Gianni Scovino, un anarchiste de 33 ans, membre de la Fondation La Tortuga a été brutalement agressé par des membres de la Police nationale bolivarienne et de la Garde nationale bolivarienne dans le parking du grand centre commercial Dairy Plaza, dans l’état d’Anzoátegui, alors qu’il était sur un Recyclage pour la Fondation Tortuga. Une vidéo de l’attaque est disponible ici). Après avoir été brutalement battu, il a été retenu pendant 36 heures au Détachement 521 du Commandement de la Zone 521 de la Garde nationale avant d’être transféré dans un établissement médical pour traitement. À l’heure actuelle, il se remet à l’hôpital.

Mise à jour du 17 août à 14h: Les 10 officiers concernés (6 de la police nationale bolivarienne et 4 de la garde nationale bolivarienne) ont été privés de liberté et déferrés à un tribunal militaire. De plus, la défense de Gianni a démontré qu’il souffrait du syndrome d’Asperger.

Gianni Scovino

Gianni Scovino

Huit anarchistes ont été arrêtés à Lecce, Rome et Florence, dans le cadre d’une opération antiterroriste ce 3 août, voir notre article. Six d’entre eux ont été libérés après comparution devant le juge, deux autres sont toujours détenus.

Pour leur écrire:

Salvatore Vespertino
C.C. Sollicciano
via Minervini 2r
50142 Firenze
Italie

Pierloreto Fallanca
C.C. « Nuovo Complesso »
Via Paolo Perrone 4
73100 Lecce
Italie

Le lieu de l’explosion à Florence

Le lieu de l'explosion à Florence

Ce jeudi 3 août 2017, la police a défoncé les portes de plusieurs maisons à Florence, Rome et Lecce, pour arrêter huit anarchistes de Florence. Il s’agirait du résultat de l’enquête menée par la DIGOS et l’antiterrorisme pour deux épisodes. Le premier, un engin explosif déposé devant une librairie liée à Casapound pendant la nuit du nouvel an dernier, où le policier-artificier a perdu une main et un œil au cours de l’opération de déminage (Voir notre article). Le second pour le jet d’un cocktail Molotov contre une caserne des carabiniers à Florence le 21 avril dernier. La police dit avoir procédé à l’identification par le biais d’écoutes téléphoniques, de filatures et de prélèvements ADN. Les chefs d’inculpation sont : tentative d’homicide pour les cinq de la première affaire, fabrication, détention et transport dans un lieu public d’un engin explosif ou incendiaire, ainsi que dégradation aggravée pour tous et association de malfaiteurs. La police serait encore à la recherche d’autres personnes.

Durant la perquisition du squat de la Riottosa, les anarchistes sont allés sur le toit pour résister pendant plusieurs heures aux arrestations et à l’expulsion du lieu, occupé depuis dix ans, tandis que d’autres personnes manifestaient leur solidarité aux abords du lieu assiégé par la police.

Le lieu de l’explosion à Florence

La chambre du conseil de Bruxelles a décidé hier lundi de renvoyer douze anarchistes (sur les 14 inculpés) devant le tribunal correctionnel. Neuf pour appartenance à un groupe terroriste » et « participation aux activités d’un groupe terroriste », et trois comme « chef de bande (!) et provocateur » (sans inculpation pour terrorisme dans ces derniers cas). Il leur est reproché quelques 150 actions entre 2008 et 2013 allant de la manifestation non autorisée à l’incendie volontaire.

C’est fin 2008 que le Parquet Fédéral avait lancé une enquête visant des anarchistes. En 2010, sur base d’une liste d’actions que la police attribue à la « mouvance anarchiste », la juge d’instruction Isabelle Panou est affectée à l’enquête qui relève désormais de l’antiterrorisme. En mai, puis en septembre 2013, une dizaine de perquisitions ont lieu, qui visent différents domiciles ainsi que la bibliothèque anarchiste Acrata (voir notre article). C’est en 2014 que l’enquête est close, aboutissant en mai 2016 à un premier renvoi devant la chambre du conseil.

L’attaque au pavé et à la barre de fer du commissariat des Marolles, après la répression du NoBorder

EDIT: Pour plus de détail, voir le communiqué de La Lime du 2 août

EDIT2: Notre article est erroné en ce que le renvoi pour terrorisme (demandé par l’accusation) a été rejeté par la Chambre de Conseil pas seulement pour les 3 personnes qui, poursuivies comme « dirigeants d’un groupe terroriste » on finalement été renvoyées comme « provocateurs ou chefs de bande d’une association formée dans le but d’attenter aux personnes ou aux propriétés, par la perpétration de crimes ou délits ». La requalification a aussi bénéficié aux 9 autres personnes poursuivies pour « la participation à un groupe terroriste », qui seront elles finalement renvoyées pour « faire partie d’une association formée dans le but d’attenter aux personnes ou aux propriétés, par la perpétration de crimes ou délits ».

L'attaque au pavé et à la barre de fer du commissariat des Marolles, après la répression du NoBorder

Damien Camélio qui est sorti de la prison de Fleury-Mérogis le 29 juin dernier a subit un guet-apens puis un tabassage en règle de la part de trois policiers de Saint-Malo dans la nuit du samedi 29 juillet au dimanche 30 juillet. Après 36h de garde à vue, Damien est sorti avec de graves lésions et une convocation au TGI de Saint-Malo pour y être jugé d’outrage et rébellion le 13 mars 2018 à 13h30.

Lire le récit ici

Damien Camelio

Damien Camelio

Mardi 25 juillet, le prisonnier anarchiste Abraham Cortés Ávila a été relâché après presque 4 ans derrière les barreaux. Abraham Cortés Ávila a été arrêté le 2 octobre 2013 pendant la manifestation commémorant les quarante-cinq ans du massacre de Tlatelolco, il était le dernier à rester en prison après les arrestations du 2 octobre 2013. Abraham était accusé de tentative d’homicide, pour avoir supposément lancé des cocktails Molotov contre les lignes de policiers anti-émeutes. Ceci en plus d’une autre accusation pour atteinte à l’ordre public en réunion. Pour ces accusations, il avait été condamné à 13 ans et 4 mois de prison , réduit en appel à 5 ans et 9 mois pour atteinte à l’ordre public en réunion, l’accusation de tentative d’homicide ayant été rejetée. Il a bénéficié d’une libération anticipée.

Abraham Cortés Ávila

Abraham Cortés Ávila

Une quarantaine de personnes sont venus assistés à la projection du film « Sacco & Vanzetti ce samedi soir au local du même nom. Cette projection était une première commémoration des 90 ans de l’exécution de Sacco & Vanzetti. La seconde partie aura lieu le 26 août prochain au même endroit, à 19h.

Salle comble lors de la première partie de la commémoration pour Sacco & Vanzetti

Salle comble lors de la première partie de la commémoration pour Sacco & Vanzetti

Ce soir à 19h: projection du film « Sacco & Vanzetti » (1971) au Local Sacco-Vanzetti.

Dans la nuit du 22 au 23 août 1927, Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti furent exécutes dans la prison de Charlestown, état du Massachusetts. Sacco et Vanzetti étaient deux immigrés italiens et militants anarchistes. Leur exécution fait suite à une escalade de crises et de luttes sociales, une terrible répression frappait les militants socialistes, anarchistes et syndicalistes auxquelles répondent des vagues d’attentats anarchistes. Après sept années de procès et une immense campagne de solidarité internationale (la première grande campagne du premier Secours Rouge International), Sacco et Vanzetti ont été condamnés à tort (ils furent innocentés 50 ans plus tard) par la justice bourgeoise et raciste américaine à la chaise électrique.

90 années plus tard, le Secours Rouge, l’Action Culturelle Anarchiste de Bruxelles et l’Association Culturelle Joseph Jacquemotte vous invitent à deux soirées de commémoration :

Le samedi 22 juillet à 19h : Projection du film “Sacco & Vanzetti” (1971), réalisé par Giuliano Montaldo, avec la musique de Joan Baez.
Le samedi 26 août à 19h : Conférence/débat avec Esteban Sierra Alvarez sur la solidarité avec Sacco et Vanzetti en Belgique à l’époque des procès.
Les deux événements auront lieu au local du même nom, le “Sacco-Vanzetti”, 54 Chaussée de Forest, à 1060 Saint-Gilles.

Commémorations pour les 90 ans de l’exécution de Sacco et Vanzetti

Commémorations pour les 90 ans de l’exécution de Sacco et Vanzetti

Quatorze personnes ont été arrêtées hier après une manifestation de solidarité pour une jeune femme emprisonnée sous l’accusation d’appartenance aux CCF, manifestation qui a débouché sur de violents affrontements dans le centre d’Athènes. Les manifestants ont traversé le quartier de commerces chics de la rue Ermou, brisant des vitrines et caillassant les policiers anti-émeutes qui ont chargé et largement utilisé des gaz lacrymogènes. La manifestation faisait suite à une décision de la Cour d’appel d’Athènes lundi rejetant l’appel d’une étudiant de 29 ans, travaillant à l’université, qui a été condamné le mois dernier comme membre de la Conspiration des Cellules de Feu. L’étudiante avait demandé que sa peine de prison de 13 ans soit suspendue. Elle a été reconnue coupable sur base d’une empreinte digitale partielle retrouvée dans une cache d’armes mais nie avoir une implication avec le groupe.

Tempête sur la rue Ermou

Tempête sur la rue Ermou

Le 1er Mai dernier à ¨Philadelphie, une groupe de 30 ou 40 manifestants habillés, gantés et masqués de noir ont attaqué un ensemble immobilier le long de Phillips Street, qui est représentatif de la gentrification du nord de la ville. Ils ont causé plus de 100 000 $ en dommages (peintures sur les façades, voitures abimées, vitres brisées, caméras de surveillances détruites, etc.). Geoffrey Suchocki, 45 ans, de Doylestown, et Patricia Monahan, 28 ans, de Rhawnhurst, ont été arrêtés peu après cette attaque. Ils passent actuellement en procès pour « avoir causé une catastrophe, un méfait criminel, une émeute, une conspiration et une possession d’outils criminels ». Ils comparaissent libres à l’audience (suite au paiement d’une caution de 5 000 $).

Geoffrey Suchocki et Patricia Monahan

Geoffrey Suchocki et Patricia Monahan