Le 10 octobre, dans le cadre des Journées d’occupation autonomes lancées à Leipzig contre la gentrification, l’envolée des prix des loyers et les expulsions locatives, trois immeubles ont été occupés. La police avait rapidement attaqué et évacué ces squats ce qui avait donné lieu à une première série d’actions de représailles (voir notre article). Ces actions se sont poursuivies. Le 17 octobre, pendant que la police réprimait une manifestation sur l’Eisenbahnstrasse contre les expulsions des squats, le siège du groupe immobilier Kühne Immobilien a été vandalisé au marteau et à la peinture. La nuit du 17 au 18, c’est le Millennium Palais, Aurelienstraße, qui a été attaqué au marteau et à la peinture. Il s’agit d’un chantier de construction d’appartements de luxe équipés d’un ascenseur pour voitures, d’un système domotique, etc. Les appartements à 400

000 euros sont présentés comme un investissement financier. Enfin, la nuit du 22 au 23 octobre, une petite manifestation sauvage a brisé toutes les vitres des nombreuses banques et assurances de la Könneritzstraße, dans le quartier de Schleußig. Il y a eu des barricades et voitures en feu, ainsi que des slogans tagués.

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La ville de Hanovre qualifiant d’« acte de soutien » à une « organisation terroriste » a interdit sans préavis une cérémonie commémorant les martyrs de la guérilla kurde. La ville a justifié cette décision par une possible violation de l’interdiction du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en vigueur en Allemagne depuis 1993. L’ordre de police soutien également que de tels événements commémoratifs contribuent à « renforcer la cohésion interne du PKK » et pourraient avoir un effet mobilisateur, notamment auprès des jeunes participants. La communauté kurde a critiqué cette action, la jugeant disproportionnée et motivée par des considérations politiques. Elle a qualifié cette interdiction de manifestation d’une « criminalisation systématique de la vie des Kurdes en Allemagne ». Elle a aussi souligné que le PKK avait déjà déclaré la fin de sa lutte armée et s’était dissous en mai (lire notre article ici).

Le 22 octobre, la Bundeswehr a lancé l’exercice Marshal Power 2025  avec environ 500 soldats de sa police militaire (Feldjäger), 300 policiers et pompiers. L’exercice s’étend au nord-est de Munich et son objectif est de renforcer les capacités d’action de la police militaire sur le territoire allemand afin d’améliorer sa coopération avec les services civils.  Quelques heures après le début de l’exercice, informée de la présence d’un « individu doté d’une arme longue à Erding », la police bavaroise a envoyé sur les lieux « d’importants renforts ». Estimant qu’ils faisaient partie de l’exercice, les militaires allemands ont tiré à blanc sur les policiers, lesquels ont riposté à balles réelles, blessant un Feldjäger. Disons qu’effectivement, la coopération avec les services civils a besoin d’être améliorée…

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Paula et Nele sont deux antifascistes emprisonnées en Allemagne et en attente de leurs procès . Elles sont accusées d’avoir participé à des affrontements avec des nazis à Budapest en février 2023 (voir notre article). Afin de les soutenir, une manifestation était organisée devant la prison de Chemnitz, déployant notamment une grande banderole « amour et force » flottant dans les airs grâce à des ballons gonflés à l’hélium. Plusieurs détenues ont fait des gestes de soutien afin de saluer la mobilisation.

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À partir du 4 novembre, sept militants comparaîtront devant le tribunal régional supérieur de Dresde dans le cadre de deux affaires. Tout d’abord, cela concerne l’affaire de Budapest suite à des mobilisations antifascistes en février 2023 contre une journée néonazi qui se déroule chaque année à Budapest. Depuis lors, les autorités hongroises et allemandes ont mené une offensive conjointe de persécution contre les antifascistes, aboutissant à de nombreuses arrestations, procès et condamnations, aboutissant à de lourdes peines de prison (voir notre article). D’autre part, cela concerne le procès de l’affaire Antifa-Est suite à des affrontements dans plusieurs villes de Saxe et de Thuringe. Là aussi, plusieurs antifascistes ont été condamnés à plusieurs années de prison ces dernières années, dont Lina, condamnée à cinq ans et trois mois (voir notre article).

Au cœur des accusations portées contre Johann, Paul, Henry, Tobias, Thomas, Melissa et Julian devant la justice allemande se trouve la construction par l’État d’une « organisation criminelle » au sens de l’article 129 du Code pénal allemand. Cette clause fourre-tout est souvent utilisée par l’État pour surveiller et criminaliser les structures de gauche, en faisant des militants des suspects simplement grâce à leurs réseaux politiques et leurs contacts personnels. À cela s’ajoutent d’autres chefs d’accusation tels que coups et blessures graves, dommages matériels, vol, etc.

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Accusée d’être une ancienne membre de la RAF (Fraction Armée Rouge), Daniela Klette a été arrêtée en février 2024 à Berlin après 30 ans de clandestinité. Depuis mars 2025, elle est en procès pour une dizaine de braquages qui auraient été commis pour financer sa clandestinité. Afin d’exiger sa libération et d’échanger sur les luttes anti-impérialistes d’hier et d’aujourd’hui, le Secours Rouge Toulouse, la Défense Collective Toulouse et la Ligue de la Jeunesse Révolutionnaire organisent une soirée de soutien le jeudi 6 novembre dès 18h30 à la Chapelle (36 rue Danielle Casanova, Toulouse). Lire l’appel.

Le 10 octobre,  dans le cadre des Journées d’occupation autonomes lancées à Leipzig contre la gentrification, l’envolée des prix des loyers et les expulsions locatives (voir ici), et dans la foulée de la manifestation « Ensemble contre la folie locative, les expulsions et l’isolement », trois immeubles ont été occupés:  le Henri à l’ouest (photo), et la Villa Krause et Eineck à l’est.  La police a encerclé, attaqué et évacué les immeubles occupés, le premier le jour même, le dernier le 15. En représailles, la nuit du 15 octobre, un commissariat de la ville, situé dans le quartier de Connewitz, a été attaqué à la peinture et ses vitres ont été brisées au marteau. Une agence de la société immobilière Engel & Völkers a également été attaquée dans le centre-ville de Leipzig à l’acide butyrique.

EDIT: Triple riposte puisque le surlendemain, l’entreprise de serrurerie « Leipziger Schlüsseldienst », qui a déjà participé volontairement à l’ouverture des portes des maisons squattées, a eu sa façade taguée et ses vitres brisées.

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Depuis son arrestation en mars dernier, le militant kurde Nihat Asut était emprisonné à Hambourg dans le cadre d’un procès pour appartenance au PKK, une organisation considérée comme « terroriste » en Allemagne. Cette décision est soumise à des conditions strictes, et son procès va se poursuive. Asut doit se présenter à la police deux fois par semaine, il lui est interdit de quitter l’Allemagne et de participer à toute activité du PKK/KCK. Cela comprend l’interdiction de participer à des manifestations, des événements ou des collectes de fonds. La prochaine audience de son procès aura lieu le 5 novembre et le verdict est attendu en décembre.

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Lundi 13 octobre, le tribunal régional de Verden a condamné deux hommes de Hambourg à huit mois de probation chacun. Ils ont été jugés coupables d’infraction à la loi sur les armes, cependant ils ont été relaxés pour les accusations d’incendie criminel planifié datant d’octobre 2018, pour lequel le ministère public avait requis une condamnation. Les accusés, aujourd’hui âgés de 36 et 38 ans, ont expliqué avoir planifié une action militante il y a sept ans en soutien aux  anciens membres présumés de la RAF Daniela Klette, Burkhard Garweg et Ernst-Volker Staub, tous trois encore en fuite à l’époque.

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Réfugié syrien en Allemagne, l’antifasciste Zaid A est poursuivi suite à la mobilisation contre des néonazis lors de la « Journée de l’honneur » à Budapest en 2023. La Hongrie a émis des mandats d’arrêt européens contre lui et une vingtaine d’antifascistes. Après deux ans de clandestinité, il s’est rendu aux autorités allemandes en janvier 2025. Il a passé trois mois en détention provisoire à Cologne-Ossendorf puis a été libéré le 2 mai sous certaines conditions. Alors que les autorités allemandes coopèrent étroitement avec la justice hongroise, les tribunaux de Milan et de Paris ont rejeté les demandes d’extradition, comme dans le cas de Gino (voir notre article). Face à un risque imminent d’extradition vers la Hongrie, Zaid A a décidé de se réfugier en France et s’est rendu aux autorités françaises le 1er octobre. Le jeune homme de 22 ans a ensuite été remis en liberté conditionnelle après un examen de son dossier. Il doit désormais se présenter régulièrement à la police avant que la justice française ne statue sur son extradition.