Dimanche 15 janvier, dans le cadre des journées internationale d’action pour la libération d’Ahmad Sa’adat, secrétaire général du FPLP, un rassemblement se tiendra à Paris, à 15H00, à la station de métro Ménilmontant (Paris 20e).
Une soirée de solidarité a eu lieu ce vendredi 13 à Bruxelles au Sacco-Vanzetti, ainsi que dans de nombreuses autres villes à l’occasion du 15e anniversaire de l’arrestation du Secrétaire Général du FPLP par l’Autorité Palestinienne. La soirée était appelée par le Secours Rouge et par Samidoun, l’interview de Sa’adat a été projetée et a été suivie d’une discussion intéressante sur la situation du FPLP et de la lutte en général en Palestine.
Pour la justice française, c’est définitif: l’affaire Tarnac ne relève pas du terrorisme. Plus de huit ans depuis les premières arrestations, dans un arrêt rendu le 10 janvier, la Cour de cassation a définitivement tranché cette question dans ce dossier qui n’est toujours pas jugé. La plus haute juridiction judiciaire a en effet considéré qu’« il n’existe pas de charges suffisantes permettant de retenir que les infractions auraient été commises en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur ». Or, c’est la condition posée par le code pénal pour qu’une infraction soit qualifiée d’« acte de terrorisme ». Ce faisant, la Cour a rejeté les pourvois formés par le parquet général de Paris et la SNCF.
Manifestation de soutien aux inculpés de Tarnac (archive)
1000 policiers genevois, mais aussi fribourgeois, neuchâtelois et vaudois étaient réunis en nombre hier à Genève. Environ 400 manifestants s’étaient réunis durant l’après-midi à la place des Nations pour dénoncer les exactions du régime d’Erdogan. Le dispositif policier était énorme : camion à eau, blindé « piranha » et des dizaines de fourgons venus de toute la suisse romande. Il y eu de nombreux contrôles préventifs.
Le soir, une manifestation non autorisée a débuté du parc des Cropettes vers 21h05, direction Plainpalais. Environ 150 personnes y participaient. Vers 21h10 et à hauteur de la gare, 3 personnes s’étaient déjà fait arrêter. Le reste des manifestantes ont continué en courant direction bel-air. Vers 21h20 environ 30 personnes se sont fait prendre dans un kessel en face de l’Usine, elles ont toutes été arrêtées et d’autres arrestations ont eu lieu autour des Pâquis et des Cropettes vers 23h. Il y a eu plusieurs passage à tabac et 40 arrestations en tout. La plupart des personnes ont été relâchées dans la nuit, une seule aurait été mise à disposition du ministère public.
Dans le cadre des trois jours de solidarité avec Ahmad Saadat, secrétaire général emprisonné du FPLP, à l’occasion du 15e anniversaire de son arrestation par l’Autorité Palestinienne et du huitième anniversaire de sa condamnation à 30 ans d’emprisonnement par un tribunal israélien, le Secours Rouge et Samidoun organisent une soirée solidaire au Sacco-Vanzetti.
En France, la campagne Free Ahmad Sa’adat et le réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens Samidoun appellent du 13 au 15 janvier 2017 à des initiatives de solidarité avec le secrétaire général du FPLP, Ahmad Sa’adat, à l’occasion du 15e anniversaire de son arrestation par l’Autorité Palestinienne et du huitième anniversaire de sa condamnation à 30 ans d’emprisonnement par un tribunal israélien.
L’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (OCAM) dispose pour le moment d’une base de données qui est alimentée par ses services partenaires. Un rapport d’un inspecteur local va être transmis à la police fédérale, qui va le retravailler, et en fin de compte le dossier va être transmis à l’OCAM où 14 personnes vont à leur tour l’encoder dans une base de données, a expliqué le directeur de l’OCAM hier mercredi à titre d’exemple de fonctionnement inefficace. Il a donc plaidé hier mercredi pour une base de données carrefour qui permettrait à ses services d’accéder directement aux informations et bases de données des services partenaires.
La résistance du squat De Vloek, à La Haye, a été très active et a duré 18 mois: occupation du The Pier, ou du toit du Conseil municipal, diverses actions et manifestations. Cette lutte ne s’est pas concentrée uniquement sur la défense d’un espace social important dans le mouvement anti-capitaliste: ce fut aussi une lutte contre la gentrification de Scheveningen. De Vloek, après avoir été squattée pendant 13 ans, a été expulsé le 9 septembre 2015 avec une force massive de la police, des militaires, un sniper, des canons à eau et des commandos anti-terroristes. Dix personnes ont été arrêtées pour l’occupation et cinq d’entre elles pour violence contre les agents de police. Ces cinq ont passé deux semaines en prison.
Quelques mois après, le Conseil municipal a exigé des dix occupants arrêtés en septembre plus de 50.000 euros pour le coût des dommages. Ils ont refusé de payer et l’affaire s’est retrouvé devant les tribunaux. Le 21 décembre 2016, le juge les a condamné à payer 30.030,35 euros de dommages et intérêts au Conseil. Le montant est destiné à couvrir les frais de transport des gravats, soi-disant utilisés pour des barricades, à partir du site de l’expulsion et comprend également les frais d’huissier. Ils sont tenus collectivement responsables des paiements à effectuer. Cela signifie que chacun est tenu responsable de la somme entière. Les dix ont décidés d’aller en appel mais l’appel ne suspend pas l’exécution du verdict. La question est de savoir si le Conseil va attendre le verdict d’appel ou mettre en application la condamnation de première instance.
A l’occasion du rassemblement toulousain lundi 9 janvier en hommage aux 3 militantes kurdes assassinées le 9 janvier 2013 à Paris (voir notre précédent article), l’OCML VP Toulouse et l’Action Antifasciste Tolosa ont apporté leur solidarité avec le Bataillon International de Libération et avec la campagne de soutien du même nom. L’OCML VP a appelé notamment à sa soirée « Red Party » le 3 février prochain où sera projetée une interview d’un volontaire français du Bataillon. L’AFA Tolosa a elle pris la parole pour rendre hommage aux combattantes de l’IFB tombées en martyrs notamment Sevda Çağdaş, militante du MLKP, et Eylem Ataş, combattante des BÖG. Le site de la campagne : www.rojava.xyz
Le 7 décembre dernier, quatre militants kurdes, âgés de 25 à 45 ans, avaient été condamnés par le tribunal de Paris à une peine d’emprisonnement avec sursis. ils étaient accusés d’avoir aidé au financement du PKK. Ces quatre personnes viennent encore d’être condamnés au tribunal de Reims, cette fois à deux mois de prison ferme et une amende de 300 euros, pour ne pas avoir communiqué leur adresse au commissariat dans les quinze jours, procédure obligatoire selon la nouvelle loi antiterroriste. Le parquet et les avocats de la défense ont annoncé qu’ils contesteront cette décision. C’est la première fois que l’article sur le fichage des « criminels terroristes » de la nouvelle loi antiterroriste promulguée le 1er juillet 2016 a été appliqué. Et il l’aura été non pas contre les jihadistes mais contre leurs premiers ennemis.
Pola Roupa et Constantina Athanasopoulos, combattantes de Lutte Révolutionnaire arrêtées ce 5 janvier ont été toutes deux hospitalisées ce dimanche. Avec Nikos Maziotis (déjà incarcéré) elles sont immédiatement entrées en grève de la soif pour réclamer la libération de Lambros Viktoras, le fils de 6 ans de Pola et Nikos, arrêté également le 5 janvier et détenu depuis. Pola et Constantina subissent actuellement des tests pour estimer leur état de santé. Pour la troisième journée consécutive, les prisonniers de Koridallos se sont révoltés en solidarité.
Mise à jour 19h20: Il semblerait que le procureur ait ordonné la libération de Lambros Viktoras peu avant 19h avec exécution immédiate, il sera confié à sa grand-mère. L’information doit être confirmée
Mise à jour 22h: L’enfant a effectivement été confié « temporairement » (pour une durée de 6 mois renouvelable) à sa grand-mère. Il a pu quitter l’hopital. Pola, Constantina et Nikos ont mis fin à leur grève de la soif et de la faim.
Nikos Maziotis, Pola Roupa, Constantina Athanasopoulos
Constantina Athanasopoulos, la femme de 25 ans qui a été arrêtée lors de la même opération que celle qui visait Pola Roupa, a publié une déclaration sur Indymedia. Elle y revendique son appartenance à l’organisation Lutte Révolutionnaire et elle déclare qu’elle est immédiatement entrée en grève de la faim et de la soif aux côtés de Nikos et Pola pour réclamer la libération de leur enfant, Lambros Viktoras. A 6 ans, il est surnommé par certains médias mainstream « le plus jeune prisonnier politique du monde », il a été détenu au siège de la police antiterroriste d’Athènes et serait à présent confiné dans une aile pour enfants d’un hopital psychiatrique. Pola, Nikos et Constantina sont donc tous trois en grève de la soif pour qu’il soit confié à la famille de Pola. Nikos et Pola (désormais tous deux enfermés à Koridallos) ont formellement fait cette demande dans une lettre ouverte.
De nombreuses actions solidaires ont été menées: il faut d’abord noter que la question de l’enfermement de Lambros Viktoras scandalise bien au-delà du milieu anarchiste grec. Le 6 janvier, les vitrines d’un bureau de Syriza ont été brisées en solidarité avec Constantina et Pola. Ce 7 janvier à l’aube, des anarchistes ont occupé d’autres bureaux de Syriza dans l’intention de les détruire, mais ont décidé de se limiter à de la « décoration interne » (sic) car des personnes endormies ne pouvaient pas être évacuées. A Kavala, de nombreux graffitis ont fleuri sur les murs. Dans la journée de ce samedi, des cocktails molotov ont été lancés à Exarchia sur des véhicules de la brigade de répression du banditisme, sans faire de blessés.
A Bruxelles, une soirée de solidarité aura lieu ce mercredi 11 dès 19h au Sacco-Vanzetti, 54 Chaussée de Forest. Plus d’infos ici.
Constantina Athanasopoulos, la femme de 25 ans qui a été arrêtée lors de la même opération que celle qui visait Pola Roupa, a publié une déclaration sur Indymedia. Elle y revendique son appartenance à l'organisation Lutte Révolutionnaire et elle déclare qu'elle est immédiatement entrée en grève de la faim et de la soif aux côtés de Nikos et Pola pour réclamer la libération de leur enfant, Lambros Viktoras. A 6 ans, il est surnommé par certains médias mainstream "le plus jeune prisonnier politique du monde", il a été détenu au siège de la police antiterroriste d'Athènes et serait à présent confiné dans une aile pour enfants d'un hopital psychiatrique. Pola, Nikos et Constantina sont donc tous trois en grève de la soif pour qu'il soit confié à la famille de Pola. Nikos et Pola (désormais tous deux enfermés à Koridallos) ont formellement fait cette demande dans une lettre ouverte.
De nombreuses actions solidaires ont été menées: il faut d'abord noter que la question de l'enfermement de Lambros Viktoras scandalise bien au-delà du milieu anarchiste grec. Le 6 janvier, les vitrines d'un bureau de Syriza ont été brisées en solidarité avec Constantina et Pola. Ce 7 janvier à l'aube, des anarchistes ont occupé d'autres bureaux de Syriza dans l'intention de les détruire, mais ont décidé de se limiter à de la "décoration interne" (sic) car des personnes endormies ne pouvaient pas être évacuées. A Kavala, de nombreux graffitis ont fleuri sur les murs. Dans la journée de ce samedi, des cocktails molotov ont été lancés à Exarchia sur des véhicules de la brigade de répression du banditisme, sans faire de blessés.
A Bruxelles, une soirée de solidarité aura lieu ce mercredi 11 dès 19h au Sacco-Vanzetti, 54 Chaussée de Forest. Plus d'infos ici.
Vidéo de l'arrestation de Pola: