Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Le préfet de Cizre (Şırnak) a demandé l’envoi de 50 TOMA (arroseuse, en plus des 37 présents), 42 Kobras (véhicule blindé), 20 Ejders (véhicule blindé), 170 Shortlands (véhicule blindé), 1 hélicoptère, 3 İHA (drone), 60 Ranger (véhicule blindé) pour assurer le contrôle de la ville. En outre, deux semaines avant, le même préfet a demandé au Ministère de l’Intérieur l’envoie de 2.000 policiers en renfort, ainsi que des bulldozers blindés armés. Ces bulldozers blindés et armés, ne sont pas répertoriés dans les équipements de la police. La police utilise les « bulldozers blindés » pour refermer les fossés de défense ouverts dans les villes kurdes. Alors que 3.566 policiers étaient en service dans la ville, le préfet demande l’envoie de 300 officiers pour les postes de polices, 100 gendarmes mobiles et 700 commandos spéciaux. Il est aussi demandé l’installation permanente de forces anti-émeutes à Uludere et Beytüşşebap et de forces spéciales à Cizre, Silopi et İdil.

Véhicules blindés de transport de troupe Ejder

Véhicules blindés de transport de troupe Ejder

La police du Jharkhand vient d’annoncer avoir découvert la cachette d’un membre du Central Committee du CPI(Maoist), Arvindji, après une opération longue de quinze jours qui s’est terminée ce lundi. Les forces de sécurité, composées d’équipes de policiers du Jharkhand et du Chhattisgarh, ainsi que de la police armée du Jharkhand, de membres du bataillon CoBRA de la CRPF et du India Reserve Battalion, ont ratissé les forêts de Gotag dans le district de Latehar et ont mis le doigt sur une énorme quantité d’armes et de matériel explosif. La confirmation de cette découverte n’est venue que plus tard, avec l’information selon laquelle quatre guérilleros auraient été tués durant les quinze jours d’opération. C’est la première fois que les forces de sécurité parvenaient aussi profondément dans cette zone forestière. Elles ont découvert deux fusils, 20 bombes artisanales, 70 munitions, du fil destiné à fabriquer des explosifs, des casques et des journaux appartenant à des maoïstes. Les casques ont été identifiés comme appartenant à la police. Ceux-ci auraient été saisis par les guérilleros après un combat datant de 2012 et durant lequel 10 policiers avaient été tués.

Quant aux quatre hommes abattus, un seul a été identifié pour l’instant. Il s’agirait de Yogendra Parhaiya, membre de la brigade d’Arvindji. Néanmoins, les villageois ont affirmé avoir été informé de sa mort, mais ont également dit qu’ils avaient appris qu’il était décédé suite à une morsure de serpent, ce qui est particulièrement courant dans cette région. Les trois autres morts n’ont pas été confirmées, et aucun corps n’a été retrouvé. Les autorités se basent sur des traces de sang retrouvées à proximité du campement pour affirmer que quatre maoïstes seraient décédés.

Membres de la police armée du Jharkhand

Membres de la police armée du Jharkhand

Les dirigeants du groupe SNCB ont présenté trois scénarios d’offre ferroviaire pour un service minimum en cas de grève. Les grands axes vers Bruxelles devraient être desservis et quelques correspondances seront assurées. Ces premières propositions du groupe SNCB ont été exposées la semaine dernière en comité de pilotage et trois scénarios possibles ont été mis sur la table. Selon les données du trafic d’une semaine de travail, les dirigeants de la SNCB estiment qu’en cas de grève, ils pourront proposer au minimum 214.830 places assises (soit 14,4% de l’offre d’une semaine de travail normale) et un maximum de 580.063 places (soit 38,9%). Un scénario intermédiaire table sur 505.625 places (33,9%). Les lignes desservies seraient principalement les grands axes reliant Bruxelles et les deux dorsales (wallonne et flamande).

Grève à la SNCB (image d’archive)

Grève à la SNCB (image d'archive)

L’armée colombienne a déclaré hier avoir tué hier jeudi, au matin, douze combattant de l’ELN dans le sud-ouest de la Colombie, dont six ont été identifiés. Ils appartiendraient au front « Jose Maria Becerra » de l’ELN. Un guérillero aurait en outre été capturé. Huit fusils d’assaut ont été saisis, ainsi que des pistolets, des grenades à main, des cartouches, des IED, des équipements IT. L’opération militaire a eu lieu dans le village de San Juan de Micay, qui fait partie de la municipalité de Tambo (département de Cauca).

Opération antiguérilla en Colombie

Opération antiguérilla en Colombie

Le conseil communal d’Anvers votera lundi l’achat de 27 armes de calibre 300 Whisper pour un budget de 80.000 € ainsi que les munitions adéquates pour 85.000€. Ce sont des armes de guerre (dont la munition à une longue portée) qui seront utilisées par les équipes de réponse rapide (SRT), présentes au sein de la police Anversoise depuis ce premier septembre. Les équipes de SRT sont composées de trois inspecteurs, se déplaçant en voitures banalisées.

En l’état actuel de la réglementation belge, ces armes et munitions ne sont pas légales. Pour qu’un policier ou un corps de police puisse utiliser ce type d’armes, une permission doit être demandée à la « commission de l’armement policier ». Cette commission fait partie de la direction générale de l’appui et de la gestion de la police fédérale. Elle étudie chaque demande d’utilisation de nouvelles armes selon plusieurs critères: point de vue efficacité, impact juridique, sécurité des policiers et intérêt général de la population. Le débat sur la demande du Bourgmestre d’Anvers a été introduit lors de la dernière réunion de la « commission de l’armement policier », le 28 mai dernier. Ils devraient avoir une réponse d’ici la fin de l’année.

.300 Whisper

.300 Whisper

Dans ce qui est qualifié de premier combat maoïste vs forces de sécurité dans le nouvel état du Telengana, deux guérilleros ont été abattus lors d’une fusillade avec la police tôt mardi matin à proximité du village de Rangapuram. Les deux personnes ont été identifiées comme étant Sruthi, alias Mahitha (23 ans), ingénieur, et Vidyasagar Reddy, alias Sagar (32 ans). D’après les autorités, d’autres maoïstes qui se trouvaient en leur compagnie, dont le secrétaire du CPI(Maoist) pour la région Karimnagar-Khammam-Warangal, soient parvenus à battre en retraite. La police a sais deux armes et plusieurs sacs sur les lieux de la fusillade. Par ailleurs, elle a également trouvé sur place une tente en plastique, des kits médicaux et de la littérature révolutionnaire. Des boîtes à tartine étaient attachées aux arbres, faisant dire aux autorités que plusieurs guérilleros campaient probablement sur place. Le commissaire local a déclaré qu’un groupe de guérillero avait été repéré par ses hommes et qu’il avait donc pris la décision d’intensifier les opérations de ratissage, entraînant cette fusillade et la mort des deux maoïstes présumés. Les parents de Sruthi ont quant a eux immédiatement contacté les autorités de l’état pour signaler que leur fille avait été tuée dans un combat factice. Ils ont déclaré qu’elle avait été arrêtée, torturée et tuée de manière cruelle par plusieurs policiers locaux. ‘Elle avait rejoint les maoïstes pour soutenir le peuple du Telengana et pour lutter pour les pauvres Adivasis. Le ministre en chef de l’état, les autorités étatiques et la police portent la responsabilité de sa mort’ ont affirmé les parents de la jeune femme.

Fonctionnaires de police sur les lieux de la prétendue fusillade

Fonctionnaires de police sur les lieux de la prétendue fusillade

Depuis des semaines les services de renseignement sont quasi-formels : des « militants violents d’extrême gauche » veulent s’inviter à la Conférence internationale sur le climat à Paris à partir du 27 novembre (COP 21) pour provoquer les affrontements avec les forces de l’ordre. Face au risque, il y aura des renforts de toute la France, il est même demandé aux policiers de se tenir prêts à une mobilisation exceptionnelle. France Info s’est procuré une note interne à la police nationale. Signée le 25 août par le directeur de la police nationale Jean-Marc Falcone, elle enjoint à tous les chefs de service de limiter au maximum les congés pendant les 15 jours de la conférence.

La note interne

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La note interne

L’étudiant maoïste marocain Alaa Derbali est passé en jugement comme prévu le 15 septembre. Il est sorti libre du tribunal – toutes les charges qui pesaient contre lui ayant été démontées par la défense. Quatre autres étudiants maoïstes incarcérés sont toujours en grève de la faim à Agadir. La grève a commencé il y a plus d’un mois.

Collage d’affiches en faveur d’Alaa Derbali

Collage d'affiches en faveur d'Alaa Derbali

La police a usé du baton et a arrêté une vingtaine d’étudiants issus de diverses écoles, parmi lesquels des filles, alors que ces derniers tentaient de passer les barricades dressées devant le District Collectorate (un des nombreux services administratifs du système indien) à Visakhapatnam, dans l’état de l’Andhra Pradesh. Les étudiants, soutenu par plusieurs associations estudiantines avaient organisé une grande manifestation devant les bureaux de l’administration afin d’exiger une amélioration des conditions de vie dans les logements étudiants destinés aux moins nantis dans le district. Il y a plusieurs mois qu’ils revendiquent une amélioration des conditions d’hygiène, des sanitaires, des ressources électriques, des installations d’eau et de la qualité de l’alimentation dans les différentes cantines. Durant la manifestation, les étudiants ont également scandé des slogans contre les universités privées. C’est à ce moment que quelques étudiants ont tenté de pénétrer dans le bâtiment pour aller poser leur revendication directement à l’officier en charge. Les policiers, déployés en nombre, ont immédiatement chargé la foule afin d’empêcher les manifestants de bouger. Plusieurs d’entre eux ont été violemment frappés et plus de vingt étudiants ont été interpellés.

Policiers vs étudiants à Visakhapatnam

Policiers vs étudiants à Visakhapatnam