La police a arrêté aujourd’hui dimanche 3 mars deux personnes dans le cadre de son enquête pour retrouver les anciens membres recherchés de la Fraction Armée Rouge (RAF). L’opération de police est intervenue en matinée dans un quartier de l’est de Berlin, Friedrichshain, avec des forces spéciales d’intervention. Il y a eu des coups de feu tirés par la police pour ouvrir une porte, qui n’ont pas fait de blessé. La police n’a pas confirmé que les personnes arrêtées Burkhard Garweg et Ernst-Volker Staub, les deux derniers membres de la RAF en cavale après l’arrestation il y a quelques jours de Danela Klette (voir notre article). Depuis l’arrestation de Daniela Klette, les perquisitions menées à son domicile berlinois et dans les environs, ont permis de découvrir plusieurs diverses munitions, des armes à feu, dont une kalachnikov, un pistolet mitrailleur et une arme de poing, ou encore une roquette.

Daniela Klette vivait depuis une vingtaine d’années, sous un faux nom, Claudia Ivone, avec un passeport italien, dans son appartement du quartier berlinois de Kreuzberg, avec un partenaire et un chien. Interpellée lundi sans résistance, elle est restée jusqu’ici silencieuse face aux enquêteurs.

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Daniela Klette, 65 ans et membre de la Fraction Armée rouge (RAF), a été arrêtée par la police à Berlin ce 27 février. Elle était une des personnes les plus recherchées du pays. Elle est accusée d’avoir participé à plusieurs actions réalisées par la RAF entre 1984 et 1993 (année de l’auto-dissolution de l’organisation). Daniela Klette, Ernst-Volker Staub et Burkhard Garweg faisaient l’objet d’une enquête du parquet de Verden pour plusieurs hold-up, entre les années 1999 et 2016 (voir nos articles). Elle a été interpellée dans un appartement du quartier de Kreuzberg, dans le centre de la capitale.

Voir notre dossier sur l’histoire de la RAF

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Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de Cologne pour exiger la libération d’Abdullah Öcalan. Cette marche et ce rassemblement s’inscrivent dans le cadre de la campagne internationale “Liberté pour Abdullah Öcalan, une solution politique à la question kurde”, lancée le 10 octobre dernier. Ce samedi matin, munis de banderoles et d’affiches à l’effigie du leader kurde, les manifestants se sont rassemblés devant le DGB-Haus, avant la marche organisée pour marquer le 25ème anniversaire de l’arrestation du leader kurde Abdullah Öcalan, le 15 février 1999..

Dans la nuit du 17 au 18 janvier, à l’occasion du procès pour la manifestation de Rondenbarg lors du G20 de Hambourg, une camionnette de la police a été incendiée près de la gare de Spandau, à Berlin. Ce procès (voir notre article), voulu plus de sept ans après le sommet du G20 par le parquet de Hambourg, se tiendra jusqu’en août 2024 devant le tribunal de grande instance de Hambourg. Les six accusés viennent de toute l’Allemagne. Ils font partie des 80 militant.es ont été inculpé.es suite au G20.Une manifestation solidaire a été convoquée le 20 janvier, à Hambourg.

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Le procès contre trois antifascistes pour les heurts avec les néo-nazis durant le Jour de l’honneur 2023, devrait commencer le 29 janvier, à Budapest. Deux d’entre elles, Tobi et Ilaria, se trouvent toujours en détention préventive en Hongrie. Deux sont maintenant accusé.es de la préparation d’un acte délictueux et d’appartenance à une association de malfaiteurs. La troisième (Ilaria) est accusée d’avoir participé à au moins un délit et d’appartenir à une association de malfaiteurs. Pour cela, le procureur exige actuellement une peine d’onze ans de prison dans le cas qu’elle fasse des aveux le premier jour de procès, sinon elle risque jusqu’à 16 ans de prison. Le chef d’inculpation originel de « violence contre un membre de la communauté » ne tenait visiblement plus débout dans cette affaire, parce qu’il s’agit d’un paragraphe de la loi hongroise sur la protection des minorités. Le procureur a dû conclure que les nazis ne constituent pas une minorité digne de protection. Les autorités en charge de l’enquête construisent donc une prétendue organisation criminelle internationale qui est censée être derrière les attaques contre les nazis.

La Hongrie a présenté une demande d’extradition à l’Allemagne pour Maja, arrêté.e en décembre dernier à Berlin (voir notre article). Comme elle l’a déjà fait pour l’antifasciste italien Gabriele détenu à Milan. Dans les prochaines semaines, la Cour d’appel de Berlin décidera si Maja sera extradé.e vers la Hongrie. 13 antifascistes sont encore recherchés en Europe par les autorités. La répression et les tentatives de briser la solidarité par rapport à cette affaire continuent aussi en Allemagne. Le 10 janvier, juste après un parloir avec Maja, deux de ses proches ont vu leur domicile perquisitionné par la police judiciaire du Land de Saxe. Pendant sept heures (de 20 heures à 3 heures du matin), « chaque page a été feuilletée, chaque pierre a été retournée ».

Il y a 105 ans, le leader communiste Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg étaient assassinés. Ce dimanche, des milliers de personnes ont commémoré cet événement à Berlin. Des slogans pro-palestiniens, comme « Viva Palästina », ont été lancés à plusieurs reprises depuis le cortège, tandis que les gens défilaient le long de la Karl-Marx-Allee à Friedrichshain. La police est violement intervenue lorsque le cortège atteignait la Frankfurter Allee parce que les manifestants scandaient des « slogans punissables » pour la libération de la Palestine. Les policiers ont fait usage de gaz contre les manifestants qui résistaient. Quatre policiers ont été hospitalisés et seize manifestants ont été arrêtés.

Edit: Selon les medics de la manifestation, 15 personnes sont actuellement hospitalisées, dont 10 avec des blessures graves. Elles souffrent notamment d’une fracture du pied et d’un éclatement de la rotule. L’un des blessés graves est un homme de 65 ans qui a été bousculé et renversé par la police et qui a perdu connaissance.

Les domiciles de plusieurs Kurdes vivant dans la ville de Hanovre et les villes environnantes ont été perquisitionnées par la police du Land de Basse-Saxe ce mercredi. Parmi les maisons perquisitionnées figure celle de l’artiste Ciwan Çewliq. Une telle opération avait déjà visé les milieux militants kurdes de Hanovre en juin 2019; le domicile de Ciwan Çewliq y avait déjà été perquisitionné.

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Cinq personnes sont en procès depuis le 3 décembre pour avoir participé à une manifestation contre le sommet du G20 il y a six ans. Comme les cinq accusés n’avaient alors que 16 et 17 ans, le procès se déroule à huis clos, en tant que procès de mineurs. Toute participation à des manifestations de solidarité est expressément mise en garde et dissuadée. « Celui qui participe à ce rassemblement se rend complice d’extrémistes de gauche orientés vers la violence », a averti le service de protection de la Constitution en amont d’une manifestation le 5 décembre, à laquelle bien plus de 2000 personnes solidaires ont participé. Les cinq jeunes qui comparaissent actuellement devant la Grande Chambre pénale des mineurs 27 sont accusés de « violation grave de la paix publique en combinaison avec des voies de fait sur des agents d’exécution dans un cas particulièrement grave ainsi que de tentative de coups et blessures, de formation de groupes armés et de dommages matériels ». Toutefois, aucun des cinq prévenus n’est personnellement accusé de ces faits. Comme l’écrit la justice hambourgeoise « aucun acte de violence autonome » ne leur est attribué. Le parquet les considère comme des « complices » au sein d’un groupe de 150 à 200 personnes, à partir duquel des infractions ont été commises. Ils auraient soutenu ce groupe « en défilant en formation fermée ».

Comme lors du précédent procès de l’Elbchaussee, les autorités tentent d’obtenir des condamnations pour la simple participation aux manifestations du G20, créant ainsi un précédent qui permettrait à l’avenir de criminaliser tous les participants à des manifestations dirigées contre l’État et le capital et au cours desquelles des violences ont lieu. Une proposition récente du ministre de l’Intérieur de Rhénanie-du-Nord-Westphalie poursuit le même objectif : il demande un durcissement du fameux paragraphe sur la violation de la paix, de sorte que toute personne se trouvant à proximité de prétendus « violents » lors d’une manifestation puisse également être accusée de commettre un délit. Cette nouvelle rédaction de l’article sur la violation du territoire devrait « permettre à la police d’agir également contre les manifestants qui protègent les auteurs de violences par leur seule présence physique ».

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Lundi 11 décembre, Maja,  a été arrêté.e à Berlin dans le cadre des enquêtes sur différents affrontements contre des néonazis, pendant la période du « Jour de l’honneur » de 2023, à Budapest. Des milliers de néonazis s’étaient rassemblés dans la capitale hongroise et certains d’entre eux avaient été attaqués. Ilaria et Tobias sont en détention à Budapest depuis février, accusés d’avoir participé à ces actions, et Gabriele est actuellement détenu à Milan. Certain.e.s camarades allemand.e.s visé.e.s par d’autres mandats d’arrêt européens pour les mêmes faits sont en fuite depuis plusieurs mois. Lors de son interpellation, Maja a été jeté par les agents de police à travers une porte vitrée, ce qui lui a causé plusieurs coupures et écorchures. Juste après l’arrestation, il y a eu plusieurs perquisitions domiciliaires chez ses proches. Un mandat d’arrêt national allemand et aussi un mandat d’arrêt européen, produit par l’Hongrie, avaient été émis contre Maja. Le mandat d’arrêt allemand a été mis en exécution lors de l’audience de validation de l’arrestation et depuis Maja se trouve en détention préventive. Dans les semaines à venir, le tribunal décidera si le procès contre Maja aura lieu en Allemagne ou s’il y aura une extradition en faveur des autorités judiciaires hongroises.

Le même jour, à Milan, l’audience pour l’extradition de Gabriele, interpellé le 21 novembre par les Carabinieri, suite à un mandat d’arrêt européen émis par un juge hongrois, a été reporté une nouvelle fois. Le juge a décidé de poser des questions au gouvernement hongrois sur les conditions de détention et d’exiger de celui-ci des garanties quant au déroulement du procès et à l’indépendance de la justice. La prochaine audition à ce sujet aura lieu le 16 janvier.

La police allemande a interrompu prématurément une manifestation à Berlin samedi soir et a dispersé le rassemblement de plusieurs centaines de participants au motif que des images d’Abdullah Öcalan avaient été montrées et que des slogans avaient été scandés en faveur du dirigeant kurde. Pour protester contre la manifestation empêchée, les participants ont organisé un sit-in spontané.