La cour d’appel d’Amiens a fait savoir que le procès en appel du jugement du tribunal de Compiègne (qui avait condamné lourdement six manifestants qui protestaient contre la fermeture de leur usine Continental de Clairoix) se tiendrait le mercredi 13 janvier 2010. Les condamnations pénales et financières prononcées contre les six salariés suite à la lutte victorieuse des 1120 travailleurs de Continental-Clairoix, sont des condamnations pour l’exemple qui s’adressent à l’ensemble des travailleurs du pays. Pour prononcer ces condamnations, le tribunal, à la demande du parquet, et donc des autorités gouvernementales, a remis sur pied une loi abrogée depuis 28 ans: la loi dite ‘anticasseurs’, qui permettait, comme c’est le cas dans cette affaire, de condamner des personnes sans avoir de faits précis à leur reprocher, au nom d’une prétendue responsabilité collective qui découlerait de leur seule présence à une manifestation. Certains ont immédiatement réclamé que soit généralisé dans tout le pays, et pour toutes les manifestations, ce qu’ils ont appelé ‘la jurisprudence Continental’.

Manifestation mercredi 13 janvier à 11h de la gare d’Amiens au Palais de Justice pour exiger la relaxe des 6 ouvriers de l’usine Continental de Clairoix condamnés par le tribunal de Compiègne le 1er septembre 2009.

Manifestation pour les ouvriers de Continental

Manifestation pour les ouvriers de Continental

L’Audience nationale a finalement autorisé la manifestation de solidarité avec prisonniers politiques basques cette après-midi à Bilbao (photo). Le tribunal a rejeté la demande d’interdiction présentée par l’association Dignidad y Justicia, tout en demandant à la Ertzaintza de veiller à ce que ‘des expressions de soutien à des organisations terroristes ou à ses membres‘ ne soient pas proférées ou que ‘des pancartes ou des slogans de cet acabit‘ ne soient pas portés. L’association Dignidad y Justicia a prévenu que si ‘une seule photo de membre de l’ETA en détention‘ était exhibé, l’association poursuivra ‘personnellement’ les coupables et a menacé de prendre des ‘mesures disciplinaires opportunes‘ contre le Procureur de l’Audience Nationale pour ‘abandon de ses fonctions‘.

Cette décision apparue quelques heures avant le départ du cortège intervient après la décision de l’Audience nationale qui a estimé la veille que l’aide attribuée aux familles de prisonniers politiques ne relevait pas de la compétence de la communauté autonome du Pays-Basque. Les aides accordées par la Communauté autonome basque aux familles des prisonniers, annulées par le Tribunal suprême espagnol, avaient été octroyées par l’ancien gouvernement basque (conduit par le Parti nationaliste basque PNV) afin de compenser les effets de la dispersion des prisonniers basques originaires de la communauté autonome d’Euskadi. Le gouvernement espagnol s’est opposé à ce décret, considérant qu’il allait à l’encontre de la loi de Reconnaissance des victimes du terrorisme de 2008. La justice espagnole a considéré que si le Statut d’Autonomie octroie bien la compétence en matière pénitentiaire au gouvernement basque, son exercice reste soumis au transfert de compétences en matière pénitentiaire, toujours en attente. Par ailleurs, le gouvernement basque ne peut attribuer des aides sociales qu’aux familles de détenus présents dans des centres pénitentiaires basques.

Manif pour les prisonniers basques

Manif pour les prisonniers basques

L’annonce est tombée hier en fin d’après-midi. L’Audiencia Nacional a décidé d’interdire la manifestation convoquée par l’association des familles des prisonniers politiques basques Etxerat, qui invitait la société basque à y exprimer ‘un gigantesque non’ à la politique pénitentiaire des Etats espagnol et français.

Le site d’Etxerat

Sur un chantier de VALENS – INFRABEL dans la rue Herdebeek à Itterbeek, quatre grues et plusieurs excavatrices ont été lourdement endommagées par un incendie. L’incendie a commencé vers 4 heures du matin et il s’agit probablement d’un incendie volontaire. La circulation des trains n’a pas été entravée, mais les travaux sur le Réseau Express Régional doivent être interrompus temporairement. VALENS, qui fait partie du group Eiffage, participe à la construction du nouveau centre fermé pour clandestins à Steenokkerzeel.

Action contre Valens

Action contre Valens

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Plusieurs centaines de manifestants ont défilé ce dimanche à Bruxelles dans le cadre de la ‘Gaza Freedom March‘ dénonçant le blocus de Gaza. Une délégation de notre Secours Rouge y a porté un calicot pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah et y a diffé des centaines de tracts exposant la situation de ce camarade.

Manif pour Gaza à Bruxelles

Manif pour Gaza à Bruxelles

Calicot du SR pour Georges Abdallah à la manif Gaza

Calicot du SR pour Georges Abdallah à la manif Gaza

C’est dans le monde entier que des manifestations ont eu lieu en solidarité avec Gaza. A Gaza même, un rassemblement s’est tenu dans Ezbet Abed Rabbo, une des régions les plus dévastées pendant l’assaut sioniste de l’année dernière, organisé par le Front populaire pour la Libération de la Palestine. Des milliers d’habitants d’Abed Rabbo et les membres et sympathisants du FPLP se sont rassemblés dans le village, au milieu des ruines de maisons détruites, agitant des drapeaux palestiniens et des bannières du FPLP.

Manifestation à Gaza

Manifestation à Gaza

Jeudi 24 décembre au matin, deux cocktails Molotov ont été lancés contre le consulat du Chili à Séville. Il y a quelques jours, les prisonniers anarchistes Freddy Fuentevilla et Marcelo Villaroel ont été extradés vers le Chili depuis la prison argentine de Neuquen, où ils étaient enfermés après une condamnation pour port d’arme de guerre; au Chili, ils font face à la répression de l’Etat et à l’emprisonnement pour leurs actions révolutionnaires et des expropriations.

Cette attaque s’inscrit dans le cadre de la semaine de lutte internationaliste appelée par Gabriel Pombo Da Silva depuis la prison d’Aachen (Allemagne), qui a commencé le 18 décembre à travers une grève de la faim suivie par quelques prisonniers anarchistes dans différents Etats.

Le Collectif des prisonniers politiques basques, (Euskal Preso Kolektiboa Politiken, EPPK) a annoncé que dans les premiers jours de la nouvelle année il va lancer une nouvelle phase de lutte. Dans le texte, qui ne s’arrête pas sur les actions qui seront effectuées, est indiqué que le collectif de prisonniers, dont l’existence même est liée à un conflit politique et aussi à la solution de celui-ci, met sa ‘force’ pour que celui-ci soit résolu en suivant ‘des perspectives politiques et démocratiques‘. Il souligne que, par opposition à ‘cette répression, il est nécessaire d’ouvrir un processus démocratique fort en Euskal Herria‘. Dans ce sens, il remarque que ‘ce peuple (a besoin) d’obliger les deux Etats (à) élaborer une politique pénitentiaire basée uniquement sur des principes démocratiques, en abandonnant la politique de dispersion et de reconnaître la nature politique des prisonniers basques (…) Notre statut politique devrait être reconnue officiellement et positive pour que nous soyons rapatriés à Euskal Herria avec tous nos droits soient respectés‘, fait-il remarquer. De la même manière, il rappelle que ‘EPPK porte une dynamique politique permanente dans toutes les prisons dans les dernières années‘ et que, avec la nouvelle initiative, ‘nous voulons donner une nouvelle impulsion à notre dynamique de lutte‘.

Prisonniers basques

Prisonniers basques

Des slogans dénonçant l’entreprise Michiels Grondwerken qui effectue les travaux de terrassement dans le chantier du nouveau centre fermé à Steenokkerzeel (‘Michiels collabore‘, ‘Michiels se fait du fric en enfermant des sans-papiers‘, ‘Arrêtons les déportations‘ et ‘Michiels bâtards‘), ont été peints en rouge et en noir, sur les façades de trois églises, de panneaux publicitaires et d’écoles dans trois différentes communes autour de Heist-op-den-Berg.

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Plus de deux cents personnes se sont réunies le veille de Noël, devant le centre fermé de Vottem. Le Collectif de Résistance aux Centres Fermés pour Etrangers avait lancé un appel au rassemblement pour dénoncer une nouvelle fois la politique d’asile belge, les centres fermés et les expulsions. Les manifestants ont déposé des bougies tout autour du centre pour ‘éclairer la face la plus honteuse’ de cette politique. Le rassemblement avait également pour but de récolter des cartes téléphoniques destinées aux prisonniers présents dans le centre, cartes qui sont un moyen important de communication des personnes détenues avec l’extérieur, leur famille, leurs amis, les collectifs.