

15h05: Plusieurs centaines de manifestants sont nassés dans une parallèle du boulevard Pacheco (Rue Saint-Laurent). Une partie des manifestants se dirigent vers le quartier Madou.

15h20: Le journaliste de Brut se fait prendre son passeport et est arrêté violement par la police.

15h45: Il ne semble plus y avoir de rassemblements en dehors de la nasse de la rue Saint-Laurent.

15h50: 15h55: La police laisse les manifestants sortir de la nasse Rue Saint-Laurent (entre 200-300 personnes) à condition d’être fouillés, de jeter les gilets jaunes et de donner leur carte d’identité.

16h10: Philippe Close, bourgmestre de Bruxelles a déclaré la manifestation « interdite », toute personne en train de « manifester » (ou de porter un gilet jaune donc) sera arrêtée. Il a également déclaré que « la police était restée maître de la situation », alors que des barricades longent la petite ceinture de Arts-Loi à Botanique, le mobilier urbain et les vitrines de banques ont été détruits et parfois incendiés.

Deux camionnettes de la police en feu à Arts-Loi

Deux camionnettes de la police en feu à Arts-Loi

Des gilets jaunes nassés à Bruxelles le 30 novembre 2018

Des gilets jaunes nassés à Bruxelles le 30 novembre 2018

Dossier(s): Archives Belgique Tags:

La résistance des prisonniers à Amed après le coup d’état du 12 septembre 1980.

Le coup d’Etat de 1980 en Turquie a laissé derrière lui un lourd bilan: des dizaines de milliers de personnes arrêtées, torturées, disparues. Dans ce documentaire, des dizaines de victimes du Coup témoignent de leur réalité en prison après le Coup.

La projection sera suivie d’une discussion avec Kamber Akbalık, ancien prisonnier dans la prison d’Amed.

À l’initiative d’Atik Belgique et du Secours Rouge
Samedi 1er décembre à 19h30
Local Sacco-Vanzetti – 54 Chaussée de Forest, 1060 Bxl

Projection de

Projection de

Il sera bientôt possible pour les jeunes d’effectuer un stage rémunéré au sein de la police. Les autorités espèrent ainsi donner envie aux moins de 25 ans de devenir policiers, notamment ceux aux profils spécifiques comme les spécialistes IT. Les jeunes jusqu’à 25 ans pourront alors se porter candidat pour un tel stage rémunéré, par exemple dans la police, à l’OCAM ou au Centre de crise. Tous les services de la police devraient proposer des places, mais les stagiaires ne seront bien sûr pas amenés à effectuer des interpellations ou à utiliser une arme.

La police fédérale manque de 1829 agents, selon des chiffres fournis par le ministre de l’Intérieur à la commission de suivi des attentats du 22 mars. Après trois années de baisse des effectifs de la police fédérale, le nombre d’agents a crû en 2017. Le 1er janvier dernier, il y avait 204 policiers de plus qu’un an auparavant. Mais les cadres restent incomplets dans tous les services à l’exception de la DG de la gestion des ressources et de l’information (DGR). Ironiquement, c’est là que se trouve la cellule de recrutement.

A l'école de police

A l’école de police

Dossier(s): Archives Belgique Tags:

Le PKK est inscrit depuis 2002 dans la liste des organisations terroristes, émis au sein de l’Union Européenne. De nombreux recours ont été tentés afin de faire annuler cette inscription. Le dernier recours date du 16 avril 2017. Ce jeudi 15 novembre, le Tribunal de l’Union européenne a déclaré qu’il n’existait pas d’éléments suffisant pour placer le PKK sur la liste des organisations terroristes jusqu’en 2017, ce qui devrait faire jurisprudence pour l’année suivante.

La décision de garder le PKK sur la liste des organisations terroristes est fondée sur une ordonnance de l’Assemblée du ministère de l’intérieur du Royaume-Uni, des éléments rapportés par les États-Unis ainsi que des décisions judiciaires françaises. Tous ces éléments portent sur des faits ayant eu lieu entre les années 1990 et le début des années 2000. En conséquence, selon la Cour, la preuve d’une « menace terroriste persistante » n’a pas été prouvée. Deuxièmement, la Cour a estimé que la Commission n’avait pas assez étudié les éléments invoqués. Troisièmement, la Cour a conclu que le Conseil n’avait pas suffisamment étayé et pris en compte les arguments pour lesquelles le PKK ne devrait pas figurer sur cette liste.

Tous les États de l’Union européenne ayant la responsabilité de se conformer au verdict, et au delà, ceux concernés, membres du Conseil de l’Europe, toutes les décisions rendues par les États individuellement devront être annulées. Le renouvellement des inscriptions sur la liste des personnes et organisations terroristes a lieu tous les six mois minimum. Ainsi, si certains États arrivaient à étayer leurs conclusions d’éléments nouveaux, il leur serait encore toutefois possible de replacer le PKK sur cette liste.

Plus de détails sur le site du Kedistan

Le siège de la CJUE

Le siège de la CJUE

La manifestation d’avant-hier contre les travaux de la Plaine à Marseille a tourné à l’affrontement en fin de journée. 500 à 600 personnes étaient rassemblées. Après 18h, des affrontements se sont produits cours Julien. Certaines militants ont lancé des projectiles contre les forces de l’ordre. Les policiers ont tiré des lacrymogènes. Deux personnes ont été interpellées par la BAC (brigade anti-criminalité) et les CRS. La sécurité publique leur reproche des jets de projectiles et une entrave à l’action de la police.

Voir le dossier du Laboratoire d’urbanisme insurrectionnel sur la Plaine et les autres « chantiers Gaudin »

Affrontements à la

Affrontements à la

Dossier(s): Archives France Tags: ,

Le 25 novembre, journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes à vue des centaines de milliers de manifestant.e.s marcher à travers le monde. Toutes ne se sont pas passées sans violence. En Turquie, des milliers de femmes ont tenté de manifester dans deux points différents de la villes. Les manifestations n’étant pas autorisée, la police a utilisé des gaz lacrymogènes et des boucliers pour disperser les manifestantes.

La répression de la manifestation à Istanbul

La répression de la manifestation à Istanbul

A Bruxelles, la manifestation a rassemblé plus de 5.000 personnes. Des camarades de la campagne Shengal ont marché avec leurs camarades turques et kurdes en soutien aux femmes combattantes du Kurdistan.

A la manifestation de Bruxelles

A la manifestation de Bruxelles

Des groupes d’extrême droite, dont le Parti des Suisses nationalistes (PSN), avaient appelé au rassemblement sur la Messeplatz contre le Pacte de l’ONU sur les migrations. Ils avaient reçu une autorisation du canton de Bâle-Ville. Une trentaine de personnes ont répondu à l’appel. Toutefois, lorsqu’ils sont arrivés sur les lieux vers 14h00, quelque 300 antifas les attendaient. D’autres les ont rejoints plus tard. Dans les rues adjacentes, la police était déployée avec un important dispositif. Des renforts venus d’autres cantons étaient également présents. Un hélicoptère de la police survolait la ville. Aucune demande d’autorisation n’avait été déposée pour la contre-manifestation.

Les fascistes se sont déplacés via un étroit passage vers une rue voisine, protégé par la police a contenu la foule de contre-manifestants. Les antifas ont tenté de forcer le barrage de la police ce qui a provoqué de violents affrontements. Les antifas ont lancé des matériaux de construction et des bouteilles sur les policiers qui tiraient avec des balles en caoutchouc. Près de 200 personnes ont été contrôlées et deux mises en détention préventive. Deux participants à la contre-manifestation ont été légèrement blessés.

Les antifas dans la rues à Bâle

Les antifas dans la rues à Bâle

Ce samedi 24 novembre, plus de 80.000 personnes ont participé aux actions des gilets jaunes organisées en France et à La Réunion. Des rassemblements et manifestations se sont tenus à Lille, Lyon, Toulouse, Limoges, Carcassonne … ainsi qu’à Saint-Denis (à La Réunion). Des barrages filtrants, opérations escargots ou péages gratuits ont également été organisée sur des axes routiers et des zones commerciales.

A Paris, le rassemblement avait été interdit par la préfecture. Les «gilets jaunes» avait rejeté la proposition de se rassembler sur le Champ-de-Mars, refusant d’être «parqués» loin des lieux de pouvoir parisiens, et avait annoncé qu’ils manifesteraient «dans le quartier des Champs-Élysées» durant «toute la journée». La police ne pouvant les contenir dans le haut des Champs-Élysées, les manifestants ont finalement pu avancer vers la place de la Concorde où la police avait renforcé la sécurité. Des gaz lacrymogènes seront tirés et la police utilisera des canons à eau pour éloigner les gilets jaunes. De l’autre côté, les gilets jaunes ont construit des barricades avec des barrières de chantier (et en démontant entre autre des terrasses) et descellé des pavés. Vers 15h, on dénombrait huit blessés (dont 2 gendarmes).

En Belgique, plusieurs actions nocturnes se sont tenues dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 à Binche, Pommeroeul, Erquelinnes et Charleroi… L’autoroute A7/E19 Mons-Bruxelles avait été fermée vendredi en fin de journée. Le samedi matin, des blocages étaient organisés dans divers endroits. Plusieurs gilets jaunes se sont également rendus à l’aéroport de Bierset, en province de Liège, pour bloquer le charroi des camions et filtrer un à un les camions.

Dans le centre-ville de Charleroi, la police d’Anvers a dû venir en renfort pour faire face à une émeute. Une autopompe a été utilisée pour disperser les manifestants. Deux personnes ont été interpellées.

Camion en feu sur les Champs Elysées

Camion en feu sur les Champs Elysées

Dossier(s): Archives France Tags: ,

Mercredi 21 novembre, la cour d’appel de Bastia a confirmé le jugement de 500 euros d’amende à l’encontre de trois militants nationalistes, Stéphane Tomasini, Félix Benedetti et Jean Marc Dominici. Ils avaient refusé en 2017 de se plier aux obligations (notamment en termes de prélèvement d’ADN et d’empreinte biologique) liées à leur inscription au Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes.
Les trois militants, avaient été interpellé en mai 2017 dans le cadre des poursuites liées aux manifestations nationalistes d’octobre 2016 (voir notre article).

Les affrontements à Bastia (archive)

Les affrontements à Bastia (archive)

Dossier(s): Archives Pays-Basque Tags: ,