Ce mercredi 12 octobre, le Secours Rouge vous invite à venir assister à la projection du documentaire ‘Les raisons de la colère’. Celui-ci traite des désordres civils et de leur recrudescence en ce début de 21ème siècle. Des journalistes sont allés à la rencontre de jeunes qui ont pris part à ces révoltes afin d’entendre leur discours et de les laisser partager leurs aspirations et leurs réflexions. Rendez-vous au Dolle Mol, rue des Eperonniers ce 12 octobre à 20h30.

Affiche Cinéclub

Affiche Cinéclub

Suite à l’accord signé le 7 octobre dernier entre la France et la Turquie qui prévoit ‘l’engagement des deux pays dans une coopération opérationnelle de lutte contre le terrorisme’, la police française a perquisitionné ce mardi les locaux de l’association franco-kurde et plusieurs habitations à Bordeaux. Halit Secen, le président de l’association kurde, ainsi qu’au moins trois autres personnes, ont été arrêtées. Selon des témoins, l’une d’entre elle aurait été battue par la police avant d’être emmenée. Depuis le début de l’année, au moins 46 kurdes ont été arrêtés en France pour des motifs politiques.

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Un juge d’instruction de Marche en Famenne a pris dans son collimateur un membre de Désobéissance Civile suite à un affichage massif dans les Ardennes. De manière tout à fait inhabituelle, l’activiste n’est pas seulement poursuivi pour l’art. 526. du code pénal (qui concerne la « dégradation » du mobilier urbain par ces affiches), mais aussi pour infraction au décret sur la presse de 1831. Pour rappel, ce Décret stipule que « Quiconque aura méchamment ou publiquement attaqué la force obligatoire des lois, ou provoqué directement à y désobéir, sera puni d’un emprisonnement de six mois à trois ans. Cette disposition ne préjudiciera pas à la liberté de la demande ou de la défense devant les tribunaux ou toutes autres autorités constituées. »

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Les hackers du Chaos Computer Club ont rendu public ce week end un rapport détaillé sur le programme «mouchard» que les enquêteurs allemands implantent sur les disques durs de suspects. Cette application doit théoriquement permettre d’intercepter les conversations téléphoniques passées par des logiciels tels que Skype, comme en a décidé la Cour constitutionnelle fédérale dans un verdict de février 2008. L’utilisation par les forces de sécurité est supposée être réservée aux cas où des vies humaines ou la sécurité de l’État sont menacées, et seulement après le feu vert d’un juge.

En analysant son code source, les hackers ont découvert que l’outil permettait aussi d’enregistrer des sons par le micro, d’activer la webcam, d’archiver les frappes sur le clavier et même d’installer d’autres programmes à distance, voire des preuves falsifiées. D’après le Chaos Computer Club, le logiciel a d’autres travers. Ainsi, son système de commande n’est pas crypté, ce qui pourrait permettre d’en détourner la mission. «Le niveau de sécurité de ce cheval de Troie est comparable au fait de choisir 1234 comme mot de passe», ironise le Chaos Computer Club. Plus grave encore, le logiciel communique avec un serveur situé aux États-Unis, pour brouiller les pistes, ce qui poserait un risque de détournement incalculable.

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Lire le rapport du Chaos Computer Club (en anglais)

Le 28 et 29 septembre 2011, quatre anarchistes (deux jeunes hommes et deux jeunes femmes) ont été arrêtés à Moscou sous l’accusation de « vandalisme » et de « destruction de propriété avec l’incendie criminel ». Ils sont soupçonnés d’avoir posé la bombe qui a explosé contre un commissariat de police de la région de Moscou le 7 juin et d’avoir incendié un excavateur dans le chantier d’autoroute à Volokamski le 5 juin. Les arrestations, des recherches et des interrogatoires ont été faits conjointement par l’UGRO (la Police judiciaire), le FSB (la sécurité d’Etat) et le Centre E (le Centre pour l’Action Contre l’Extrémisme).

Un a été arrêté le 28 septembre, tard dans la soirée. Comme il rentrait à la maison, trois agents déguisés comme des auxiliaires médicaux, l’ont attaqué par surprise. Il a été emmené à une forêt par des policiers masqués, qui l’ont menacé et tabassé, en exigeant des aveux. Les papiers sur son arrestation ont été remplis seulement le jour suivant et officiellement il a été arrêté seulement le 29 septembre. Le 29 septembre autour 9h30, trois agents, également déguisés, ont attaqués une autre anarchiste sans se présenter comme policiers. L’anarchiste s’est défendue et a blessé un policier d’un coup de couteau. Comme les blessures n’étaient pas sérieuses et la légalité de la méthode d’arrestation était douteuse, aucune charge n’a été retenue pour ce fait. La troisième personne a été arrêtée le même jour, et elle a aussi été passée à tabac. Les conditions de l’arrestation de la quatrième personne sont inconnues. Comme la police n’avait pas de preuve de leur participation, ils ont été libérés le 3 octobre tous ont été sortis, après une détention provisoire qui a largement dépassé les limites légales.

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Dans le cadre de la journée d’action internationale de solidarité avec les prisonniers politiques républicains et les prisonniers de guerre irlandais, des slogans ont été peints, une banderole accrochée et des tracts diffés samedi à Paris, revendiquant notamment le statut politique pour les prisonniers républicains irlandais et la libération de Martin Corey et Marian Price, qui étaient des militants républicains dans les années 1970 et qui furent libérés de prison, sont de nouveau emprisonnés par l’Etat britannique.
Dans des conditions très difficiles, les prisonniers de guerre de la prison de Maghaberry luttent pour obtenir à nouveau un statut politique, qui avait été gagné par leurs prédécesseurs en 1981, mais qui fut abrogé par leurs anciens camarades dans le cadre des accords de paix de 1998.
D’autres initiatives ont eu lieu en Irlande, en Allemagne et en Italie.

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Pour plus d’information…

Plusieurs centaines d' »indignés » s’étaient rassemblés hier soir à l’intérieur du parc Elisabeth, à Koekelberg, y dressant des tentes. A 22 heures, la police avait décidé de procéder à leur évacuation, arrêtant 48 d’entre eux. D’autres « indignés » avaient auparavant accepté de quitter le parc dans la soirée, pour se rendre dans les locaux de l’HUB mis à leur disposition par la commune

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Anton Nielsen, militant de 72 ans, a été incarcéré dans la prison de Horseroed au nord de Copenhague, pour avoir soutenu le Front Populaire de Libération de la Palestine à Gaza. Il a été condamné à 2 mois de prison ferme et 4 mois avec sursis pour avoir collecté par le biais de son organisation, le « Comité Horseroed-Stutthof » 17.690 couronnes danoises (environ 3.000 dollars U.S.) au bénéfice du travail humanitaire du FPLP à Gaza. Selon la législation anti-terroriste des USA et de l’Union Européenne, le FPLP est une organisation terroriste et le soutien au FPLP est considéré comme appui au terrorisme. C’est pourquoi le ministre danois de la Justice a accusé Anton Nielsen de soutien au terrorisme. Lors du récent jugement, il a été condamné à 2 mois de prison ferme et 4 mois avec sursis.

Le « Comité Horseroed-Stutthof », dont Anton Nielsen est le président, est l’association des survivants de la résistance danoise durant la deuxième guerre mondiale. Quand les communistes furent déclarés illégaux à l’époque, c’est vers la même prison de Horseroed qu’ils ont été amenés par la police danoise, et de là déportés vers l’Allemagne nazie, où beaucoup d’entre eux sont morts. Le père d’Anton Nielsen, lui-même communiste, avait été envoyé à Horseroed voilà 70 ans… Une manifestation s’est tenue devant la prison pour soutenir Anton Nielsen au moment de son entrée en prison.

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La police municipale de Koekelberg a détenu à 11h30 une personne qui n’était pas en possession de ses papiers parmi les 7 qui se trouvaient dans le parc Elisabeth, tous les groupes qui se formaient dans le parc en ont été systématiquement expulsés depuis hier. En application de la décision communale qui interdit la réunion de plus de 5 personnes dans les espaces publics sans autorisation préalable de manifester, décision prise en raison de l’arrivée des « indignés ». Un fort dispositif de police a été vu depuis ce matin dans la zone de la basilique, en face du parc composé de maîtres chiens, police montée, autobus pour détentions massives, etc…