Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Aziz Güler (nom de guerre : Rasih Kurtuluş), commandant du Quartier Général des Forces de Libération Unies (BÖG) est mort ce 21 septembre au Rojava, lors d’une opération contre les islamistes dans la région de Raqqah. Les BÖG sont l’une des composantes du Bataillon International de Libération (IFB), ils comprennent principalement les membres des organisations turques qui n’ont pas de branches armées. Aziz avait participé à de nombreuses luttes sociales en Turquie avant de rejoindre l’IFB et de participer à la Bataille de Kobané.

Aziz Güler (nom de guerre : Rasih Kurtuluş)

La mort de Aziz a été commémorée à Istanbul, dans le quartier de Kadikoy, le rassemblement a été attaqué par la police turque.

Extrait du communiqué des BÖG :
Nous promettons au camarade commandant Rasih, ton sang ne restera pas au sol, ton drapeau ne restera pas au sol, ton fusil ne restera pas au sol ! Le commandant Rasih a rejoint la lutte durant ses années à l’Université Technique Yıldız, puis est devenu l’un des leaders les plus importants des jeunes de notre mouvement. Il était en première ligne dans la lutte de la classe ouvrière et des oppressé-e-s, et a fait peur à l’Oligarchie au point d’être pris pour cible par les chaines de télévision.

La police attaque la commémoration à Istanbul.

Aziz Güler (nom de guerre : Rasih Kurtuluş)
La police attaque la commémoration à Istanbul.

Nikos Maziotis dont le procès devrait s’ouvrir dans quelques semaines à Athènes pour les actions auxquelles il a participé suite à son retour à la clandestinité au sein de l’organisation Lutte Révolutionnaire, a publié un texte au sujet des élections parlementaires le 7 septembre dernier. Le texte a été traduit et est disponible sur le site Prisoners Voice. Vous pouvez le lire ici.

Nikos Maziotis

Nikos Maziotis

Le 17 septembre, lendemain de la commémoration de la mort de Pavlos Fyssas (antifasciste assassiné par des membres d’Aube Dorée) et 3 jours avant les nouvelles élections parlementaires, une manifestation anarchiste contre l’état et le capital a eu lieu à Athènes. Les détails sont dans notre précédent article. Une vidéo des affrontements vient d’être publiée.

Les affrontements à Exarcheia

Les affrontements à Exarcheia

Des manifestants en colère après la disparition de 43 étudiants l’an dernier ont affronté aujourd’hui mardi la police. Ils ont brûlé un camion, dans l’Etat du Guerrero (sud), à quelques jours de l’anniversaire de la tragédie. Les manifestants ont lancé des cocktails molotov sur les forces de l’ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes, sur une route près de l’école d’Ayotzinapa où vivaient les étudiants disparus. Au moins cinq policiers et deux étudiants ont été blessés lors des affrontements. Les affrontements ont éclaté alors que les parents des 43 élèves-enseignants et d’autres étudiants se dirigeaient vers Chilpancingo, la capitale de cet Etat, à bord d’une douzaine de bus pour y manifester. Leur convoi a été bloqué par environ 200 policiers.

Les parents des étudiants ont tenté de négocier leur passage vers la capitale mais se sont heurtés au refus de la police. Environ deux cent étudiants masqués ont alors incendié un camion transportant des boissons et jeté des engins incendiaires sur les forces de l’ordre. Les manifestants ont par ailleurs brièvement retenu deux policiers. L’incident s’est produit au lendemain du saccage des bureaux du procureur de l’Etat de Guerrero par un groupe de manifestants, demandant le retour des 43. Une manifestation est prévue samedi à Mexico pour commémorer le premier anniversaire de la disparition de ces étudiants.

Affrontements dans le Guerrero

Affrontements dans le Guerrero

Deux étudiants maoïstes, détenus politiques au Maroc, Aziz Elbour et Mohamed El Mouaden, ont entamé hier, lundi 21 septembre, une grève de la faim illimitée. Cette grève a pour but de dénoncer l’interdiction qui nous est faite cette année encore de pouvoir poursuivre leur études (cette interdiction leur a déjà été faite par l’administration pénitentiaire depuis maintenant deux ans). Cette année encore, ils ont effectué toutes les démarches nécessaires pour rendre possible notre inscription et ce malgré toutes les difficultés que nous avons pu rencontrer pour rassembler l’ensemble des documents exigés par les diverses universités. Mais, cette fois encore, notre demande a été rejetée par les universités elles-mêmes qui dénient aux prisonniers politiques étudiants incarcérés leur droit à poursuivre leur formation. Avec cette grève, les prisonniers veulent aussi dénoncer les transferts abusifs qu’ils subissent (le dernier vers la prison de Bouzakarn) et proclamer leur entière solidarité avec tous les prisonniers politiques détenus dans les geôles de l’Etat réactionnaire du Maroc.

Les étudiants maoïstes, prisonniers politiques au Maroc

Les étudiants maoïstes, prisonniers politiques au Maroc

Treize soldats ont été blessés lors de l’explosion d’une bombe artisanale enfouie sous terre par les terroristes du PKK. Les militaires se trouvaient dans leur véhicule et traversaient le district de Baskale dans la province de Van tard lundi soir. Selon l’agence de presse Dogan, les soldats blessés ont été transférés dans un hôpital de la ville de Van après avoir reçu des premiers soins à l’hôpital de Baskale. Une opération aérienne a été lancée pour retrouver le commando. La guérilla du PKK a notament diffusé une vidéo montrant l’attaque du blindé (à 1:39)

Lundi 21 septembre, un « garde de village » (milicien anti-guérilla) a été abattu alors qu’il se trouvait dans le district de Silvan dans la province de Sirnak. Un autre garde a également été blessé lorsque les militants du PKK ont ouvert le feu sur les deux hommes. Le chef de police du district Hozat de Tunceli et un autre officier de police qui se trouvait avec lui ont, quant à eux, été gravement blessés lorsque des membres du PKK ont attaqué à l’arme automatique son véhicule lundi.

Un des blessés transféré à l’hôpital de Van

Un des blessés transféré à l'hôpital de Van

Il y quelques semaines, nous vous annoncions l’intention des autorités du Bihar de déployer un vaste contingent armé pour encadrer les élections à venir dans trois semaines. 307 compagnies des Central Armed Police Forces ont jusqu’à présent été envoyées dans l’état, et 418 compagnies sont attendues pour demain. En outre, le gouvernement du Bihar a prévu de déployer 250 compagnies de la District Armed Police. Arun Kumar, qui s’est vu confié la coordination des forces de sécurité a informé les soldats venus de partout dans le pays sur la manière dont le déploiement allait avoir lieu. Il a également donné des instructions sur les opérations tactiques contre les maoïstes. Kumar contrôlera également le mouvement des différentes forces et la logistique qui doit leur être fournie.

Dès leur arrivée, les soldats ont dû suivre un camp de pré-formation sous le commandement de la CRPF. Ils ont été informé sur la topographie de la région où ils seront envoyés. La CRPF leur a également donné les noms des personnes recherchées dans l’état et leur a expliqué le modus operandi des guérilleros actifs dans les zones vallonnées de l’état. Certaines sources affirment que des experts de l’Institute of IED Management sont également arrivé dans l’état pour former les soldats aux différents types d’IED régulièrement utilisés par la guérilla. Des instructions précises ont été données aux soldats afin que ceux-ci ne fassent que des patrouilles à pied, et une cartographie des zones sensibles est en cours d’élaboration afin d’effectuer un déploiement stratégique des forces. Les soldats feront de leur côté deux exercices de déminage par jour jusqu’au début des élections.

Défilé des Central Armed Police Forces

Défilé des Central Armed Police Forces

Suite à l’enfermement de plusieurs dizaines de demandeurs d’asile irakiens en vue de les déporter, une soixantaine de prisonniers du Centre Fermé 127bis et une quinzaine du Caricole, les deux prisons pour personnes sans-papiers de Steenokkerzeel ont commencé une grève de la faim. Ils avaient appelé les militants à manifester ce dimanche devant le centre fermé. Les détenus avaient l’autorisation de rester dans la cour jusqu’à 14h30, ils y ont manifesté avec de nombreuses banderoles et ont ensuite refusé de la quitter, permettant aux manifestants des deux cotés de la clôture de discuter. Un détenu est également monté sur le toit et y a accroché des calicots. De l’autre coté du centre, les détenus se sont également rebellés au même moment, mais la police a empêché les manifestants d’approcher. Au moins trois manifestants ont été arrêtés à l’extérieur du centre. Les forces spéciales de la police ont également forcé les détenus à rentrer dans le centre vers 23h.

Un sans-papier sur le toit du Centre Fermé 127bis.

Un sans-papier sur le toit du Centre Fermé 127bis.

La police a expulsé ce lundi 21 le terrain occupé où sera probablement construite la future ‘maxi-prison de Haren’. Sept personnes ont été arrêtées puis libérées dans la soirée, mais l’une d’entre elles a été immédiatement ré-arrêtée. Les personnes arrêtées sont poursuivies pour rébellion et/ou port d’armes. Il semblerait également que le Commissaire Vandersmissen, bien connu du milieu militant bruxellois, ait été arrosé de bière et du contenu d’une toilette sèche. Deux militants sont toujours présent sur le terrain et occupent une cabane dans un arbre. Les autres occupants se sont installés sur le terrain juste à coté du Keelbeek. La police a quitté les lieux vers 19h, laissant deux vigiles et leurs chiens sur place.

Le ‘terrain du Keelbeek’ est occupé depuis plusieurs mois pour empêcher la construction de la plus grande prison de Belgique, la maxi-prison de Haren.

Une assemblée aura lieu ce mardi soir à 18h à l’entrée de la ZAD.

Expulsion de la ZAD du Keelbeek.

Expulsion de la ZAD du Keelbeek.

Un militaire du 26e Bataillon d’infanterie a été capturé samedi par une colonne d’une trentaine de combattants (y compris cinq femmes) de la NPA dans la localité de Policarpio, à San Luis, (Agusan del Sur). Le soldat circulait en moto lorsqu’il a été arrêté par les guérilleros qui l’ont emmené avec eux dans la jungle. Le lendemain, c’est-à-dire hier dimanche, les guérilleros ont fait exploser un IED qui a blessé cinq militaires du 8e Bataillon d’infanterie, parmi lesquels un officier. L’explosion a eu lieu dans la localité de Pagan, à Kitaokitao.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA