Le mardi 27 octobre, cela fera trois ans que Bradley Will, médiactiviste d’Indymédia, a été assassiné à Oaxaca au Mexique par des paramilitaires à la solde du gouverneur Ulises Ruiz Ortiz. Un petit évènement est organisé à Liège ce jour-là pour rendre hommage aux nombreuses victimes (plus de 27 tués) du mouvement social de 2006 et dénoncer publiquement le sort de Juan Manuel Martinez Moreno, injustement accusé du meurtre de Brad et emprisonné depuis un an à Ixcotel, Oaxaca. Rendez-vous sous le Perron à 18 heures.

Le Secours Rouge organise demain un co-voiturage pour participer à la manifestation pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah. Rendez-vous devant l’hôtel de ville de Saint-Gilles à 8h30.

Calicot pour Georges Ibrahim Abdallah

Le journal Le Soir a publié ce jeudi 22 un dossier sur la viédosurveillance à la SNCB. Il y a 15 ans était installée la première caméra dans une gare belge. Il y en a aujourd’hui 1.729: c’est le plus grand système de vidéosurveillance du pays. Un système appelé à s’étendre puisqu’il devrait compter 2.000 caméras en 2010 et 3.400 en 2012. Les premières caméras avaient un zoom X6 et un axe de rotation limité. Les ‘dômes’ actuels assurent une surveillance sur 360°, produisent des images digitales et leur zoom permet de distinguer nettement une plaque minéralogique à 300m.

C’est au SOC (Security Operation Center, inauguré en 2008), dans un bâtiment proche de la gare du midi, qu’arrivent les coups de téléphones d’alerte (43.000 appels en 2008) et les images des caméras. Deux équipes y travaillent 24h sur 24, 7 jours sur 7. Une pour répondre aux appel téléphoniques, une pour la vidéosurveillance. Deux autres centres devraient bientôt être ouverts, à Liège et à Anvers. Au centre d’opération du SOC, les agents sont face à des écrans géants sur lesquels ont peut sélectionner jusqu’à 9 images. Si l’on ajoute les écrans d’ordinateurs, ce sont entre 25 et 50 images qui sont observables en continu. Une rotation fréquente des agents a lieu pour maintenir l’attention. Quelques agents se concentrent sur les archives. Celles-ci (7 jour maximum) peuvent être requises par la police et la justice. Une table et un accès aux images sont en permanence réservés à des policiers chargés de ‘filer’ des suspects de caméra en caméra.

Il y a une quinzaine de jours, la ministre de l’Intérieur Annemie Turtelboom annonçait son intention d’ouvrir un bâtiment dans lequel seraient rassemblés les émeutiers en cas d’incidents à Bruxelles. Un accord a été trouvé avec la régie du bâtiment, qui mettra la caserne Géruzet à Etterbeek (photo) à la disposition du gouvernement. L’intention avouée de la ministre est de permettre les interpellations massives sans faire ‘déborder’ les commissariats. En outre, depuis lundi, un renfort de 50 policiers bruxellois est arrivé et est à la disposition du directeur coordinateur de la police bruxelloise.

Caserne Géruzet

Caserne Géruzet

Vendredi 23, Bruxelles: rassemblement hebdomadaire pour la libération de Güler Zere, de 14h à 15h rond point Schuman.

Güler Zere

Lire notre dossier sur Güler Zere.

Samedi 24, Paris: rassemblement pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah détenu depuis 25 ans. 14h30 métro Barbès-Rochechouard.

Notre Secours Rouge organise un co-voiturage: contactez-nous!

Georges Ibrahim Abdallah

Lire notre dossier sur Georges Ibraghim Abdallah.

Les septante personnes évacuées de l’Espace Morichar le 21 septembre dernier avaient trouvé refuge dans un ancien bâtiment des contributions rue Belliard, dans lequel ils avaient l’autorisation de rester jusqu’au 18 octobre, c’est à dire hier… Ils risquaient donc une nouvelle expulsion, qui a pu être évitée grâce au sursis de quelques jours accordé par le propriétaire du bâtiment. Dès aujourd’hui, les occupants (essentiellement des femmes et des enfants) vont déménager dans un autre immeuble vide et privé de 3000 mètres carré, situé rue Stassart à Ixelles. Ce bâtiment, anciennement occupé par la STIB, pourrait être habité, en accord avec le propriétaire, jusqu’au 1er janvier.

Un colloque international se tiendra à l’Université Libre de Bruxelles mardi, 20 octobre 2009 sur le thème Listes anti-terroristes, pouvoirs exécutifs et droits fondamentaux

Voici le texte de présentation:

La ‘désignation’ de présumés ‘terroristes’ et de leurs associés et bailleurs de fonds, telle que mise en oeuvre par les Etats, l’Union européenne et les Nations Unies, a été l’un des aspects les plus controversés de la prétendue ‘guerre contre la terreur’.

Des centaines de groupes et d’individus de par le monde ont été inscrits sur diverses ‘listes de terroristes’ et soumis au gel de leurs avoirs, à des interdictions de voyager et à d’autres sanctions graves. Malgré la gravité des accusations et leur impact sur les droits fondamentaux, les personnes affectées par ces mesures ont été systématiquement privées du droit de contester effectivement leur inscription sur ces listes.

Les ‘listes noires anti-terroristes’, généralement abordées sous l’angle du droit à un procès équitable, ont également un impact significatif sur les communautés de diaspora, la résolution de conflits, le travail dans le domaine du développement et les relations Nord-Sud. Au sein de la communauté juridique, en ce compris les Cours européennes et le Comité des droits de l’homme des Nations Unies, nombreux sont ceux qui ont contesté la légalité de ces mécanismes. Certains gouvernements ont récemment annoncé la fin de la ‘guerre contre la terreur mais l’envie politique ne semble pas au rendez-vous pour réformer concrètement ces régimes et abroger ces ‘listes anti-terroristes’ ou les pouvoirs exécutifs qui y sont afférents dans les domaines tels que les ‘ordres de contrôle’ ou l’établissement de listes de noms de personnes interdites de vols aériens (‘listes noires de passagers aériens’).

Ce colloque sur les ‘listes noires anti-terroristes’ organisé par l’European Center for Constitutional and Human Rights, le Centre de droit international et la Faculté de droit de l’ULB, accueillera d’éminents experts praticiens et académiques, avocats et membres d’associations de défense des droits fondamentaux pour examiner ces questions et envisager des pistes de réflexion pour aller de l’avant.

ULB, campus du Solbosch, auditoire E. Dupréel (Bâtiment S, 1er étage), Avenue Jeanne, 44 – 1050 Bruxelles – de 9h à 17h45.

Une traduction simultanée en français est prévue pour les exposés en anglais.

Une vingtaine de personnes masquées ont envahi jeudi l’entreprise de construction Besix, dans la commune gantoise de Sint-Denijs-Westrem, Kortrijksesteenweg, en fin de matinée. Les vandales ont saccagé tout le mobilier. Ils ont projeté de la peinture noire partout, abîmé du matériel de bureau, et déversé un produit corrosif sur le sol, après avoir expliqué à la réceptionniste qu’il ne lui arriverait rien si elle se tenait calme. Ils ont également déclaré que leur acte était « la conséquence de la construction des prisons »; ils s’opposent ainsi à la construction d’un nouveau centre de transit pour sans-papiers à Steenokkerzeel. Le nouveau centre sera construit sur un terrain qui jouxte le centre fermé 127 bis. Le groupe a pu disparaitre sans être inquiétés.

Action contre Besix

Action contre Besix

En marge du projet de réaffectation des casernes désaffectées se sont poursuivies les négociations pour la location de cellules de la prison de Tilburg aux Pays-Bas. Ce vendredi, le comité ministériel restreint a approuvé le principe d’un transfert temporaire de détenus vers la Hollande. Le projet avait été mis entre parenthèses en raison d’un avis négatif de l’Inspection des Finances rendu en juillet dernier, le montant réclamés par les Pays-Bas de 30 millions d’euros durant 3 ans étant jugé trop élevé. Le ministre de la Justice a donc revu le projet et va parachever la convention en concertation avec son homologue néerlandais pour finaliser la procédure devant le parlement belge le plus rapidement possible.

Ce mercredi, l’avocat de Güler Zere, détenue depuis 14 ans et atteinte d’un cancer à un stade extrêmement avancé, a annoncé qu’elle avait subi une troisième opération le 12 octobre dernier. Des cellules cancéreuses malignes ont été détectée dans son col de l’utérus. L’avocat explique: ‘elle a suivi une radio-thérapie durant six semaines. Même sans tenir compte des rapports, on peut constater la sévérité de la situation de Zere, simplement en regardant son traitement. La radio-thérapie s’est achevée le 2 septembre. Elle devait attendre trois mois avant de subir un nouveau scanner. Néanmoins, un mois après la radio-thérapie, des cellules cancéreuses malignes ont été détectées du côté droit de son col de l’utérus. Selon les dires des médecins, les tumeurs se développaient de manière très agressive. Zere va donc commencer une chimio-thérapie immédiatement.’

L’avocat s’insurge également sur les conditions du transfert de la militante vers l’unité de soins intensifs. Durant tout le trajet, ses pieds étaient attachés au sol… peut-être de peur qu’elle s’envole… Bien que les médecins aient demandé que les menottes soient enlevées en raison des risques qu’elles engendraient pour la santé de la prisonnière, celles-ci n’ont pas été ôtées, sous prétexte de l’application de la loi, qui du reste n’est pas appliquée. En effet, en raison de son état de santé, Güler Zere doit être libérée selon cette même loi! L’avocat rappelle qu’ils n’attendent ni privilèges, ni traitement spécial, ni compassion, mais simplement l’application de cette loi et la reconnaissance du droit à la liberté pour Güler Zere.

La campagne internationale pour la libération de Güler Zere se poursuit. Le rassemblement hebdomadaire devant les institutions européennes s’est tenu ce vendredi après-midi avec une délégation de notre Secours Rouge.

Rassemblement pour Güler Zere