Une cagnotte solidaire a été lancée pour soutenir la famille d’Adama Condé, décédé lors d’une intervention policière, et l’aider à mener les démarches nécessaires afin de faire toute la lumière sur les circonstances de sa mort. Décrit par ses proches comme un homme calme et apprécié, Adama laisse derrière lui une famille endeuillée et de nombreuses questions sans réponse. Les fonds récoltés serviront notamment à financer les frais d’avocat, l’accompagnement juridique et administratif, le soutien à la famille ainsi que des actions de mobilisation visant à informer et à défendre la recherche de vérité et de justice.

Participer à la cagnotte

La nuit de la Saint-Sylvestre à Bruxelles a donné lieu à 684 interventions de police entre 18h et 6h, dans un contexte de forte affluence avec environ 60 000 personnes à l’Atomium et 30 000 au festival FCKNYE. Les forces de l’ordre ont procédé à 70 arrestations administratives et fait face à plusieurs incidents, notamment des tirs de feux d’artifice visant des policiers.

Le 30 décembre 2025, le tribunal correctionnel de Nivelles a acquitté un homme poursuivi pour rébellion et violences après la diffusion d’images accablantes filmées au commissariat de Braine-l’Alleud. La vidéo montre le prévenu tiré hors de sa cellule par les pieds puis frappé par des policiers, en contradiction avec le procès-verbal officiel. Estimant que les déclarations policières n’étaient pas crédibles et que les faits avaient été mal rapportés, la présidente du tribunal a acquitté le Brainois et qualifié d’« inadmissibles » les violences commises par les agents.

Le ministre belge de la Défense Theo Francken a approuvé l’achat du FN Smart Protector 303T, une arme dite « moins létale » développée par FN Herstal et équipée d’une caméra intelligente capable de reconnaître les têtes humaines et de bloquer le tir afin de réduire les risques de blessures graves. Déjà utilisatrice du FN 303, la Défense présente cette nouvelle version comme un outil renforçant la sécurité des militaires et limitant les dommages collatéraux en situation de stress. Le système inclut aussi des fonctions d’entraînement et d’analyse après action, avec une livraison prévue en mars 2026 suivie d’une phase d’évaluation opérationnelle.

En 2026, la zone de police de Liège renforcera son dispositif de sécurité avec l’achat de 14 nouvelles caméras fixes, dont 8 à vision panoramique à 360°, capables d’assurer une surveillance globale et un suivi dynamique des suspects. Ces caméras, composées de quatre capteurs couvrant chacun 90°, seront installées dans plusieurs quartiers stratégiques (Jupille, Chênée, Sainte-Walburge, Outremeuse, centre-ville et axes de ponts) afin de compléter un réseau existant déjà dense. Avec cet investissement, Liège portera son parc à 283 caméras fixes, en plus de neuf dispositifs mobiles, confirmant l’intensification progressive de la vidéosurveillance urbaine.

Pour le réveillon 2025 à Bruxelles, les six zones de police de la capitale, sous un commandement unifié dirigé par Michel Goovaerts, déploieront des moyens supplémentaires, en coordination avec la police fédérale, les pompiers, les services de secours et les transports publics. Cette décision fait suite aux incidents de l’année précédente, qui avaient entraîné 159 arrestations, des interventions pour des incendies de véhicules et des dégradations de bus et trams. Des mesures ciblées incluent l’assignation à résidence de six personnes et l’analyse systématique des alertes incendie pour déterminer la nécessité d’escortes policières.

La cellule antiterroriste de la Police judiciaire fédérale de Verviers fermera à la fin de l’année 2025, les deux derniers agents spécialisés étant transférés à Liège début 2026. Les autorités invoquent une logique de centralisation et d’efficacité opérationnelle, estimant que la menace locale a évolué depuis 2015 et que le travail peut désormais être mené depuis Liège, d’autant que les agents étaient déjà peu présents sur site. Cette fermeture s’inscrit dans un mouvement plus large de recentralisation des services, tandis que la section stupéfiants de Verviers devrait au contraire être renforcée.

Plusieurs prisonniers détenus au Royaume-Uni pour des actions contre le fabricant d’armes israélien Elbit Systems ont entamé une grève de la faim illimitée afin de protester contre leur détention prolongée sous des lois antiterroristes, souvent sans inculpation, sans libération sous caution et dans des conditions d’isolement strict (voir notre article). Ils réclament la fin des restrictions de communication, leur libération, un procès équitable, la fin de l’interdiction de Palestine Action et la fermeture des sites d’Elbit Systems au Royaume-Uni. Alors que six d’entre eux approchent les cinquante jours sans nourriture, leur état de santé est jugé critique. Afin de les soutenir, un rassemblement d’urgence est organisé mardi 23 décembre dès 18h30 à Bruxelles devant le Consulat britannique (Avenue d’Auderghem 10, 1040 Brussels).

Décédée le 12 janvier 2023 dans une cellule du commissariat de la rue Royale après son arrestation, Sourour Abouda fait désormais l’objet d’un tournant judiciaire : le parquet demande le renvoi en correctionnelle de la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles, tandis que le procureur actuel, Julien Moinil, a publiquement laissé entendre que le dossier avait été « mis de côté » par son prédécesseur. Des éléments du dossier révèlent notamment un long délai d’intervention policière malgré des appels à l’aide et la présence d’une caméra fonctionnelle, alimentant la défiance de la famille et relançant les interrogations sur les responsabilités et le traitement initial de cette affaire.

Environ 200 personnes se sont rassemblées samedi à Namur pour rendre hommage à Adama Condé, abattu par la police près de la gare une semaine plus tôt. Plusieurs dizaines d’individus extérieurs au rassemblement ont visé la police par des jets de pétards, feux d’artifice, bouteilles et pierres près du commissariat. Les forces de l’ordre ont dispersé la foule et fait plusieurs interpellations. Des tensions avaient déjà eu lieu plus tôt dans la semaine lors de rassemblements non autorisés réclamant justice pour Adama Condé.