Des tracts dans les manifestations contre la loi Travail XL et un groupe Facebook intitulé « Chasse aux DRH » appelaient à venir le 12 octobre perturber le 34e Congrès de décideurs de ressources humaines, où Muriel Pénicaud, ministre du travail, devait venir. Dans la matinée, plusieurs dizaines d’opposants à la réforme du code du travail ont dégradé, selon la préfecture de police, sept véhicules – dont trois ont été incendiés – aux abords du Pré Catelan, restaurant chic de l’Ouest parisien où se tenait le congrès. En début d’après-midi, les forces de l’ordre avaient procédé à l’interpellation de 41 personnes. Cinq manifestants âgés entre 18 et 30 ans étaient en garde à vue, jeudi soir, pour « attroupement armé », « violence sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et « dégradation par substances incendiaires ». Quant à la ministre, elle avait finalement annulé sa visite en raison « d’un changement d’agenda ».

Quatre des cinq personnes poursuivies ont été présentés à un juge, la cinquième bénéficiant d’un classement sans suite. Ces derniers devaient être jugés ce samedi en comparution immédiate, mais le procès de deux d’entre eux a été reporté au 21 novembre et, pour les deux autres, une information judiciaire a été ouverte afin de procéder à des investigations supplémentaires.

BMW en feu aux abords du Pré Catelan

BMW en feu aux abords du Pré Catelan

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Georges Louis, militant du Secours Rouge Arabe et de la CGT, vient d’être libéré ce vendredi soir, il avait été arrêté ce mardi 10 lors d’une manifestation à l’occasion de la journée de grève nationale. Il a été maintenu 3 jours en détention car deux policiers l’accusent d’avoir lancé des projectiles (« violence sur des personnes dépositaires de l’autorité publique ») et pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens » de façon masquée et « derrière une banderole » (ce simple détail lui vaut d’être considéré comme le « meneur »). Il est passé au Tribunal de Grande Instance de Paris, chambre 23, à 13h avec trois autres manifestants arrêtés au même moment (deux ont été également relâchés sous contrôle judiciaire, un est emprisonné en attente du procès). Plusieurs solidaires se sont rassemblés et ont assisté à l’audience, la salle n’a d’ailleurs pas pu accueillir tout le monde, la police filtrant les entrées. Son procès aura lieu le 24 novembre prochain, il est entre-temps libéré sous « contrôle judiciaire », interdit de manifestation et doit pointer au commissariat une fois par semaine, la procureure avait cependant demandé sa détention jusqu’au procès.

Devant la chambre 23 au tribunal.

Devant la chambre 23 au tribunal.

Contrôle judiciaire de Louis

Contrôle judiciaire de Louis

Il y a quelques jours, une audience a eu lieu au tribunal de Turin dans le cadre du procès contre les trois éco-anarchistes Billy, Costa et Silvia. La cour suprême a confirmé un « défaut de juridiction non-procédurier », comme cela avait déjà été dit en première instance et en appel, sur le principe que des accusés ne peuvent être jugés deux fois pour la même affaire. Ceci ferme une fois pour toutes l’affaire opposant l’état italien aux trois accusés.

Billy, Costa et Silvia avaient été arrêtés en Suisse avec des explosifs et accusés de vouloir commettre une action contre le centre de recherche sur les nanotechnologie d’IBM à Zurich et ils ont purgé des années de prison en Suisse. Le procureur italien voulait qu’ils soient jugés et condamnés pour les mêmes faits en Italie parce que le transport de matières explosives et la tentative d’attentat à cibler IBM en Suisse aurait été planifiée en Italie.

Soldiarité en Suisse avec Billy, Costa et Silvia

Soldiarité en Suisse avec Billy, Costa et Silvia

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Georges un camarade de la CGT et du Secours Rouge Arabe, travailleur dans la restauration est actuellement en garde-à-vue. Il a été interpellé et blessé par la police durant la manifestation à Paris lors de la journée de grève nationale du 10 octobre. Un rassemblement de solidarité est organisé demain jeudi 12 octobre à 18h devant la Préfecture de Police/Commissariat du 5e à Paris au 4 Rue de la Montagne, Ste Geneviève (Métro Maubert Mutualité) où il est en garde-à-vue.

Georges

Georges

La loi anti-squat a été votée ce 5 octobre à la chambre des représentants. Cette loi visant à criminaliser l’occupation d’immeubles ou d’habitations vides permettra des peines allant de 15 jours à 2 ans d’emprisonnement et une amende allant de 26 à 300€. Elle supprime aussi l’inviolabilité du domicile de fait qui protégeait jusqu’alors les occupations contre la police et les propriétaires.

Manifestation contre la loi anti-squat ce vendredi 13 octobre, Porte de Namur (Bruxelles) à 18h. Une autre manifestation aura également lieu le 1e novembre, lieu à déterminer.

Manifestation contre la loi anti-squat

Manifestation contre la loi anti-squat

Le jugement a été rendu aujourd’hui dans l’affaire du Quai Valmy (une patrouilleuse incendiée lors d’une manifestation contre la Loi Travail, un fumigène avait été introduit par une vitre brisée quelques secondes plus tôt). Sept des neuf accusés ont reçu des peines, les deux autres ont été relaxés. C’est une vingtaine d’années de prison distribués aux sept condamnés alors qu’aucune preuve ne vient étayer le discours de la police. L’accusation a tissé sur des « détails » (comme la couleur du caleçon d’Antonin Bernanos). Les seuls éléments apportés par l’accusation: le témoignage d’un policier et de nombreuses photos et vidéos policières, journalistiques ou « amateures », images ne contenant aucune preuve: les manifestants sont tous masqués.

Des peines très lourdes, surtout lorsqu’elles sont comparées à un autre verdict rendu il y a deux jours, celui de Claude Hermant, le militant fasciste, marchand d’armes et indicateur de police qui avait armé le djihadiste Amedy Coulibaly (auteur de « l’attaque de l’Hyper Cacher) entre autres. Il a également écopé de sept ans de prison.

Le détail des peines:
– Angel, relaxé.
– Bryan, 1000€ d’amende (refus prélèvement ADN).
– Leandro, 1 an de prison avec sursis.
– Kara, 4 ans de prison dont 2 avec sursis. Maintien en détention.
– Ari, 5 ans de prison dont 2 ans et 6 mois avec sursis. Maintien en détention.
– Thomas, 2 ans de prison dont 1 avec sursis.
– Nicolas, 5 ans de prison dont 2 ans et 6 mois avec sursis.
– Antonin, 5 ans de prison dont 2 avec sursis. Pas de mandat de dépôt.
– Joachim, 7 ans de prison, mandat d’arrêt.
– Six prévenus sont condamnés à payer « solidairement » 5000€ de dommages et intérêts au syndicat Alliance.

Un rassemblement de solidarité a immédiatement été annoncé pour ce soir à 19h30 à Ménilmontant.

La voiture de police incendiée Quai Valmy

La voiture de police incendiée Quai Valmy

Une manifestation anarchiste a eu lieu samedi à Athènes pour dénoncer les tortures dont a été victime Kostas B., un antifasciste arrêté par la police le 16 septembre dernier à la manifestation à la mémoire de Pavlos Fyssas (voir ici). La manifestation de samedi a eu lieu avenue Alexabdras et s’est dirigée vers le quartier général de la police où lKostas B. a té torturé. Les affrontements ont commencé à la tombée de la nuit dans le quartier d’Exarchia: les manifestants ont lancé des cocktails Molotov et des pierres contre les policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogènes. Deux policiers ont été légèrement blessés et une personne a été arrêtée.

Les affrontements de ce samedi à Exarchia

Les affrontements de ce samedi à Exarchia

Comme tous les samedis, une manifestation aura lieu samedi prochain. Le lieu et l’heure change chaque semaine. Ce 14 octobre, rassemblement devant la gare de Bruxelles-Central de 15h à 17h. Voir l’événement Facebook. Nuriye et Semih sont deux enseignants turcs de gauche, licenciés lors des purges qui ont fait suite au « Coup d’état ». Ils se sont mis en grève de la faim pour récupérer leur emploi, une grève de la faim qui a cristallisé un grand mouvement de solidarité en Turquie et ailleurs, pour Nuriye et Semih, contre l’état d’urgence, contre les purges,… Le pouvoir turc a réagi en les enfermant, mais Nuriye et Semih ont poursuivi la grève de la faim, elle dure désormais depuis plus de 200 jours.

Liberté pour Nuriye et Semih !

Liberté pour Nuriye et Semih !

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Jeudi, le tribunal de première instance de Bruxelles a jugé recevable mais non fondée l’action en justice introduite deux jours plus tôt par Infrabel, la société gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire, contre Michel Abdissi, le président de la CGSP Cheminots. Le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire avait assigné le syndicaliste devant l’instance bruxelloise afin de réclamer une amende de 1.000 euros par personne et par infraction si des voies ferrées étaient occupées par des individus lors des actions prévues par le syndicat socialiste ce mardi 10 octobre.

Malgré cette décision, Infrabel entend maintenir la pression sur les grévistes. Elle a déposé une nouvelle requête unilatérale en justice. Requête reçue favorablement. Elle est cette fois dirigée non plus contre le dirigeant syndical, mais contre « quiconque » se trouvera en situation de compromettre la sécurité du rail. Les personnes qui se rendent sur les voies pour bloquer les trains pourront être condamnés à payer 1.000 euros d’astreinte.

Grève à la SNCB (archive)

Grève à la SNCB (archive)

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Le squat de l’Orme (37 rue de l’Orme à Etterbeek) a été expulsé il y a quelques jours. Vers 14h30, une personne qui s’apprêtait à y rentrer a été plaquée au mur par des policiers, les clés du squat lui ont ainsi été prises et une dizaine de policiers ont pu rentrer dans l’occupation. Deux personnes se trouvant dans l’occupation ont été contrôlées et priées d’évacuer, mais l’arrivée de solidaires sur place leur a permis de récupérer une partie de leurs affaires. De nombreux effets des squatteurs sont apparemment restés sur place. Cette expulsion est la dernière d’une longue série, alors qu’une nouvelle loi s’apprête à être votée interdisant le squat en tant que tel alors que des milliers de bâtiments bruxellois restent vides.

C'est vide j'occupe, non à la loi antisquat

C’est vide j’occupe, non à la loi antisquat