Berlin a ouvert la porte ce lundi à une modification d’une nouvelle loi très controversée visant à faire la police sur les réseaux sociaux. Cette loi, l’une des plus stricts en Europe sur le sujet, oblige les plateformes d’échange telles que Twitter, Facebook ou YouTube à supprimer les messages au contenu incitant à la haine, passibles de poursuites pour diffamation ou véhiculant de fausses informations. Elles doivent le faire dans un délai de 24 heures après avoir été alertées par des utilisateurs, sous peine d’amendes pouvant aller jusqu’à 50 millions d’euros.

Les plateformes ont vigoureusement protesté l’an dernier contre cette initiative, prise notamment après une accumulation de commentaires haineux sur Internet en Allemagne consécutive à l’arrivée de plus d’un million de migrants en 2015 et 2016. Les détracteurs de la loi dénoncent un texte qui aboutit à restreindre la liberté d’expression et à confier aux géants de l’internet le rôle de censeur. La controverse a été relancée au cours du week-end lorsque l’initiateur de la législation, le ministre allemand de la Justice Heiko Maas, a vu l’un de ses tweets supprimé en vertu du texte. Le tweet en question remontait à 2010, à une époque où il n’était pas encore ministre. Heiko Maas s’en était pris à un essayiste à succès néo-conservateur en Allemagne en le traitant de « crétin ».

Heiko Maas

Heiko Maas

Hier lundi 8 janvier, les deux magistrates toulousaines qui enquêtaient sur la mort du militant écologiste, tué dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014 par l’explosion d’une grenade offensive sur le site du barrage de Sivens (Tarn), ont conclu que personne ne devait être poursuivi pour la mort du militant écologiste de 21 ans. Empressées de blanchir les gendarmes, les juges ont refusé d’organiser une reconstitution ou de procéder à l’audition du préfet comme le demandait l’avocat de la famille.

Remi Fraisse

Remi Fraisse

Dossier(s): Archives France Tags:

Le militant républicain et élu local de Derry (Irlande du Nord), Gary Donnelly, a été arrêté à Donegal par la police de l’Irlande du Sud, alors qu’il assistait à une commémoration du centenaire de l’embuscade du train de Meenbanad (la libération à main armée par des républicains irlandais de deux prisonniers, le 4 janvier 1918, à la gare de Meenbanad, est considérée comme le premier épisode de la guerre de libération irlandaise, voir ci-dessous). Gary Donnelly a été arrêté avec un deuxième militant et ils auraient été interrogé sur l’exécution du tr!stement célèbre Denis Donaldson. Denis Donaldson avait servi d’indicateur pour les services de renseignements britannique, démasqué en 2005, il s’était caché à Donnegal mais avait été retrouvé et abattu par l’IRA Véritable (Real IRA). Gary Donnelly a déjà été arrêté et interrogé pour l’affaire de Donaldson en septembre 2011, il avait été libéré sans inculpation. Cette nouvelle arrestation n’est rien de moins que du harcèlement, aucune nouvelle preuve n’est mise en avant depuis.

Free Gary Donnely!

Free Gary Donnely!

Dossier(s): Archives Europe Tags:

Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier une centaine de personnes ont occupé un l’ancien bâtiment de H&M, vide depuis un an. L’appel avait été lancé pour une fête sauvage dans le but de se réapproprier la ville. Peu de temps après le début de la fête, la police est arrivée sur place avec un énorme dispositif. Un canon à eau, une centaine de policiers anti-émeutes ainsi que la brigade de renseignement (BRIC) ont bouclé le périmètre. Un petit groupe de participant.es a réussi à sortir du bâtiment en forçant le dispositif. Le Groupe Antirep Genève fait état de 116 interpellations dont 46 personnes emmenées au poste de police pour des contrôles plus poussés. Deux personnes ont aussi été hospitalisées pour des traumatismes crâniens et des contusions suite aux violences policières.

Nouvel an répressif à Genève

Nouvel an répressif à Genève

Dossier(s): Archives Suisse Tags:

Plus de 150 manifestants se sont rassemblés de 12H30 à 14H00 sur le trottoir faisant face à l’ambassade d’Iran, avenue Franklin Roosevelt, à Bruxelles, à l’appel de la section de Belgique de l’organisation « 8 Mars » des femmes d’Iran et d’Afghanistan et le Belgian Youth Committee (de l’exil politique iranien). Il y a eu plusieurs prises de parole, dont notre Secours Rouge.

Le rassemblement a connu un moment d’animation lorsque trois jeunes manifestants qui s’étaient subrepticement approché de l’enceinte de l’ambassade, ont rapidement escaladé la grille, descendu et emporté le drapeau de la république islamique. Une course poursuite et une très légère empoignade a eu lieu avec la police qui a récupéré le drapeau mais n’a procédé à aucune interpellation.

Au rassemblement cet après-midi

Au rassemblement cet après-midi

Une soirée de solidarité et d’information (en farsi et en anglais, avec traduction en français et un projection de vidéos) aura lieu au Sacco-Vanzetti demain samedi 6 janvier à partir de 19H00.

Solidarité avec les prisonniers en lutte en Bulgarie !

«L’Association des Prisonniers Bulgares (Bulgarian Prisoners’ Rehabilitation Association), appelle à la solidarité internationale alors qu’elle se mobilise contre les abus qui ont lieu notamment dans la prison de Sofia. La situation déjà difficile des prisonniers a empiré depuis avril 2017, quand Peter Krestev a été réinstallé comme directeur de la prison.»

Celui-ci avait été démis de ses fonctions et son remplaçant avait procédé à plusieurs réformes, les premières depuis le début des années 1990, comme l’installation de caméras dans des locaux où les matons torturent les prisonniers. Mais ces réformes n’ont pas fait long feu au retour du directeur Krestev. Son administration protège également les gangs de narcos qui font la loi dans la prison. Récemment, ceux-ci ont violé un autre prisonnier avec du piment, au beau milieu de la cour de promenades, sous l’oeil des caméras complices. Les rackets, agressions et viols avaient déjà lieu auparavant, mais le fait qu’elles ne se produisent plus derrière le secret de portes closes en dit long sur la complaisance de l’administration pénitentiaire. Qui plus est, le directeur diminue les temps dans la cour, interdit aux prisonniers de jouer au football, ferme l’accès aux espaces de travail et diminue l’accès aux activités religieuses. L’Association des Prisonniers Bulgares se mobilise donc (c’est la première fois d’histoire récente qu’une telle mobilisation a lieu dans les prisons bulgares) pour la destitution du directeur Krestev. Cette mobilisation a lieu alors que la Bulgarie prend pour six mois la présidence du Conseil de l’Union Européenne. En plus des exactions régulières commises par son système pénitentiaire, la justice bulgare démontre clairement ses logiques racistes et anti-prolétaires: la majorité des prisonniers sont d’origine rom. Elle appelle à la solidarité internationale et notamment à des manifestations devant les représentations bulgares, afin que le mouvement des prisonniers ne soit étouffé par la répression dans le silence.

L’Association des Prisonniers Bulgares (BPRA) a été fondée en 2012 à l’initiative de Jock Palfreeman, un prisonnier antifasciste d’origine australienne. En Bulgarie en décembre 2008, il avait assisté à l’agression de deux jeunes garçons roms par une 15 militants d’extrême-droite. Jock s’est interposé et un nazi a été tué dans l’altercation. Il a ainsi été condamné à 20 ans de prison.

Solidarité avec les prisonniers en lutte en Bulgarie !
Soutien aux revendications de la BPRA pour la destitution du directeur Krestev !
Liberté pour Jock Palfreeman !

Deux dates à Bruxelles:
– Le 26 janvier à 18h: Manifestation devant la représentation bulgare auprès de l’UE (Square Marie-Louise 49, 1000 Bruxelles).
– Le 27 janvier à 19h: Soirée d’info avec une intervention téléphonique avec Jock Palfreeman, militant antifasciste emprisonné en Bulgarie (Sacco-Vanzetti, 54 Chaussée de Forest, 1060 Bruxelles).

Solidarité avec les prisonniers en lutte en Bulgarie !

Solidarité avec les prisonniers en lutte en Bulgarie !

Un cocktail Molotov a été jeté dans la benne-poubelle jouxtant le commissariat du parvis de Saint-Gilles. Le dispositif d’allumage s’est désolidarisé de la bouteille et un riverain a pu éteindre le feu. Deux personnes ont été interpellées aussitôt après. Les deux personnes (mineurs) arrêtées après le feu au commissariat de Haren (voir notre article) ont été relâchées, après n’avoir plus été considérées comme « suspectes » mais comme « témoins ».

Le commissariat du parvis Saint-Gilles

Le commissariat du parvis Saint-Gilles

Dossier(s): Archives Belgique Tags:

Gulaferit Unsal est une militante d’origine turque qui menait une activité syndicale à Ankara jusqu’en 1992. Après avoir été persécutée et emprisonnée, avec son mari, en Turquie, elle avait quitté le pays et fait une demande d’asile en Allemagne en 1999. De 2001 à 2011, elle a vécu à Thessalonique en Grèce avant d’y être arrêtée en juillet 2011 sur base d’un mandat d’arrêt émis par l’Allemagne, l’accusant d’appartenir au DHKP-C. Le mois suivant, elle avait été déportée vers l’Allemagne (voir l’article que nous avions écrit à l’époque) et condamnée à une peine de prison ferme. Après sept années de résistance (Gulaferit a mené plusieurs grèves de la faim dont une en 2015 (voir notre article) contre la censure de son courrier) et d’emprisonnement, elle vient d’être libérée.

Gulaferit Unsal

Gulaferit Unsal

Il y a trois ans, le rappeur révolutionnaire Pablo Hasél était condamné à deux ans de prison pour avoir écrit des tweets militants et des chansons en solidarité avec des prisonniers communistes et antifascistes notamment ceux membres du PCE(r) et des GRAPO (voir notre article).
Le 1er février prochain, le Tribunal se réunira une nouvelle fois pour juger le rappeur suite à des textes et des tweets tombant sous la juridiction « anti-terroriste » espagnole. Il risque jusqu’à 5 ans de prison supplémentaire.

Le rappeur Pablo Hasel

Le rappeur Pablo Hasel

Dossier(s): Archives Espagne Tags:

Mercredi 9 janvier 2013, les militantes kurdes Sakine Cansız, Fidan Doğan (Rojbîn) et Leyla Saylemez étaient froidement exécutées d’une balle dans la tête, dans les locaux du Centre d’Information du Kurdistan, situés au 147 rue La Fayette, à Paris. L’enquête menée en France a révélé que le meurtrier présumé, Ömer Güney, arrêté quelques jours après le crime, avait agi pour le compte des services secrets turcs. Le réquisitoire du Procureur de la République va dans ce sens.

Cependant, La mort d’Ömer Güney, le 17 décembre 2016, à un mois de son procès qui devait commencer à Paris, le 23 janvier 2017, a empêché la tenue d’un procès public qui aurait permis de juger non seulement l’exécutant, mais aussi, et surtout, le commanditaire, l’Etat turc. Sachant l’état de santé de Güney, le fait d’avoir fixé une date très éloignée pour le procès, comme le refus du gouvernement français de lever le secret-défense sur des renseignements qui auraient pu permettre la progression de l’enquête judiciaire, indique la volonté des autorités françaises d’éviter de voir l’Etat turc mis en accusation. Une manifestation aura lieu samedi 6 à Paris contre cette impunité organisée des commanditaires des assassinats.

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