Depuis la semaine dernière, trois personnes sont décédées en Grande-Bretagne après avoir été la cible d’un Taser ou de gaz incapacitant. La semaine dernière, Dale Burns est décédé quelques heures après avoir été ‘tasé’ durant son arrestation. L’autopsie aurait, selon les autorités, incapable de révéler les causes de sa mort. Lundi soir, Jacob Michael a été arrêté par onze policiers qui l’ont maitrisé en faisant usage de gaz incapacitant. Se sentant mal, il a été transféré à l’hôpital où il est mort un peu plus tard. Hier soir, Phillip Hulmes a été arrêté après avoir été touché par un tir de Taser. Une demi-heure plus tard, il est décédé. Les autorités ont annoncé que les autopsies de ces deux hommes n’avaient pas encore fourni leurs conclusions.

Dossier(s): Archives Europe Tags:

A partir de 2012, l’aéroport de Zaventem va tester un système de contrôle de sécurité des passagers imaginé par l’IATA (association internationale du transport aérien). Ce dernier est basé sur un procédé du tri des personnes qui seront séparées en trois catégories: passagers ‘connus’, ‘normaux’ et ‘à sécurité renforcée’. Suivant son statut, chaque voyageur se verra soumis à un contrôle différencié. Le passager ‘connu’ (officiel, haut fonctionnaire,…) se contentera de passer sous le portique de détecteur à métaux. Le passage ‘normal’ passera sous le portique et au ‘full-body’ scanner, appareil qui ‘voit’ sous les vêtements. Enfin, le passager ‘à sécurité renforcée’ devra passer sous le portique, au scanner, enlever ses chaussures et subir un contrôle anti-explosif. La catégorisation des voyageurs se fera par une estimation du risque réalisée par le gouvernement avant leur arrivée à l’aéroport. En Belgique, elle sera réalisée sur base de données personnelles et de la destination. Une fois ‘trié’, le passager se verra apposer sa catégorie via une puce où celle-ci sera mémorisée, et jointe à son passeport ou un autre document de voyage.

Projet-pilote de tri des passagers

Projet-pilote de tri des passagers

En avril dernier, les services secrets danois (PET) avaient arrêté quatre jeunes alors qu’ils se trouvaient à l’intérieur de l’école de police de Broedbyoester, à proximité de Copenhague, avec des fusées éclairantes et des cocktails Molotov. Une cinquième personne avait été arrêté un peu plus tard. Après quatre mois d’emprisonnement, ils viennent de comparaître et ont été officiellement accusés d’avoir mené divers actes incendiaires qualifiés d’actes de terrorisme selon les lois antiterroristes danoises de 2002. Le chef d’inculpation est passé ce lundi, de simple incendie à action terroriste menée dans le but de déstabiliser l’état et la police. Ils sont notamment accusés d’attaques visant le QG de la Nordea Bank, le commissariat central de Copenhague, l’ambassade de Grèce, de nombreuses banques,… Ils sont également accusés de tentatives d’incendies et d’attaques contre le parlement, la garde royale,… accusations absurdes dans la mesure où ces tentatives auraient été commises durant leur incarcération. A l’issue de l’audience, le juge a prononcé leur maintien en détention pour un mois supplémentaire minimum, et probablement jusqu’à la fin de leur procès.

Le quotidien The Guardian a pu prendre connaissance d’une circulaire publiée par Scotland Yard au plus fort des troubles il y a deux semaines, circulaire transmise à tous les policiers en charges des enquêtes liées aux événements. Celle-ci, présentée comme la réponse dans l’urgence des autorités policières face aux troubles, demande que soit placées en garde à vue toutes les personnes qui pourraient avoir pris part aux émeutes d’une quelconque manière et recommande également aux tribunaux de refuser toute libération sous caution après que soit prononcée l’inculpation, quel que soit le chef de cette inculpation.

Un collectif d’avocats, qui vient de mener un premier examen judiciaire des procédures de mise en garde à vue, indique que dans la pratique, 62% des personnes arrêtées ont été replacées en garde à vue après leur première comparution (contre 10% en temps normal), ce qui pour eux, représente clairement une politique globale d’emprisonnement massif. Selon la police, cette politique était nécessaire afin de prévenir davantage de problèmes. Par ailleurs, la circulaire suggérait aux policiers d’utiliser des règles spéciales pour expédier rapidement les affaires devant les tribunaux, même si les preuves rassemblées n’auraient normalement pas été suffisantes. Enfin, le document suggérait une déclaration à l’usage des enquêteurs pour leurs rapports d’accusation: ‘une décision stratégique a été prise par le MPS (Metropolitan Police Service) pour que dans toutes les affaires, une demande de maintien en détention provisoire soit faite, tant au commissariat que plus tard au tribunal (…) La nature spontanée des délits et la charge significatif de travail qu’ils ont placé sur les effectifs de la police font que toutes les enquêtes n’ont pas encore pu être clôturées. Certaines investigations, telles que l’analyse des images vidéos, ne peuvent être accomplies pour l’instant en raison des troubles en cours. En conséquence, cette affaire nécessite la demande d’un ‘examen minimal’ afin que soit prise une décision d’inculpation basée sur les preuves existantes et l’espérance que davantage de preuves puissent être apportées’.

Cet ‘examen minimal’ permet donc au procureur de diminuer la charge de preuve nécessaire pour un maintien en garde à vue. Et cette procédure a largement été utilisée. Aujourd’hui, cette circulaire met en lumière les procédés répressifs des autorités et expliquent comment elles ont pu placer autant de personnes derrière les barreaux.

Dossier(s): Archives Europe Tags:

La vague d’incendies de véhicules se poursuit à Berlin. Dans la nuit de samedi à dimanche, une voiture, un scooter et des équipements de chantier ont été détruit, toujours dans les quartiers de l’ancien Berlin-est qui subissent un processus de gentrification important depuis plusieurs années.

Par ailleurs, de violents affrontements ont opposé les forces de l’ordre et un groupe de personnes participant à une fête de rue dans un quartier populaire en voie de gentrification de Hambourg. 2100 policiers étaient présents pour encadrer les festivités, et des heurts les ont opposés aux participants dans le courant de la nuit. Ils ont fait usage de canons à eau pour répliquer aux jets de pierre et de feux d’artifice. Quatre véhicule de police ont également été endommagés. Les autorités ont procédé à une trentaine d’arrestations.

Dossier(s): Allemagne Archives Tags:

DON’T PANIC : DON’T TALK

Ne paniquez pas. Les photos publiées ne sont pas forcément une preuve. Ce n’est pas parce que la police a une photo floue qui est peut-être de vous que cela veut dire qu’elle sait qui vous êtes.

Ne vous livrez pas. La police utilise souvent la technique de vous faire savoir qu’elle a votre photo comme une pression psychologique afin de vous persuader de ‘vous présentez’ alors qu’elle ne sait pas qui vous êtes et n’ont aucune preuve contre vous.

Ne présumez pas que, parce que vous pouvez vous identifier sur une vidéo, un juge sera en mesure d’en faire autant. ‘Ce n’est pas moi’ en a déjà tiré plus d’un d’affaire.

Débarrassez-vous de vos vêtements. Vous n’aurez pas la moindre chance de suggérer que la personne sur la vidéo n’est pas vous si les vêtements qu’elle porte ont été retrouvé dans votre garde-robe. Débarrassez-vous de TOUS les vêtements que vous portiez à la manifestation, y compris de VOS CHAUSSURES, de votre sac, et de tous les bijoux que vous portiez à ce moment-là.

Adoptez une attitude discrète pendant quelques temps. Aux autres manifestations, les policiers seront à l’affut des personnes qu’ils ont placé sur leur liste de recherche.

Pensez à changer d’apparence. Peut-être est-ce le bon moment pour un changement de look. Faites-vous couper et colorer les cheveux, laissez-vous pousser la barbe, portez des lunettes.

Gardez vous maison propre. Débarrassez-vous des bombes de peinture, de toutes les affaires en rapport avec la manifestation et des SMS/photos douteux sur votre téléphone. Ne leur facilitez pas la tâche en ayant de al drogue, des armes ou quoi que ce soit d’autre d’illégal dans votre maison.

Faites attention à qui vous racontez ceci. Ne reconnaissez votre participation qu’aux personnes en qui vous avez vraiment confiance. Faites attention à ce que vous dites sur l’internet.

Tâchez de gardez votre sang-froid et de contrôler votre panique. Attendre qu’on frappe à votre porte est stressant à l’extrême, mais il est nécessaire que vous trouviez une manière de continuer à vivre comme d’habitude. Sinon, vous commencerez à purger votre peine avant même d’avoir été arrêté.

NO COMMENT

Si vous vous faites pincer, utiliser votre droit au silence. Répondez ‘je n’ai rien à déclarer’ à toutes les questions, avant et après l’arrestation et pendant les interrogatoires.

Ne dites rien aux policiers, même s’ils vous disent que ‘c’est dans votre intérêt’. On ne peut jamais faire confiance aux policiers. Dès l’instant où vous êtes arrêté, tout ce que vous dites est une preuve – le bavardage amical, cela n’existe pas. Ils essayeront de trouver des preuves contre vous et contre d’autres personnes. Il est plus facile de ne rien dire du tout que de répondre aux questions de manière sélective. Ne dites rien et ne signez aucune déclaration sans conseil juridique.

NE VOUS VANTEZ PAS : NE MOUCHARDEZ PAS

NE CANCANEZ PAS : RESTEZ EN SECURITE

flyerlondon.jpg

La police berlinoise a offert 5.000 euros de récompense à toute personne susceptible de l’aider à résoudre une série de neuf incendies d’automobiles ont été détruites par le feu dans la nuit du 17 au 18 août, après quinze la nuit précédente. Une centaine de policiers sont mobilisés pour tenter de mettre fin à cette série, avec le renfort d’un hélicoptère équipé d’une caméra à infra-rouge. En 2010, le nombre de véhicules incendiés à Berlin avait reculé à 54, contre 221 en 2009. Traditionnellement, les feux de voitures sont particulièrement nombreux lors des affrontements liés au 1er mai révolutionnaire à Kreuzberg et Neuköln. D’après les estimations de la police, la moitié des incendies sont motivés politiquement (lutte contre la gentrifcation des quartiers populaires), les autres relevant du vandalisme ou de l’arnaque aux assurances.

car_berlin.jpg

Dossier(s): Allemagne Archives Tags:

La police fédérale vient de communiquer les chiffres des écoutes téléphoniques pour 2010. Celles-ci ont été au nombre du 5390 contre 3603 en 2007. Cela signifie que près de 450 personnes par mois ont été placées sur écoute. Cette pratique est devenue un moyen classique de recherche, mais ne fait actuellement l’objet d’aucune règle de contrôle. Les personnes sur qui ces écoutes sont dirigées ne sont jamais averties qu’elles en ont fait l’objet si les résultats n’amènent rien de ‘concluant’. Et elles ne peuvent s’en rendre compte, le système étant indétectable. Tout le monde peut être mis sur écoute, quelque soit l’âge, dès le moment où le juge d’instruction autorise la procédure. Depuis 2003, la police dispose d’une chambre d’écoute, et est capable d’intercepter la plupart des communications, qu’elles proviennent d’une ligne fixe, d’un GSM ou sous forme de SMS. Sa seule limite aujourd’hui est Skype, dont elle ne parvient pas à capter les conversations.