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Espagne : Restrictions et pressions contre le prisonnier communiste Lucio García Blanco

Lucio García Blanco, prisonnier politique du Parti communiste d’Espagne (reconstitué) âgé de 75 ans et détenu à la prison de Villabona, atteint de la maladie d’Alzheimer, s’est vu refuser la visite de ses proches soutiens, les autorités invoquant une mesure interne exceptionnelle limitant les contacts aux seuls membres de la famille. Cette décision intervient à moins d’un mois de la fin de sa peine, prévue le 26 avril, après près de 30 ans d’incarcération marqués par six arrestations et 23 grèves de la faim au cours de son militantisme. À cela s’ajoutent de nombreuses pressions institutionnelles.

Malgré son état de santé très détérioré, avec démence sénile et troubles de l’adaptation, ses demandes de libération ont été refusées ou assorties d’obligations inacceptables. Plusieurs organisations de soutien, comme le Socorro Rojo Internacional, dénoncent l’usage de la détention et des conditions carcérales comme levier de pression politique contre les militants révolutionnaires emprisonnés depuis des décennies.

USA : Plusieurs décisions judiciaires freinent la répression des mobilisations pro-palestiniennes

Plusieurs décisions récentes de justice aux États-Unis freinent la répression visant les militants pro-palestiniens. Après près d’un an de détention, une étudiante palestinienne arrêtée pour avoir participé à des manifestations a été libérée (voir notre article), tandis que des sanctions prises par l’université Columbia contre des étudiants mobilisés ont été annulées par la justice, ouvrant également la voie à des poursuites contre l’université et les autorités fédérales pour atteinte aux droits fondamentaux. Dans plusieurs affaires, des tribunaux ont affirmé que certains slogans, comme « From the river to the sea » ou « Globalize the intifada », relevaient de la liberté d’expression protégée par la Constitution, créant des précédents juridiques importants. D’autres procédures ont aussi mis en difficulté les poursuites engagées contre des étudiants, comme à Stanford où un procès pour occupation s’est conclu sans verdict, ou encore à UMass Amherst où un étudiant suspendu a été réintégré après une décision de justice. Enfin, des actions en justice ont été autorisées contre des groupes accusés de harcèlement de militants, notamment via des campagnes d’affichage ciblé. Ensemble, ces décisions contribuent à limiter certaines formes de répression institutionnelle, dans un contexte de fortes criminalisation de la solidarité avec la Palestine.

Nanterre : Nouvelle offensive répressive contre des étudiants antisionistes

Mardi 24 mars à l’Université de Nanterre, plusieurs étudiants sont mobilisés sur leur campus pour dénoncer la présence de l’UEJF (Union des Étudiants Juifs de France) et de Golem, deux organisations qui soutiennent et/ou participent à la criminalisation du mouvement de solidarité avec la Palestine en France. Lors de cette action, les étudiants antisionistes ont été violemment agressés par des agents de sécurité. Suite à cela, la présidente de l’établissement a diffusé un mail interne les accusant d’antisémitisme et le Ministre de l’Enseignement Supérieur a annoncé saisir la justice.

Afin de dénoncer ces amalgames et cette répression, plusieurs organisations étudiantes appellent à un rassemblement ce mercredi 25 mars à 12H30 devant le bâtiment Veil de l’Université de Nanterre.

Berlin : Perquisitions après une action de sabotage du réseau électrique

La police berlinoise a mené mardi une vaste opération mobilisant environ 500 agents, perquisitionnant une douzaine de logements, bureaux et lieux militants à Berlin ainsi que dans d’autres villes allemandes, dans le cadre d’une enquête sur une action de sabotage ayant provoqué une panne d’électricité majeure en septembre 2025 (voir notre article), affectant des dizaines de milliers de foyers et d’entreprises. Quatre suspects liés à la mouvance anarchiste sont visés, sans qu’aucune arrestation n’ait eu lieu à ce stade, bien que du matériel électronique ait été saisi.

Sécurité IT : Des guides pour utiliser Signal de manière plus sécurisée

Signal est l’application de messagerie sécurisée de référence que nous conseillons d’utiliser. Plusieurs publications proposent aux militant·es des outils afin de maximiser la sécurité de Signal :

Turquie : Le journaliste İsmail Arı emprisonné pour avoir enquêté sur la corruption et l’injustice

Membre de la rédaction du journal de gauche BirGün, le journaliste İsmail Arı a été placé en garde à vue à Turhal le 23 mars, puis transféré à Ankara, sous l’accusation de « diffusion publique d’informations trompeuses ». Cette arrestation fait partie d’une vaste campagne d’intimidation ciblant les journalistes d’opposition en instrumentalisant la loi sur la désinformation pour réprimer la presse indépendante. Le journaliste enquêtait sur la corruption, les abus liés aux catastrophes naturelles et la gestion opaque de certaines organisations religieuses et caritatives.

Pays basque : Mikel Aiensa Laborda en liberté conditionnelle, Soledad Iparraguirre en semi-liberté

Après 24 ans d’incarcération, le prisonnier politique basque Mikel Aiensa Laborda a été remis en liberté conditionnelle. Il avait été classé en troisième grade (régime de semi-liberté) en mai 2024 et, depuis octobre de la même année, il purgeait sa peine sous bracelet électronique. Mikel Aiensa avait été arrêté en 2002 à Pampelune. Il avait été condamné en 2003 à 30 ans de prison, accusé d’avoir participé à une action armée de l’organisation indépendantiste basque ETA : l’exécution du politicien de l’UPN, Tomas Caballero Pastor. Durant son incarcération, Aiensa a connu de près la politique de dispersion. Parmi les prisons où il a été détenu figure celle de Monterroso en Galice, située à plus de 600 kilomètres du Pays basque.

Par ailleurs, Soledad Iparraguirre, ancienne dirigeante historique d’ETA, a obtenu un régime de semi-liberté lui permettant de sortir de prison en semaine tout en y retournant pour dormir, selon les dispositions de l’article 100.2 de la réglementation pénitentiaire. Il ne s’agit pas encore du troisième degré, mais d’une formule intermédiaire autorisée par le règlement lorsque la majeure partie de la peine a été purgée. Elle a été arrêtée en octobre 2004 en France, aux côtés de Mikel Albisu. Jugée en France, elle a été condamnée à 20 ans de réclusion. Plus tard, en 2019, elle a été extradée vers l’État espagnol pour y être jugée pour diverses actions armées. Elle a reçu de nombreuses condamnations lors de différents procès, totalisant une peine de 793 ans de prison.

Sécurité IT : GrapheneOS refuse les contrôles d’identité et quittera les marchés qui les imposent

GrapheneOS, système d’exploitation mobile axé sur la confidentialité, confirme qu’il ne soumettra pas ses utilisateurs à des vérifications d’identité ou à la création de comptes, même face à la multiplication de lois sur la sécurité en ligne et la vérification de l’âge aux États-Unis, au Royaume-Uni et dans l’Union européenne. Cette position protège l’anonymat et la vie privée des journalistes, activistes et utilisateurs sensibles à la sécurité, mais pourrait limiter la disponibilité commerciale de l’OS dans certaines régions, tout en laissant les installations individuelles possibles.

Portugal : Vers un recul des droits des personnes trans et intersexes

Le Parlement portugais a adopté les 19 et 20 mars plusieurs projets de loi portés par des partis conservateurs visant à restreindre les droits des personnes trans et intersexes, notamment en remettant en cause l’autodétermination de genre instaurée en 2018, en réintroduisant des exigences médicales pour le changement d’état civil et en interdisant ces démarches aux mineurs. D’autres mesures prévoient de limiter l’accès aux soins et la visibilité des questions LGBTQIA+ à l’école. Ces textes, encore en cours d’examen, suscitent une forte mobilisation à Lisbonne et de vives critiques d’organisations internationales, qui dénoncent une atteinte aux droits fondamentaux et alertent sur un recul plus large des droits LGBTQIA+ en Europe.

Pays basque : La police intervient contre un graff indépendantiste

La police régionale est intervenue violemment le 19 mars dans un quartier de Donostia-San Sebastián, au cours de laquelle plusieurs agents sont entrés de force dans un local associatif, expulsant des jeunes et en contrôlant deux d’entre eux. L’opération a été déclenchée par la présence d’un graffiti en faveur de l’indépendance et s’est accompagnée de violences de la part des agents.

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