Nicolo, militant antifasciste de Turin était emprisonné depuis mars dernier à la prison de la Vallette (Turin) pour avoir participé à une manifestation contre Casapound le 22 février. Il avait été libéré sous bracelet électronique mais restait incarcéré car il n’y avait pas de bracelet disponible. Il vient finalement d’être libéré. En Italie, 30% des prisonniers sont sans condamnation finale, desquels 20% n’ont même pas un procès entamé.

Nicolo est à la maison, merci pour la solidarité, liberté pour tou.te.s

Nicolo est à la maison, merci pour la solidarité, liberté pour tou.te.s

Nicolo, militant antifasciste de Turin est emprisonné depuis mars dernier à la prison de la Vallette (Turin) pour avoir participé à une manifestation contre Casapound le 22 février. Après plusieurs demandes de mise en liberté, le juge d’instruction l’a assigné à résidence avec bracelet électronique, mais comme il n’y en a pas de disponible, il est toujours emprisonné. L’accusation principale est « association criminelle », mais il n’y a pas d’accusation plus spécifique que la participation à la manifestation. D’autres antifas turinois sont dans la même situation avec des obligations de pointage au commissariat, assignation à résidence ou à domicile, etc. La mère de Nicolo a commencé une grève de la faim pour demander la libération de son fils.

Voir le communiqué d’Antifascisti Bruxelles.

Liberté pour Nicolo

Liberté pour Nicolo

Les manifestants d’extrême-droite du mouvement Patriot Prayer (dont le chef de file, Joey Gibson, est candidat au Sénat), les contre-manifestants antifas et la police se sont affrontés dans le centre-ville de Portland hier samedi. Divers projectiles, dont des pétards et des bombes fumigènes, ont été lancés tandis que la police utilisait des grenades-flashs pour disperser les manifestants qui s’affrontaient. Plusieurs arrestations ont eu lieu, tant parmi les manifestants que parmi les contre-manifestants antifascistes. Ces incidents sont similaires à ceux qui ont eu lieu le 3 juin près de la mairie de Portland (voir notre article).

Une arrestation ce samedi à Portland

Une arrestation ce samedi à Portland

Plusieurs agents de la BEFTI (Brigade d’enquêtes sur les fraudes aux technologies de l’information) et quelques policiers ont mené une perquisition ce mercredi 27 juin vers 15h30 chez un militant anarcho-communiste dans la Drôme, accusé d’être membre du collectif de hackers militants « 0ffsecurity ». Ce collectif venait d’ailleurs de lancer une série d’attaques contre plusieurs sites internet d’extrême-droite, dont Bastion Social, le Rassemblement National et l’AKP. Après la perquisition, et une recherche sur le routeur (à la recherche de [services cachés .onion
->https://fr.wikipedia.org/wiki/.onion]), le militant a été embarqué et auditionné alors que son matériel (ordinateurs et téléphones) était analysé. Les agents recherchaient essentiellement des informations sur le groupe 0ffsecurity ainsi que sur le logiciel botnet YzyRai, une variante de Mirai. Le lendemain matin vers 8h30, l’audition a repris et les questions ont porté sur le piratage en 2016 d’un site appartenant au Ministère des Affaires Étrangères. Ce piratage (défaçage) avait été revendiqué par un groupe pro-daesh, alors que 0ffsecurity réalise fréquemment des actions contre l’État Islamique et l’État turc et en solidarité avec les combattants kurdes qui résistent au Rojava. Le militant a pu être libéré au terme de l’audition et sera re-convoqué en septembre, son matériel a été gardé par la police.

Clin d’oeil à Offsec, au Rojava

Clin d'oeil à Offsec, au Rojava

Après 17 ans d’attente et 70 jours de sit-in devant le Conseil du Contentieux des Étrangers, Cahit Zorel vient d’être régularisé. Ce militant révolutionnaire turc s’est vu refusé d’être régularisé à plusieurs reprises depuis son arrivée en Belgique il y a plus de 17 ans. Même son mariage (avec une personne de nationalité belge) n’avait pas eu d’incidence, les autorités allant jusqu’à conseillé à sa femme de le suivre en Turquie. Le motif de ses refus, c’est que Cahit Zorel est un révolutionnaire et un antifasciste en Turquie, la Belgique l’accuse même d’être membre du DHKP-C. Après un passage au Conseil du Contentieux le 14 juin dernier, où des dizaines de solidaires étaient venus le soutenir, Cahit vient finalement d’être régularisé.

Solidarité avec Cahit

Solidarité avec Cahit

Ce lundi 18 juin, les fascistes du Mouvement Patriotique de Kavala organisaient une journée contre les accords de Macédoine à laquelle 100 manifestants d’extrême-droite se sont rendu. Dans les jours qui avaient précédé, Pangeos Prionidis (échevin municipal du parti Nouvelle-Démocratie) avait appelé à attaquer les commerces et voiture « de la gauche » avant de revenir sur ses mots le lendemain. À hauteur du squat Vyronos 3 la manifestation a été bloquée par les occupants du squat. Évoluant vers une bagarre, police et nazis d’un côté, anarchistes de l’autre, la manifestation a été repoussée. Les manifestations nationalistes macédoniennes sont régulièrement l’occasion d’attaques communes police-fascistes contre les espaces anarchistes grecques.

Police et fascistes attaquent un squat à Kavala

Police et fascistes attaquent un squat à Kavala

Depuis plus de 50 jours, Cahit Zorel fait un sit-in devant le Conseil du Contentieux des Étrangers pour être régularisé, puisqu’il est sans-papiers en Belgique depuis 17 ans et que ces nombreuses demandes lui sont refusées au motif de ses opinions et activités politiques. Cahit est tous les jours accompagné d’autres militants qui viennent lui rendre visite. Ce 13 juin, soyons nombreux pour le soutenir devant le Conseil du Contentieux et dans la salle lorsque l’audience de Cahit aura lieu.

solidarité avec Cahit

Sept personnes accusées d’avoir participé à la manifestation contre l’inauguration de la présidence de Donald Trump du 26 juin 2016 ont été acquittées, le jeudi 29 mai. Quatre autres personnes ont vu leur accusation de participation à une émeute tomber mais seront tout de même jugées pour des délits mineurs.

Ces acquittements ont pour cause le fait que le département de justice de DC avait omis de communiquer des preuves à la défense. Il s’agissait de vidéos de la manifestation transmises à la justice par le groupe « Project Veritas », un groupe d’extrême droite pro-Trump qui documente et filme les actions des anti-fascistes et les militants de gauche.

La manifestation contre l’inauguration de la présidence de Donald Trump avait rassemblé des centaines de milliers de personnes parmi lesquelles se trouvait un bloc anti-fasciste et anti-capitaliste. Des affrontements avaient alors eut lieu entre ce bloc et la police qui avait alors arrêté 230 personnes.

Dès le début de la procédure le département de justice de DC avait cherché à diviser les accusés en proposant à certains de collaborer afin d’obtenir des sentences moins élevée. Cependant la majorité des accusés a décidé de faire front commun.
Par ailleurs dans le cadre de l’enquête le département de la justice de DC avait également obtenu l’accès aux données d’un site anti-trump (voir notre article) En janvier 129 accusés avaient également été acquittés. Plusieurs douzaines de personnes sont toujours sous le coup d’une procédure judiciaire. La campagne de solidarité contre les personnes encore accusées continue (plus d’infos ici)

Appel à la solidarité avec les prisonniers du J20 (archive)

Des affrontements ont éclaté dimanche à Portland, en Oregon, entre des antifas et des membres d’une organisation d’extrême-droite. Plusieurs rassemblements étaient prévus dans la ville pour dimanche, le premier étant un rassemblement contre la brutalité policière, co-organisé à 14h par la Direct Action Alliance et par Empower Portland. Un rassemblement du « groupe de prière patriotique » d’extrême-droite devait commencer à 17h, et, enfin, les militants antifas avaient appelé à marcher contre le rassemblement d’extrême droite à partir du rassemblement de Direct Action Alliance et d’Empower Portland.

Ce dernier appel à donné lieu à plusieurs affrontements entre des groupes de plusieurs centaines de personnes, au cours duquel du pepper spray a été massivement utilisé par les deux camps et par la police. Des feux d’artifice, des bouteilles, des pierres et des billes de roulements ont été utilisés. Quatre personnes ont été arrêtées. Ces incidents surviennent au premier anniversaire de violents affrontements entre antifas et partisans de Trump qui avait débouchés sur 14 arrestations à Portland (voir notre article)

La police escorte les manifestants d’extrême-droite

La police escorte les manifestants d'extrême-droite

Le 9 mars à midi, des agents fédéraux ont arrêté un militant connu sous le nom de « Dallas », figure bien connue du mouvement antifasciste à Austin. Le 13 novembre 2016, Dallas avait été brutalement arrêté, au point d’avoir eu le cou brisé. Les policiers n’ont pas laissé l’ambulance l’emmener et il a dû passer la nuit en prison dans cet état, ce qui aurait pu lui couter la vie. Il a survécu et s’est rétabli lentement après une chirurgie invasive, portant une minerve pendant des mois.

Au cours des dernières années, la lutte antifasciste à Austin, au Texas, a connu un développement spectaculaire. La semaine suivant l’élection de Trump, trois manifestations anti-Trump ont eu lieu. Le 13 novembre, six manifestants, dont « Dallas », ont été arrêtés et accusés de divers chefs d’inculpations allant de l’arrestation à l’agression. Le département de police d’Austin a fait dire à la presse que les six manifestants arrêtés étaient des membres du groupe maoïstes Red Guards.

La dernière arrestation de « Dallas » est liée à l’activité d’un agent provocateur, qui a accusé Dallas de l’avoir agressé. Dallas a été brutalement arrêté le 13 février dernier. Il avait été libéré après 5 jours de détention sous une caution de 70.000 $. Sa fiancée a été arrêtée le 8 mars alors qu’elle sortait de son échographie de neuf semaines. C’est le lendemain matin, alors que Dallas et un ami se dirigeaient vers le bureau de cautionnement qu’il a été ré-arrêté pour possession illégale d’une arme à feu. Cette arme était chez sa fiancée (et était légalement enregistrée par elle). Dallas ne peut pas avoir une arme parce qu’il a un passé « criminel » (il a été condamné pour un graffiti lorsqu’il avait 17 ans, il y a près de 20 ans). Il est toujours détenu, il risque 30 ans de prison…

Manifestants antifascistes à Austin

Manifestants antifascistes à Austin