Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Aujourd’hui était le premier jour de la grève générale armée déclarée par le Parti Communiste d’Inde (Maoïste) dans l’État du Jharkand. La grève est une protestation contre la décision du gouvernement de l’Etat de modifier les lois foncières. Les transports ont été perturbés à Ranchi, Khunti, Simdega, Gumla, West Singhbhum et dans d’autres districts. Plusieurs marchés étaient également fermés. De nombreuses forces de sécurité ont été déployées. La police a arrêté hier six militants maoïstes et récupéré des armes et des munitions dans une base clandestine maoïste du district de Gumla, dans le Jharkhand. Deux militants recherchés (la police avait mis une prime pour leur arrestation) se sont rendus samedi à la police dans le district de Sundargarh, toujours dans le Jharkhand.

L’état du Jharkand

La date et l’heure ne sont pas connues, mais Mehmet Öcalan pourra rendre visite à son frère Abdullah Öcalan durant la semaine de Bayram qui commence lundi. Les informations concernant les conditions de vie d’Abdullah Öcalan sont de plus en plus parcellaires : sa famille n’a pas pu lui rendre visite depuis deux ans, ses avocats ne sont plus autorisés à le visiter depuis la fin du cessez-le-feu à l’été 2015. Seuls les membres d’une ONG ont pu se rendre en avril dernier sur l’île-prison près d’Istanbul, là où il est maintenu dans l’isolement. Une cinquantaine de personnes ont d’ailleurs entamé une grève de la faim la semaine dernière pour exiger plus d’informations sur ses conditions de vie.

Abdullah

La manifestation de la campagne unitaire pour exiger la libération de Georges Abdallah a eu lieu hier 10 septembre 2016 à la fête de l’Humanité. Elle a été un succès. Prochaine étape dans le calendrier d’action de la campagne : la semaine d’actions internationale pour exiger la libération de Georges Abdallah, du 15 au 22 octobre 2016 avec l’aboutissement de cette semaine pour la France à Lannemezan et pour les autres pays devant les consulats ou les ambassades de France.

La manifestation à la fête de l’Humanité

La manifestation à la fête de l'Humanité

Quatre policiers des unités anti-émeutes ESMAD ont été blessés jeudi après-midi dans des affrontements avec des manifestants des communautés autochtones Nasa à Canaima Hacienda situé dans la zone rurale de Caloto, dans le nord du Cauca. Un des policiers a été blessé d’une balle de fusil de chasse. Les communautés autochtones Nasa du Cauca organisent des mouvement de récupération des terres ancestrales, ce qui est à l’origine de conflit régulier avec les policiers venant les en expulser des grands domaines qu’ils occupent (voir notre précédent article sur cette problématique).

Un des policiers blessés

Un des policiers blessés

Une militante CGT passera devant le tribunal correctionnel de Strasbourg ce 15 septembre à 8h. C’est encore une suite des mobilisations contre la loi Travail. Les syndicats CGT-FO-FSU-Solidaires appellent à un rassemblement solidaire à 8h ce jeudi 15 septembre devant le TGI de Strasbourg (1 quai Finkmatt). Ils appellent également à la manifestation de l’après-midi, à 14h place Kleber contre la loi Travail.

Une manifestation contre la loi Travail à Strasbourg

Une manifestation contre la loi Travail à Strasbourg

Le gouvernement entend intensifier les screenings des travailleurs exerçant dans les professions liées aux télécommunications, aux transports publics et potentiellement d’autres. Pour ce faire, la loi relative aux certificats de sécurité (document obtenu après un screening positif dans les bases de données de la police et de la Sûreté de l’État) devra être étendue. Des budgets supplémentaires seraient alors alloués au SPF pour engager plus de personnel pour screener tout ce petit monde. La réforme est attendue avant le fin de l’année.

Perquisition à Bruxelles

Perquisition à Bruxelles

Khejan Sonwani, 45 ans, ancien député de viillage, a été abattu dans sa maison du village de Khairat Kala, dans le district de Mahasamund de l’état du Chhattisgarh. ce village située à 125 km de Raipur, à la frontière entre le Chhattisgarh et l’Odisha. Trois guérilleros maoïstes sont entré dans la maison et ont abattu l’ancien député de plusieurs, laissant à côté de son corps un document expliquant qu’il s’agissait d’un indicateur de police.

Guérilleros maoïstes

Guérilleros maoïstes

11.285 instituteurs ont été suspendus de leurs fonctions après avoir été accusés de lien avec le PKK. Cette purge fait suite à l’annonce par le Premier Ministre turc que 14.000 instituteurs étaient accusés de liens avec le PKK. La manoeuvre a aussitôt été pointée du doigt pour une tentative évidente de remplacement des profs kurdes par des profs turkophones. Ces 11.285 nouveaux purgés s’ajoutent aux plus de 100.000 personnes démises de leurs fonctions ou arrêtées suite à la « tentative de coup d’état ».

Une estimation de l’étendue des purges (20 juillet 2016)

Une estimation de l'étendue des purges (20 juillet 2016)

Martin Pontier a été condamné à huit mois de prison avec sursis et 3 850 euros d’amende. Secrétaire fédéral des Jeunes communistes de la Loire et syndiqué CGT, ce militant de 24 ans était poursuivi pour violences contre sept agents de police à l’occasion d’une manifestation contre la loi travail le 12 mai dernier (voir notre précédent article). Dans le cadre de cette journée d’action nationale, Martin et d’autres militants CGT ou affiliés au mouvement des Jeunes communistes avaient manifesté devant la permanence du député PS, certains y pénétrant pour y accrocher une banderole clamant leur rejet de la réforme du Code du travail. Les forces de l’ordre, qui avaient chargé les manifestants en bas de la permanence. Martin avait été assommé dans l’échauffourée, les coups reçus lui occasionnant deux jours d’incapacité temporaire de travail, porte visiblement le chapeau parce qu’en somme, il est accusé d’avoir blessé sept policiers en moins d’un minute….

Martin Pontier

Martin Pontier

Le député LR (Les Républicains) Arnaud Viala a déposé un projet de loi pour couper les allocations des personnes condamnées pour des « exactions en manifestation ». Dans ce projet, les cas des « casseurs » ayant des personnes à charge seraient examinés par le conseil d’état. La suspension courrait pour un an. Ce projet de loi est très inspiré d’un projet équivalent déposé par le FN en juin dernier mais qui proposait lui de couper les allocations pour une durée allant jusqu’à 5 ans.

Les affrontements de Paris du 14 juin

Les affrontements de Paris du 14 juin