Divers organismes ont mené une large enquête dans le but de recenser les entreprises participant à la surveillance au niveau mondial. Ils en ont fait une carte interactive grâce à laquelle il est possible de déterminer les outils de surveillances utilisés par ces entreprises par pays et d’avoir accès aux documents s’y référant. Tous ces documents (1100) ont été rendus publics par Wikileaks il y a quelques jours. Les outils sont classés en six catégories: les systèmes de surveillance d’internet, les outils de pénétration ou chevaux de Troie, les systèmes d’écoutes téléphoniques, les outils de captation et d’analyse de la voix, les systèmes d’interception des SMS et les outils de géolocalisation. Accéder à la carte interactive.
Carte de la surveillance numérique
La législation Salduz implique que chaque suspect ou toute personne privée de liberté aura le droit de consulter un avocat et d’avoir un entretien confidentiel avant le premier interrogatoire. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2012 en Belgique, ce qui engendrera des modifications importantes au niveau du fonctionnement et de l’infrastructure des services judiciaires et de la police.
Dans cette perspective, les six zones de police locales, la police fédérale et les services judiciaires de l’arrondissement de Mons ont décidé de collaborer dans un « centre Salduz » commun, dont le protocole été signé avec les ministres de tutelle. Ce protocole comprend la mise à disposition temporaire de bâtiments dans une annexe du Palais de Justice de Mons au profit des services de police de l’arrondissement.
Plusieurs dizaines de policiers de Washington, dont certains à cheval ont investi le campement des militants anticapitalistes, les enjoignant à démonter un important chalet de bois assemblé dans la nuit de samedi à dimanche. Cette construction de dix mètres de haut environ est destinée à devenir un refuge chauffé où les manifestants peuvent s’abriter durant l’hiver (la nuit, les températures commencent à frôler les zéros degrés). Au moins six manifestants ont été arrêtés.
Cabane ‘Occupy Wall Street’ à Washington
Les campements de Washington, de Boston et de Pittsburgh ont, jusqu’à présent, échappé à l’expulsion des manifestants anticapitalistes, contrairement à New York où le campement a été évacué mi-novembre et à Los Angeles et à Philadelphie mercredi dernier.
Cette semaine, le CPI(maoïste) célébrait les onze ans d’existence de son armée populaire de libération. Dans ce cadre, la commission militaire centrale avait lancé un appel général à l’action pour réitérer sa détermination à faire face et à contrer l’Opération Green Hunt déclenché il y a près de deux ans par les autorités centrales pour réprimer le mouvement maoïste. D’autre part, plusieurs états sous contrôle maoïste ont observé deux jours de grève pour dénoncer l’assassinat d’un de leur dirigeant, Kishenji, la semaine dernière. De nombreuses actions ont émaillé cette semaine.
Jeudi, un policier est mort après être tombé dans un piège tendu par des guérilleros à proximité de Gondia (Maharashtra). La police avait été informée (par eux) que des maoïstes avaient déployé une banderole. Cinq policiers ont été envoyés sur place et l’ont décrochée avant d’être pris pour cible par une brigade de guérilleros qui s’étaient planqués juste à côté. Un policier est décédé et tous les autres ont pris la fuite. Samedi matin, les maoïstes ont tué un fournisseur de l’armée alors qu’il circulait en mobylette en direction de Narayanpatna (Koraput, Orissa). Les deux hommes qui l’accompagnaient ont été blessés dans l’attaque. Toujours hier, une brigade de guérilleros a pris en embuscade un convoi dans lequel se trouvait le parlementaire Inder Singh Namdhari. Un IED a explosé au passage d’un des véhicules qui l’escortaient à Ladu More, situé à environ 180 kilomètres de Ranchi (Jharkhand). L’explosion a fait onze morts, parmi lesquels six policiers, alors que le véhicule dans lequel se trouvait Namdhari n’a pas été touché.
Ce matin, également dans le Jharkhand, un groupe de maoïstes a utilisé un IED pour faire exploser un tronçon de voies de chemin de fer entre les gares de Gomia et de Dumri dans le district de Bokaro. Un autre groupe a effectué la même opérations entre les gares de Hekegara et de Chhipadohar dans le district de Latehar.
Le 22 novembre dernier, les autorités turques ont procédé à une nouvelle vague d’arrestation visant la communauté kurde. Plus de cent personnes ont été arrêtées à Istanbul, à Diyarbakir et à Kocaeli de manière quasi simultanée. Parmi elles figurent une quarantaine d’avocats d’Ocalan (dirigeant emprisonné du PKK), un journaliste kurde, des étudiants, des membres du parti pro-kurde BDP (Peace and Democracy Party) et du DTK (Congrès pour une Société Démocratique), qui est une plateforme d’associations et de mouvements kurdes. Toutes ces interpellations interviennent dans le cadre de l’affaire KCK (Kurdistan Communities Union) lancée en 2009 suite à son large succès aux élections municipal et à la menace qu’il continue à poser au pouvoir turc qui l’accuse d’être la branche politique du PKK.
Le 28 novembre, au moins quinze personnes ont été arrêtées à Yuksekova (Hakkari) lors d’une manifestation anti-répression. Le 27 novembre, une trentaine de membres du BDP ont été interpellés dans la région de Sirnak. Et selon certaines sources, le gouvernement turc envisagerait actuellement d’enfermer des députés kurdes: ‘Selon les informations qui nous sont parvenues, on cherche à arrêter cinq députés. Ils planifient des complots et les mettront en oeuvre’. Cinq députés du BDP se trouvent déjà actuellement en prison. Selon le BDP, au moins 4 547 personnes ont été arrêtées et environ 2000 personnes parmi elles ont été envoyées en prison, au cours des sept derniers mois dans le cadre de l’affaire KCK. Et cela sans compter toutes celles qui ont été incarcérée pour leurs liens présumés avec le PKK.
Ce mercredi, les autorités ont interpellé et placé en garde à vue deux personnes qu’elles suspectent d’avoir aidé la guérillero maoïste Suchitra Mahato. Celle-ci se trouvait avec Kishenji lorsque les forces de l’ordre leur sont tombées dessus. Contrairement à ce dernier, Mahato n’a été que blessée et est parvenue à se réfugier dans la jungle. Depuis lors, les forces de sécurité quadrillent et ratissent la région pour la retrouver. Mercredi, Bhudab Mahato, qui lui a fourni une assistance médicale et lui a prodigué les premiers soins, et Pintu Tudu, qui a amené la blessée chez Mahato ont été interpellés et incarcérés pour une durée minimale de sept jours au CID (Criminal Investigation Department).
Par ailleurs, les autorités ont annoncé que c’est un ordinateur saisi il y a environ un mois lors d’une opération dans le district de Kanhamal (Orissa) qui leur aurait permis de localiser Kishenji. Cet ordinateur appartenait à Sabyasachi Panda, un des des dirigeants du comité régional du CPI(m) et contenait de nombreuses informations telles que les personnes en lien avec les maoïstes, leurs futurs projets, leur communication avec les dirigeants du comité central du parti, les fonds récoltés par les guérilleros et leur provenance,… L’ordinateur a été décodé par trois analystes de haut niveau de Delhi et ceux-ci sont parvenus à localiser les trois principaux dirigeants locaux. Outre Kishenji (dont on sait qu’il a été abattu la semaine dernière, plus que probablement lors d’un ‘faux combat’), un autre membre du Politburo, Akkiraju Ramakrishna, alias R.K., aurait été localisé. Selon certaines sources, une opération l’aurait d’ailleurs visé la semaine dernière à la frontière entre l’Andhra Pradesh et l’Orissa, mais aurait échouée. Les autorités ont affirmé que R.K. était leur prochaine cible.
Suite aux émeutes urbaines de cet été, la police londonienne continue de prendre des mesures pour renforcer son arsenal et ‘améliorer’ ses interventions. Dans le cadre de leur nouvelle approche du maintien de l’ordre public, les autorités envisagent l’achat de trois canons à eau pour un montant de plus de quatre millions de livres (4,6 millions d’euros). Ceux-ci permettraient de couvrir la ville de Londres et sa périphérie sud-est.
Le MET (police de la capitale) a également annoncé que davantage d’officiers étaient actuellement en formation pour soutenir ses équipes d’action, notamment pour que les balles en plastique puissent être utilisées plus spontanément quand elles l’estimeront nécessaire. Ces officiers supplémentaires seront en mesure de patrouiller aux côtés de ces unités armées, qui elles, sont formées à tirer ces balles en caoutchouc. Par ailleurs, les autorités sont en train d’examiner la possibilité de modifier la législation pour étendre les pouvoirs conférés aux policiers sur le terrain. Enfin, le MET développe actuellement une équipe d’officiers spécialisés qui se concentrera sur la collecte de renseignements et les enquêtes à mener qui en résulteront. L’utilisation des médias sociaux sera également ‘professionnalisée’. Les autorités ont récemment déclaré avoir été dépassées par le flot et la quantité d’informations qui ont submergé leurs système de collecte de renseignements et vouloir très rapidement avoir la certitude de pouvoir y faire face à l’avenir.