Début octobre, et après une semaine au cours de laquelle elle avait du être hospitalisée, Nadejda Tolokonnikova avait mis un terme à sa grève de la faim. Elle avait notamment reçu la garantie, de la part des autorités pénitentiaires, d’être transférée dans un autre établissement. Elle accuse, entre autre, le directeur de l’avoir menacée de mort et dénonce les conditions d’incarcération des détenues. Ce vendredi, alors qu’à sa sortie de l’hôpital, elle a été ramenée au camp, la prisonnière, détenue pour avoir chanté une prière punk dans une cathédrale moscovite, a repris son action. Son mari a déclaré, ‘Nous considérons son retour à la colonie comme une nette dégradation de sa situation. C’est une décision politique, une vengeance’.

Nadejda Tolokonnikova

Nadejda Tolokonnikova

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Inigo Vallejo avait été arrêté le 9 décembre 2003 près de Pau alors qu’il vivait dans la clandestinité après avoir été condamné en Espagne à 17 ans de prison en 2000. Les autorités espagnoles l’avaient reconnu coupable d’avoir participé à l’incendie d’un bus, action attribuée à l’ETA. En novembre 2009, les autorités françaises l’avaient condamné à une peine de 12 ans de prison pour sa responsabilité dans ‘la formation des activistes’. Considéré comme l’ancien numéro 2 de l’appareil militaire de l’ETA, Vallejo était réclamé par l’Audience nationale espagnole (instance pénale chargée des affaires de terrorisme) pour des délits de terrorisme et blessures. Hier, les autorités françaises ont accepté et remis Inigo Vallejo aux autorités espagnoles.

Iñigo Vallejo

Iñigo Vallejo

La membre présumée d’ETA interpellée la semaine dernière à Gand s’oppose à son extradition vers l’Espagne, a indiqué mercredi son avocat Paul Bekaert devant la chambre du conseil de Gand. Selon lui, 32 ans après les faits, le délai raisonnable est dépassé. Maria Natividad Jauregui Espina, alias « Pepona », née en 1958, a été interpellée dans le cadre de deux mandats d’arrêt européens, l’un pour assassinat et l’autre pour « terrorisme ».

Elle aurait été membre du commando Vizcaya entre janvier et juillet 1981 et responsable, avec le reste des membres, de diverses actions dirigées contre les forces de sécurité de l’État. Elle serait ainsi impliquée dans la mort de deux policiers, deux gardes civils et deux militaires, en plus d’avoir contribué à causer des blessures graves à plusieurs agents des forces de sécurité. Elle était recherchée depuis 1979. Selon son avocat, elle aurait rompu ses liens avec ETA et n’a jamais vécu clandestinement ou sous un faux nom en Belgique.

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Considéré comme l’opposant numéro un de Vladimir Poutine, Alexei Navalny est régulièrement l’objet d’interpellations et autres détentions provisoires suite à ses multiples prises de parole et participations aux manifestations anti-gouvernementales. Dans ce qu’il avait considéré comme une ‘affaire motivée politiquement’, il avait été condamné le 18 juillet dernier à cinq ans de camp pour détournement de fonds. A l’époque, il avait réagi en affirmant: ‘Il s’est produit quelque chose de totalement absurde et très étrange, car la fable des accusations contre moi a complètement changé par rapport à ce que c’était avant’. Aujourd’hui, la cour d’appel a confirmé sa culpabilité mais a commué la peine de prison ferme en sursis. Navalny a immédiatement déclaré qu’il allait formuler un recours contre sa condamnation, affirmant, ‘Je pense que la motivation politique de cette affaire est évidente pour tout un chacun. Les autorités essayent de toutes leurs forces de m’écarter de la bataille politique. Ils ne réussiront pas, nous continuerons.

Alexei Navalny

Alexei Navalny

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La nouvelle prison de Marche-en-Famenne sera inaugurée demain jeudi. Pour le syndicat CSC Services Publics, les conditions de sécurité sont déficientes et il manque trop de gardiens pour rendre la prison fonctionnelle. Selon la CSC, le poste de commandement intégré, centre sur lequel repose toute la sécurité du bâtiment, n’est pas encore opérationnel, les détecteurs périmétriques sont défaillants, de nombreuses portes ne fonctionnent pas correctement. Un préavis de grève a été déposé.

La nouvelle prison de Marche-en-Famenne a été conçue, construite, financée et entretenue par le consortium Eiffage Benelux – Eiffage – DG Infra+. La Régie des Bâtiments est le maître de l’ouvrage et paiera pendant 25 ans une indemnité de disponibilité au consortium. Les travaux qui ont débuté fin octobre 2011, ont duré moins de deux ans et se sont achevés le mois passé. La prison peut accueillir 300 hommes et 12 femmes. Elle devrait accueillir ses 40 premiers détenus le 4 novembre.

La nouvelle prison de Marche-en-Famenne

La nouvelle prison de Marche-en-Famenne

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Vendredi 11, la Cour d’Appel de Rennes a rendu sa décision. Les magistrats confirment la relaxe du policier qui, volontaire pour expérimenter le LBD40, un flashball nouvelle génération, avait fait usage de son arme lors d’une manifestation lycéenne le 27 novembre 2007. À la suite de ce tir, un lycéen alors âgé de 16 ans, perdait l’usage d’un œil.

S’en suivent six années de bataille juridique afin que ce policier réponde de son acte. Mais en avril 2012, il est relaxé dans un tribunal de Nantes encerclé de policiers. Vendredi 11, au Parlement de Bretagne de Rennes, une dizaine de personnes venues soutenir Pierre n’ont pu entrer dans la salle d’audience où est prononcé le délibéré. Ni Pierre ni la Ligue des Droits de l’Homme, partie civile, ne pourront assister au délibéré. Ils apprenont par une secrétaire que la Cour d’Appel de Rennes confirme la relaxe du policier.

LBD 40

LBD 40

L’audience du 11 a commencé par le rejet de la requête de la défense de Sonja contre l’expert Haag, en la déclarant sans fondement. Haag avait déclaré en avril Hermann F. apte à être cité comme témoin et avait prétendu qu’il n’y avait pas dans les expertises médicales de 1978 et 1981, d’éléments indiquant que Hermann F. aurait pu souffrir d’un syndrome de stress post-traumatique, alors même qu’il avait perdu la vue et ses deux jambes suite à l’explosion sur lui d’un engin explosif. Le tribunal suit l’expert, bien que celui-ci n’ait pas de qualification dans le domaine de la post-traumatologie.

Le tribunal ne peut cependant conclure la procédure car il a commis une erreur de forme lors du rejet de la demande de la partie civile de faire citer comme témoin Carlos, cette erreur devant être réparée avant que le parquet puisse lire son réquisitoire. Peu avant la fin de cette audience d’à peine une heure et demie, le tribunal a fait inscrire au protocole que le chef d’accusation retenu pour le Point 1 (l’OPEP) et le point 2 (MAN) pourrait être la complicité et concernant l’action contre le Château d’Heidelberg la tentative d’incendie criminel.

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Ce lundi 14 octobre , 40 jeunes de l’organisation, Segi, comparaissent devant un tribunal spécial espagnol. Ils sont accusés «d’intégration» à ETA. Le réquisitoire est de, 240 ans de prison, six pour chacun d’eux. Ce procès fait suite à une opération policière et judiciaire de grande envergure menée en 2009 contre le mouvement de la jeunesse basque. Dans ce raid effectué par la police espagnole et la Garde civile le 24 Novembre 2009, 35 jeunes ont été arrêtés. Les poursuites résultent de la décision de la Cour suprême espagnole de considérer comme «organisation terroriste» les groupes de jeunes de la gauche nationaliste. D’autre part, les opérations de police lancées en Navarre en 2008. Ce qui a conduit à l’élaboration de « listes noires »: jeunes dénoncés qui risquent une arrestation pour une activité politique publique. Sur les 40 jeunes basques accusés , 32 ont déclaré avoir été torturés . Un facteur décisif , car la plupart des accusations sont basées sur des déclarations obtenues pendant la période où les jeunes sont restés dans les mains de la police et de la Garde civile espagnole.

Les inculpés de SEGI

Les inculpés de SEGI

Le second procès qui commence jeudi est une nouvelle attaque contre les structures politiques et institutionnelles de la gauche nationaliste. Il vise des membres des organisations HB, EH et Batasuna, organisations toutes illégalisées par la volonté du pouvoir à Madrid de rentre invisible la dissidence, légitime, basque. Dans ce second procès il est demandé 372 années de prison, entre 8 et 12 ans pour chacun des inculpés.

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