Ce vendredi, une cinquantaine de personnes, dont quarante militants népalais, se sont rassemblées devant l’ambassade d’Inde à Bruxelles. Ils y ont dénoncé l’agression de l’armée indienne vis à vis de la population népalaise. Les manifestants ont scandé différents slogans, affirmant que le gouvernement indien met actuellement tout en oeuvre pour saccager le Népal, mais que le peuple ne se laisserait pas faire et se battrait jusqu’au bout. Plusieurs militants népalais du NPPF en Belgique ont pris la parole, accusant certains gouvernements européens (dont le belge) de fournir des armes et d’autres aides militaires à l’intervention impérialiste contre le peuple népalais. Durant le rassemblement, un contact radio a été établi avec des membres du parti maoïste du Népal, permettant la diffusion des discours prononcés à Bruxelles au Népal.

Une circulaire du collège des procureurs généraux datant du 4 mai exige désormais de la police de filmer la première audition d’un suspect ayant commis un crime grave. Dans un premier temps, seuls les suspects impliqués dans des crimes non correctionnalisables (susceptibles donc d’être jugés en cours d’assises) sont concernés. En outre, les policiers devront désormais, avant de lancer l’enregistrement vidéo, communiquer à la personne interrogée qu’elle a le droit au silence.

Ces auditions filmées ont déjà lieu depuis un certain temps pour les mineurs. Par contre, pour les majeurs, il était très rare jusqu’ici de procéder à de tels enregistrements. Mais la police ne dispose pas encore des moyens suffisants pour réaliser cette nouvelle exigence découlant d’un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui stipule qu’il faut privilégier les preuves matérielles aux aveux. Si le collège des procureurs généraux exige cette nouvelle pratique, cela s’explique par l’absence en Belgique d’une loi qui prévoit la présence d’un avocat lors de la fameuse première audition d’un suspect.

Département administratif de sécurité (DAS), le principal service de Le renseignement colombien, principal service secret d’Amérique latine (6.500 agents) est sous enquête judiciaire en Colombie pour avoir mené des opérations de surveillance, d’écoute et de dénigrement, non seulement de militants des droits de l’homme et opposants supposés, mais aussi de magistrats de la Cour suprême et de dirigeants politiques. En Colombie, ces dérapages allaient jusqu’à favoriser l’assassinat de syndicalistes. Le scandale a amené les USA à suspendre leur aide au DAS au profit de la police nationale et à l’équivalent de la police judiciaire colombienne (CTI).

Les 15 et 20 avril dernier, la télévision colombienne révélait la teneur de documents du DAS saisis par les enquêteurs colombiens de la CTI, notamment un dossier baptisé « Europa ». Le DAS avait ouvert plusieurs antennes d’espionnage en Europe chargées de suivre, filmer ou enregistrer les adversaires du gouvernement colombien. Il ne s’agissait pas nécessairement de Colombiens, mais aussi, éventuellement, de parlementaires européens dans le but notamment de neutraliser ou influencer le système juridique européen et la Commission des droits de l’homme du Parlement européen.

En Belgique, le DAS a bel et bien espionné le Parlement européen, l’ONG catholique flamande Broederlijk Delen, l’ONG Oxfam Solidarité, ainsi qu’une ONG colombienne disposant d’un siège à Bruxelles, Oficina Internacional de Derechos Humanos Acción Colombia (Oidhaco). Ces noms figurent dans les documents du DAS saisis par la justice colombienne.

Un meeting pour la libération des prisonniers révolutionnaires arabes aura lieu samedi 22 mai de 15 à 22 heures au Pianofabriek (salle Arenberg). Une information sur la situation des prisonniers politique et en Palestine sera présentée par le représentant du FPLP et on espère une intervention téléphonique du camarade Georges Ibrahim Abdallah (FARL) toujours détenu en France. Un concert de Bashir Al Maghrebi est également prévu.

En 2009, les hélicoptères du Service d’appui aérien de la police fédérale basés à Melsbroek ont contribué à arrêter 67 suspects dont 34 après une poursuite. Ces hélicoptères pour des missions d’appui en faveur des zones de police locale (80% des missions). Dans ce cadre, il s’agit de missions judiciaires telles que des interceptions de véhicules en fuite, des arrestations de personnes ou des recherches de personnes disparues. En 2010, la police fédérale dispose de cinq appareils pilotés par 7 pilotes et 10 observateurs et entretenus par 15 techniciens : trois hélicoptères MCDonnell Douglas explorer 900 avec deux moteurs (photo), deux hélicoptères McDonnell Douglas 520N avec un seul moteur. La particularité de ces appareils est qu’ils ne disposent pas d’hélice arrière. Les hélicoptères font donc moins de bruit, volent de manière plus sécurisée. En 2009, le Service d’appui aérien de la police a comptabilisé 2.065 heures de vol pour un total de 1.212 vols.

Hélicoptère de la police fédérale

Hélicoptère de la police fédérale

Bruxelles, avenue Louise, lundi 10h : des personnes font irruption dans l’office du tourisme grec balançant sur leur passage de l’huile sur les PC, de la peinture, des bombes puantes fabrication maison et le texte ci-dessous : « Aujourd’hui, si nous rendons visite à l’Office du tourisme de l’Etat grec, ce n’est pas pour s’offrir un voyage au soleil qui nous ferait oublier la routine morbide. Nous sommes des clients inhabituels venus partager un bout de route avec les personnes qui ont choisi les chemins de la révolte. Les allers simples pour les enragés, et particulièrement les anarchistes, vers les cellules de l’Etat grec ne désamorceront pas l’explosion sociale en cours ; ne nous empêcheront pas de tracer des sentiers vers un monde sans autorité. Liberté pour les anarchistes incarcérés ! Liberté pour toutes et tous ! »

Un rassemblement d’hommage à Güler Zere devant l’ambassade de Turquie à Bruxelles ce mercredi de 15h à 16h. Güler Zere, morte le 7 mai dernier d’un cancer que les autorités pénitentiaires, médicolégales et judiciaires turques ont délibérément laissé se propager en prolongeant sa captivité. Güler Zere est morte à 38 ans après avoir passé 14 ans de sa courte vie en prison en raison de son engagement militant. Les manifestants (membres et sympathisants du Halk Cephesi -Front Populaire) ont rappellé également le cas de dizaines de prisonniers libérables pour raisons médicales mais que l’Etat turc laisse croupir dans des conditions sanitaires inhumaines. Une délégation de notre Secours Rouge était présente au rassemblement.

Rassemblement d'hommage à Guler Zere

Rassemblement d’hommage à Guler Zere

Au même moment, devant l’ambassade d’Iran se tenait un second rassemblement à l’appel des organisations de la gauche kurde pour protester contre l’exécution de quatre militants kurdes en Iran. Une délégation de notre Secours Rouge était présente au rassemblement.

Manifestation des kurdes devant l'ambassade d'Iran à Bruxelles

Manifestation des kurdes devant l’ambassade d’Iran à Bruxelles

Une vidéo du rassemblement d’avant-hier:

Ce mercredi, le ministre de la justice Stefaan de Clerck a annoncé la clôture de la première phase de la sécurisation du Palais de Justice de Bruxelles. 80 caméras ont été installées et un nouveau système de portes d’accès électroniques qui nécessiteront l’utilisation de badges personnels a été mis en place. Par ailleurs, une nouvelle salle de gestion et de contrôle a été créée. Là plusieurs écrans reliés aux caméras de surveillance permettent au corps de sécurité de visualiser en permanence les allées et venues au sein du palais. Cette première phase aura coûté à l’Etat plus de 580.000€. La seconde phase ne tardera pas à être enclenchée. Elle consistera en l’aménagement d’une zone de haute sécurité, soit quatre salles d’audience qui ne seront accessibles qu’à un public contrôlé à l’entrée. Cette seconde étape de sécurisation du Palais de Justice devrait être clôturée pour 2012 et coûtera 2,2 millions d’euros.

Le nombre d’écoutes téléphoniques effectuées dans le cadre d’enquêtes judiciaires a cru de vingt pour cent en 2009 par rapport à l’année précédente, passant de 4.386 à 5.265, a indiqué le ministre de la Justice dans une réponse écrite à une question parlementaire.
Ces chiffres doivent toutefois être interprétés en tenant compte du fait que l’interception d’une communication passée par l’intermédiaire d’un téléphone portable avec un numéro étranger est comptabilisé à trois reprises si les trois opérateurs belges sont mis à contribution.

Le coût total de cette méthode spéciale d’investigation a atteint en 2009 18,4 millions d’euros, dont 6,7 millions pour les écoutes elles-même et 11,6 millions pour les opérations de recherche. Cette technique est principalement utilisée dans le cadre d’enquêtes sur le trafic de drogues, de vols graves, de menaces et d’extorsions, de meurtres et contre le crime organisé. Toutes les demandes d’écoutes exprimées l’an dernier ont été approuvées, a enfin indiqué le ministre…