Actualité de la répression et
de la résistance à la répression

Des responsables des syndicats CFE-CGC, CGT et Unsa du Groupe ADP, gestionnaire des aéroports parisiens de Roissy-Charles-de-Gaulle et Orly, ont été interpellés vendredi matin à Orly, pendant une manifestation de salariés en grève, avant d’être relâchés en début d’après-midi. Les grévistes réclament le retrait d’un plan d’adaptation des contrats de travail, qui prévoit une baisse ou une suppression de primes. En cas de refus, les salariés risquent un licenciement. En fin de matinée, la présidente de la CFE-CGC d’ADP a été interpellée par la police, avec la responsable CGT à Orly et conduites au poste de police. Relâchées vers 14H00, elles sont convoquées le 23 août au commissariat. Le secrétaire général de l’Unsa d’ADP a lui aussi été interpellé avec deux responsables de la délégation CGT alors qu’ils faisaient un sit-in sur la route. À Roissy, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour repousser des manifestants qui déambulaient sur les voies routières d’accès à l’aéroport.

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Cinq personnes étaient jugées par la cour d’assises depuis le 21 juin 2021 à Pontoise. Elles ont été jugées pour des tirs d’armes à feu sur les forces de l’ordre à Persan et Beaumont-sur-Oise au cours des révoltes qui ont suivi la mort d’Adama Traoré 24 ans, le 19 juillet 2016, peu après son interpellation par les gendarmes. Parmi eux Bagui Traoré, le frère d’Adama. Il vient d’être acquitté (ainsi que deux autres prévenu·e·s) après quatre ans et cinq mois de prison préventive dans l’attente de son procès. Deux hommes ont été reconnus coupables d’avoir été auteurs de tirs et condamnés à douze ans de réclusion criminelle et huit ans de prison.

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Un soldat et deux paramilitaires ont été tués mercredi dans une embuscade de la Nouvelle Armée du Populaire (NPA) dans la région de Jipapad, dans l’est de Samar. Leur véhicule circulait vers Sitio Casapa lorsque à 6 heures du matin les guérilleros ont fait exploser un IED. Le soldat appartenait à la 8e Division d’infanterie et les paramilitaires à l’Unité géographique des forces armées civiles. Six autres paramilitaires du Cafgu ont été blessés au cours de l’attaque et ont été hospitalisés.

La zone de police de Bruxelles-Capitale/Ixelles a été condamnée au civil par le tribunal de première instance francophone de Bruxelles pour l’arrestation illégale, en 2019, de 22 membres d’Extinction Rebellion. Le jugement a été prononcé lundi et la zone devra indemniser les 12 plaignants à hauteur de 250 euros chacun. La zone de police de Bruxelles avait procédé à 22 interpellations le 28 novembre 2019 d’activistes d’XR alors qu’ils s’apprêtaient à débuter une campagne d’affichage contre le Black Friday. A l’époque, la police avait expliqué que les personnes interpellées “étaient en possession de matériel qui laissait penser qu’elles planifiaient quelque chose : des pinceaux, de la peinture en aérosol, de la colle, des affiches et des banderoles dirigées contre le Black Friday. Les banderoles et les affiches avaient le logo d’Extinction Rebellion”.

Les activistes avaient passé la nuit en prison. Douze d’entre eux ont ensuite décidé d’attaquer au civil la zone de police de Bruxelles, considérant que leur arrestation était arbitraire. Le tribunal de première instance de Bruxelles leur a donné raison. Une arrestation administrative ne peut être opérée avant qu’une infraction soit commise que lorsqu’il y a “nécessité absolue d’empêcher la commission de faits qui nuisent gravement à l’ordre public”. Si le tribunal a jugé que la campagne d’affichage prévue par les militantes et militants constituait bien une infraction, celle-ci ne justifiait pas leur arrestation. Le tribunal s’est aussi penché sur les conditions de détention. Les activistes auraient été fouillés à nu, on leur aurait refusé la possibilité d’appeler leur personne de confiance et les menottes leur auraient été passées aux poignets. Des actes qui ne se justifiaient pas par la situation, selon le jugement du tribunal, qui a donné raison sur toute la ligne à XR.

 

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De violents affrontements ont éclaté, lundi soir, entre la police israélienne et des habitants du district de Selouane, dans le centre de Jérusalem occupée. La police a tiré des balles en métal et des bombes lacrymogènes sur les jeunes qui les caillaissaient. La police israélienne a fermé les routes et empêché les Palestiniens d’accéder ou de sortir du district. Le district de Selouane vit au rythme d’affrontements quasi-quotidiens entre les Palestiniens et les forces israéliennes. Les autorités de l’occupation comptent détruire 100 maisons dans le quartier d’Al-Boustane, relevant du district de Selouane, sous prétexte que ces habitations ont été construites sans permis. Elles œuvrent également à expulser 86 familles de leurs maisons au profit de colons israéliens, dans le quartier de Batn Al-Hawa.

La cérémonie de serment des membres de l’Assemblée constituante chilienne a été perturbée par des affrontements entre policiers et manifestants. Des marches organisées par des groupes de gauche et indigènes se sont heurtés à des policiers lourdement armés tenant des barricades à l’extérieur de l’ancien bâtiment du congrès de Santiago où devait se dérouler la cérémonie. Des heurts ont éclaté après que certains manifestants aient tenté de franchir les barrières, la police faisant usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau. Des délégués de l’Assemblée ont demandé le retrait des forces spéciales répressives, et le responsable du tribunal électoral, qui présidait la cérémonie, a suspendu la cérémonie jusqu’à midi.

La décision de rédiger une nouvelle constitution chilienne, pour remplacer celle de Pinochet, est un résultat des manifestations massives qui ont commencé en octobre 2019 contre l’austérité et les inégalités et qui ont été avivées par la répression féroce de la police. L’organe constitutionnel est composé de 155 délégués, dont 17 candidats autochtones, également répartis entre hommes et femmes, et a été choisi par un vote en mai. Il est dominé par des candidats indépendants et de gauche, certains ayant des liens dans le mouvement de protestation, avec une part de candidats plus conservateurs soutenus par l’actuel gouvernement de centre-droit.

Une colonne de guérilleros maoïstes a attaqué samedi un site d’extraction de minerai de fer dans le district de Narayanpur de l’état du Chhattisgarh. Ils ont incendié au moins quatre véhicules engagés dans des travaux de construction de routes. La production n’a pas encore commencé sur ce site qui a été attribuée à Jayaswal Neco Industries Limited (JNIL), mais des travaux de pré-exploitation au sol sont en cours sur le site – et c’est ce chantier qui a été attaqué. Alertées de l’attaque, les forces de sécurité se sont précipitées sur les lieux et une fusillade a éclaté entre elles et les guérilleros.

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Dimanche, des membres de la police de New-York (NYPD) ont arrêté quatre personnes autour du Washington Square Park, elles sont accusées d’avoir attaqué des policiers. Un grand nombre de policiers, certains en tenue anti-émeute ou montés sur des vélos, avaient bloqués les routes et les forces de l’ordre ont utilisé du gaz poivré contre la foule. Les agents en uniforme du NYPD n’ont pas été autorisés à participer à l’événement de cette année par les organisateurs. La participation des forces de police aux Prides a suscité la controverse au sein de la communauté LGBT+ dans le monde entier. Certains événements, comme New York et Toronto, ont interdit aux policiers en uniforme de participer, tandis que d’autres, comme Londres et Sydney, ont décidé de les autoriser à prendre part à la manifestation.

En Birmanie des « groupes de défense » ont été constitués par des militants opposés au putsch du 1er février. Dotés de fusils de chasse et d’armes artisanales, ils s’opposent aux forces militaires. La région autour de Saigaing (centre) connaît en particulier une multiplication d’escarmouches entre ces groupes et des militaires.  C’est lors d’un affrontement de ce type que 25 combattants et civils opposés au coup d’État ont été tués par l’armée dimanche 4 juillet.

 

 

Dossier(s): Asie et Océanie Tags:

Deux Palestiniens ont été blessés par balles réelles, lors des affrontements qui ont éclaté dans le ville de Beita, au sud de Naplouse. Les équipes du Croissant-Rouge ont également secouru 82 blessés par des balles métalliques recouvertes de caoutchouc, et ont traité les blessés sur place dont 13 blessés suite à leur chute, 6 cas de brûlure et 177 cas d’asphyxie après avoir inhalé le gaz lacrymogène. Les affrontements se sont passés près du mont Sabih, actuellement menacé de confiscation dans la ville de Beita. De jeunes Palestiniens ont jeté des pierres sur les forces d’occupation israéliennes et mis le feu à des pneus.

Des heurts ont aussi éclaté dans le village d’Osrin, au sud de Naplouse, en vue de condamner la colonisation israélienne. L’un des jeunes a été touché par balles au bassin et deux autres ont été blessés par des balles en métal recouvert de caoutchouc. Par ailleurs, 12 protestataires ont été étouffés par le gaz lacrymogène, lors de ces affrontements. Deux Palestiniens ont été blessés par des balles en métal recouvert de caoutchouc et des dizaines de cas d’étouffement ont été signalés sur des terres menacées de saisie par les colons dans le Zone de Ras, à l’ouest de la ville de Salfit. Des affrontements similaires ont également éclaté dans la ville de Kafr Qaddoum, à l’est de Qalqilya (nord), et à Beit Dajan, à l’est de Naplouse, au cours desquels des dizaines de Palestiniens ont été asphyxiés suite à l’inhalation de gaz lacrymogène. Dans la région de Masafer Yatta, dans le sud de la Cisjordanie, l’armée israélienne a réprimé une manifestation condamnant les colonies, ce qui a provoqué une scène de panique, à un moment où les manifestants ont été étouffés par le gaz lacrymogène.µ