Aujourd’hui lors de la manifestation quotidienne pour la Palestine à Bourse, Mohammed Khatib a été arrêté par la police et emmené au commissariat de l’Amigo alors qu’il rentrait chez lui seul. Figure de la gauche révolutionnaire palestinienne, Mohammed est déjà visé par l’État pour ses positions politiques et menacé de perdre son statut de réfugié. Une mobilisation est organisée maintenant devant le commissariat Amigo, situé près de la grand place rue du Marché au Charbon.

[Edit 22h00] Le rassemblement spontané de soutien d’une trentaine de personnes a été dispersé par un groupe de policiers appuyé de trois combis, qui a chargé par deux fois au cris de « dégagez », « fils de pute » et « allez tous vous faire foutre ». Il semble qu’il n’y ait pas eu d’arrestations. Des rondes sont organisées dans le centre, soyez prudent si vous êtes dans le coin.

[Edit 23h30] Selon nos dernières informations, Mohammed aurait été transféré vers le commissariat de la Rue Royale. Il ne serait donc plus à l’Amigo.

[Edit 04h30] Libération de Mohammed, il va bien

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Ces dernières semaines, des documents demandent aux policiers de signaler les étrangers en situation régulière. Ce « fichage » est une procédure qui concerne des étrangers mis en garde à vue. Les agents sont priés de noter la date et le lieu de soupçons de faits, l’infraction supposées, les suites et antécédents judiciaires de la personne, « toute information utile pour caractériser la menace pour l’ordre public que constitue la présence de l’intéressé en France » selon la circulaire du ministre de l’intérieur Bruno Retailleau. Les empreintes digitales, la copie de la carte de séjour et des documents d’identité du pays d’origine sont aussi consignés. La transmission de ces notes par les services de police aux préfectures a pour objectif d’identifier les personnes pouvant faire l’objet de retraits ou de refus de titres de séjour, sur le fondement d’une menace à l’ordre public.

Préfecture de Seine Saint Denis

Mardi 22 avril à 18H, un rassemblement est organisé devant le Tribunal de Grande Instance de Toulouse en soutien à deux antifascistes emprisonné·es à Seysses depuis bientôt un an (voir notre article). Le lendemain, il et elle passent devant le juge au sujet d’une nouvelle demande de mise en liberté.

Agissons pour la liberté maintenant ! Tout le jeu de l’État allemand contre les camarades Daniela Klette, Ernst Volker Staub et Burkhard Garweg est une opération de guerre psychologique, ce qu’ils appellent, selon leur terminologie, des « psy ops ». Outre la tentative toujours vaine de la contre-insurrection d’isoler la lutte révolutionnaire, elle cherche dans cette traque à torturer l’histoire vivante, à l’enterrer sous le béton, afin de répandre l’idée que toute résistance est finalement anéantie, et d’instiller la terreur parmi les nouvelles générations révolutionnaires. Se soustraire aux filets de la contre-insurrection constitue une résistance importante : elle prive l’État de la possibilité d’accomplir le rituel de « l’acte final ». C’est pourquoi sa vengeance contre l’histoire rebelle, désormais manifestée sur le corps et la personne de la camarade Daniela, est omniprésente. Les fugitifs prouvent que le chemin vers la liberté est inéluctable. Malgré la capitulation de l’organisation révolutionnaire, les trois camarades luttent depuis des décennies pour l’auto-organisation de la vie prolétarienne contre les chaînes de la discipline de classe et de la civilisation bourgeoise qui tue pour l’argent. Il nous appartient désormais à tous de transmettre l’histoire de ces camarades aux résistances actuelles. Les cœurs qui refusent de vivre en esclavage ne laissent aucun maître décider de l’acte final. Et parce que chaque « dernier mot » de l’État, politique, judiciaire, économique, scientifique, signifie l’écrasement du corps commun, nous ferons tout pour mettre fin à la captivité de Daniela Klette.

L’héritage politique le plus important du mouvement révolutionnaire allemand est l’internationalisme stratégique et organique. Burkhard, aujourd’hui encore, ne se cache pas, il chante pour le corps ensanglanté de la Palestine, du Kurdistan, du prolétariat polyethnique et de la Terre. La vieille Europe, familière de la guerre coloniale, du nationalisme et de l’impérialisme, veut faire le procès de Daniela. Que les vampires comprennent que notre peuple n’est pas fait pour leurs dents.

Dimitris Chatzivasileiadis , 20-03-2025, Prison de Domokos

Collage à Bruxelles

Depuis jeudi, il est interdit de photographier ou de filmer des infrastructures critiques dans toute la Pologne. Enfreindre cette règle expose à une amende, voire à une peine de prison. Environ 25 000 installations, bâtiments, équipements et appareils sont concernés par cette interdiction. 3% sont des installations militaires, la plupart sont des infrastructures civiles. Il s’agit : des installations militaires, des ponts et tunnels, des chemins de fer et trains, des aéroports et ports, des bureaux de poste et installations énergétiques, des bâtiments gouvernementaux, y compris ceux de la Banque nationale. Toutes personnes qui enfreignent la loi s’exposent à la confiscation de leur téléphone portable ou appareil photo, à des amendes pouvant aller jusqu’à 20 000 zlotys (4680€), voire à une peine d’emprisonnement allant de cinq à trente jours. L’interdiction s’applique si un panneau officiel est clairement visible sur un bâtiment ou un objet mobile. Les panneaux comprennent des pictogrammes qui indiquent « Interdiction de prendre des photos » en polonais, anglais, allemand, russe et arabe.

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Mardi 15 avril, un tribunal de Moscou a condamné à 5 ans et demi de prison 4 journalistes accusés d’avoir collaboré avec Alexeï Navalny mort en prison. Le mouvement de l’opposant numéro un au président Vladimir Poutine a été méthodiquement éradiqué ces dernières années. Ses alliés et partisans ont été contraints à l’exil ou incarcérés, la justice russe ne se limite plus seulement à ses collaborateurs directs. Les journalistes Antonina Kravtsova, Sergueï Kareline, Konstantin Gabov et Artiom Krieger ont été reconnus coupables de «participation à une organisation extrémiste». Après la lecture du verdict, Artiom Krieger a crié: «Tout ira bien, tout changera! Ceux qui m’ont condamné seront assis ici à ma place». Les 4 journalistes avaient été arrêtés au printemps et à l’été derniers, avant d’être jugés à huis clos. Antonina Kravtsova, connue sous le nom d’Antonina Favorskaïa, couvrait régulièrement les procès d’Alexeï Navalny pour SOTAvision. Elle avait réalisé, le 15 février 2024, la dernière vidéo le montrant encore en vie au cours d’une audience, la veille de sa mort. Les reporters Sergueï Kareline et Konstantin Gabov sont accusés d’avoir participé à la production de vidéos pour l’équipe de l’opposant. Artiom Krieger, journaliste de SOTAvision, est accusé d’avoir collaboré avec l’organisation anticorruption d’Alexeï.

(de g. à dr.) Serguei Kareline, Konstantin Gabov, Antonina Kravtsova et Artiom Krieger

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En novembre dernier, le média avait lancé un appel à témoins sur les violences policières attribuées à la brigade cycliste de la police de Bruxelles Capitale Ixelles. Après une enquête et de nombreux témoignages recueillis, il publie un article consacré à ces abus. Depuis 2003, la police de Bruxelles Capitale Ixelles a employé une brigade cycliste, cette brigade a pour but de développer la proximité entre policier·es et habitant·es tout en axant leurs actions aux flux routiers. La réalité est toute autre, il semblerait que cette brigade soit coutumière des violences policières.  

Enquête complète de Bruxelles Dévie ici

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Université Humbolt de Berlin, lors de l’occupation du mercredi 26 avril, 95 militants pro-palestiniens ont été violemment arrêtés et une centaine d’enquêtes pénales ont été engagées. Les motifs de ces interpellations sont selon la police: soupçons d’intrusion grave, violation de la paix particulièrement grave, sédition, utilisation de signes distinctifs d’organisations inconstitutionnelles et terroristes, ainsi que résistance aux policiers. Une soixantaine de militants ont occupé durant 3 heures une salle de conférence, jusqu’à ce que la police en nombre évacue avec force la salle barricadée à la demande de la présidence de l’université. À l’intérieur, les murs et l’ameublement ont été tagués, les portes et bancs de la salle de conférence ont été démontés pour servir de barricades. Des banderoles ont été suspendues aux fenêtres et font l’objet d’une enquête pénale à propos de leur contenu.

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Ce mercredi, une action d’ Extinction Rebellion a eu lieu au Château des Comtes de Gand. Une quinzaine d’activistes sont entrés dans la forteresse médiévale et ont placé des banderoles sur les remparts. Les militants appellent à la création d’un “conseil citoyen pour le climat”. Wouter Mouton, membre des militants XR s’est collé la main au sol devant la porte du château pour empêcher la police de le déloger. Le lieu a rapidement été fermé par les forces de l’ordre. Les équipes spéciales d’intervention de la police sont également arrivées sur les lieux, elles ont procédé à une dizaine d’arrestations administratives. Pour décoller Wouter Mouton, un liquide semblable à de l’huile d’olive a été utilisé.

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