Samedi soir une réunion publique du Front National dans le cadre des élections municipales se tenait à la salle de la Cité à Rennes. Les différents groupes antifascistes, environ 500 personnes au départ, s’étaient donnés rendez-vous non loin de là. Pour éviter d’éventuels heurts 200 policiers avaient été déployés dans ce secteur. Les premiers accrochages avec les forces de l’ordre se sont déroulés vers 19 h 30 alors que les manifestants marchaient vers le local de campagne du Front National. Plusieurs vitrines d’agence immobilière ont été brisées ainsi que celle d’une banque. Un poste de police situé à également été pris pour cible et une voiture a été incendiée.

Vers 20 h environ 350 personnes, pour la plupart le visage dissimulé, se sont regroupées place Sainte-Anne. Là des bouteilles de verre, des pierres, des pavés, des bouts de bois ont été lancés en direction des CRS qui les bloquaient. Un canon à eau et des jets de gaz lacrymogène ont été utilisés pour repousser les manifestants. La manifestation s’est finalement dispersée vers 20 h 30. De son côté le FN a tenu son meeting devant quelques dizaines de personnes. Au moins trois manifestants ont été interpellés et cinq policiers ont été légèrement blessés.

France: Affrontements lors d’une manifestation antifasciste à Rennes

Cela fait maintenant plus d’une semaine que les étudiants réunionnais manifestent pour exiger un aménagement de leur calendrier scolaire. Après un relatif retour au calme, les manifestations ont repris hier suite à l’inaction des autorités académiques. A Saint-André, les forces anti-émeutes ont utilisé des grenades lacrymogènes pour disperser le rassemblement spontané des étudiants. Ces derniers ont mis le feu à des véhicules et à des poubelles. Au final, sept jeunes ont été interpellés. A Bras Panon, deux jeunes ont également été interpellés à l’issue d’un rassemblement. Le recteur a annoncé hier soir son intention de rencontrer une délégation d’étudiants ce mardi.

Voiture incendiée au Port, à la Réunion

Voiture incendiée au Port, à la Réunion

La société israélienne SodaStream, un fabricant d’appareils de gazéification de boissons dont l’usine est située dans une colonie israélienne en Cisjordanie occupée est sponsor du festival d’Angoulême et y tenait un bar d’eau gazéifiée et aromatisée. Brandissant des pancartes « Bulles de Sodastream, Larmes de Palestine » une quinzaine de manifestants de Charente Palestine Solidarité sont intervenus, immédiatement délogés manu militari par une vingtaine de policiers et CRS.

vs sodastream angoulême

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En décembre dernier, le prisonnier libanais Georges Ibrahim Abdallah avait été proclamé citoyen d’honneur par le conseil municipal de la ville de Bagnolet. Une manière pour ce dernier de plaider publiquement pour sa libération, après qu’il ait vu ses huit demandes de libérations conditionnelles rejetées alors qu’il est libérable depuis de nombreuses années. Cette décision municipale n’avait pas plu, notamment au préfet de Saine-Saint-Denis, lequel avait déposé plainte devant le Tribunal administratif de Montreuil qui a examiné l’affaire ce jeudi. Le Tribunal administratif de Montreuil a rendu une ordonnance de suspension immédiate de cette décision et règlera au fond ultérieurement la question de son annulation.

Depuis plusieurs jours, les lycéens de la Réunion mènent des actions pour réclamer un aménagement du calendrier scolaire afin de pouvoir travailler dans de meilleures conditions. Plusieurs manifestants ont eu lieu depuis lundi au Port, où elles ont été sévèrement réprimées, mais aussi à Saint-Louis et à Saint-Pierre. Cette nuit, toujours au Port, mais aussi à Saint-Denis, des jeunes ont érigé de nouvelles barricades et des barrages routiers à l’aide de poubelles incendiées, de pierres et de pneus. Partout, les policiers anti-émeute ont tiré des gaz lacrymogène pour disperser les rassemblements et les blocages, essuyant des jets de pierres en représailles. Au Port, une soixantaine de jeunes ont pris d’assaut un camion appartenant aux autorités de la ville et y ont mis le feu. Deux d’entre eux ont été interpellés.

Emeutes au Port, à la Réunion

Emeutes au Port, à la Réunion

Plusieurs manifestations de solidarité avec les Palestiniens assiégés du camp de Yarmouk ont eu lieu le 25 janvier tant des territoires palestiniens occupés en 1948 que dans le Golan ou en Cisjordanie. La manifestation qui devait démarrer de la place Manara, dans le centre-ville de Ramallah (Cisjordanie), a été bloqué par les unités anti-émeutes de l’Autorité palestinienne. Les organisateurs ont exprimé leur colère devant le silence de l’Autorité palestinienne et de l’OLP sur le massacre des réfugiés de Yarmouk piégés par la guerre civile syrienne. A Tunis et à Paris, des rassemblements de solidarité avec les réfugiés de yarmouk se sont tenus à l’appel du Secours Rouge arabe.

Palestine: La police palestinienne a empêché une manifestation pour Yarmouk

Mercredi à 15h, à l’appel de l’organisation Ghjuventu indipendentista (Jeunesse indépendantiste), soutenue par divers organismes nationalistes, près d’un millier de personnes, essentiellement des lycéens et des étudiants, se sont réunis dans la ville universitaire de Corte en Haute-Corse. Ils protestaient notamment contre l’abrogation d’une série de dispositions administratives et pour la reconnaissance de la langue corse. Pour l’occasion, la préfecture avait déployé 250 gendarmes mobiles et CRS.

Mais vers 16h, à la fin du défilé des manifestants cagoulés se sont précipité sur un barrage de CRS chargé de garder la préfecture. Une barricade de palettes et de pneus est rapidement dressée devant les grilles, et incendiée. Durant près de trois heures, des dizaines de manifestants ont lancé pierres, de cocktails Molotov sur les forces de l’ordre qui ripostaient à coups de grenades lacrymogènes. Au total, dix-sept CRS et deux gendarmes ont été blessés dont l’un sérieusement. Le commandant de la gendarmerie de Corte a dû être transporté à l’hôpital. Deux policiers en civils, pris à partie par les manifestants alors qu’ils tentaient de prendre des photos. Ils ont pu être évacués in extremis avec l’aide des pompiers.

France: Incidents en Corse

Depuis lundi, un vaste mouvement de contestation traverse l’île de la Réunion. Les lycéens sont descendus dans les rues des principales villes pour exiger que leur calendrier scolaire soit adapté aux conditions climatiques. Ils dénoncent les conditions de chaleur inhumaines dans lesquelles ils doivent travailler, situation qui pourrait être évitée grâce à l’aménagement d’une ‘calendrier scolaire climatique’. Lundi, à Saint-Pierre et à Saint-Louis, des poubelles ont brûlé, des vitrines ont été brisées. Mardi, au Port, des affrontements ont opposé forces de l’ordre et lycéens durant une grosse heure. Les jets de galets ont répliqué aux tirs de gaz lacrymogène alors que les lycéens dressaient des barricades.

Face à face entre lycéens et policiers à la Réunion

Face à face entre lycéens et policiers à la Réunion

Le 11 décembre dernier, le conseil municipal de Bagnolet a voté une motion faisant de Georges Ibrahim Abdallah citoyen d’honneur de la ville. Il y a quelques jours, le préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli, a annoncé son intention d’attaquer en justice le conseil municipal pour sa décision. Plainte a été déposée devant le Tribunal administratif, ‘On ne peut pas nommer quelqu’un à un tel rang alors qu’il a été condamné par la justice française. De plus, il n’a mené aucune action bénéfique pour la ville’. Dans sa motion, le conseil municipal déclare que ‘Afin de faire grandir l’exigence de sa libération, le conseil municipal déclare citoyen d’honneur de Bagnolet Georges Ibrahim Abdallah’. Notons que Philippe Galli a été nommé préfet sur proposition de Manuel Valls, ministre PS ayant refusé de rendre l’avis d’expulsion nécessaire à la libération conditionnelle du prisonnier en avril dernier. La plainte du préfet sera jugée en référé au Tribunal administratif de Montreuil le 30 janvier.

En France, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) a publié le 21 janvier des classifications, des modalités pour renforcer la cybersécurité des systèmes industriels. Après la définition de douze secteurs d’importance vitale, l’ANSSI a identifié 218 opérateurs d’importance vitale en France (OIV), publics et privés, à cyberprotéger en priorité… Cette liste est classifiée, mais elle aurait une une proportion de 60 % d’acteurs privés et 40 % de publics.

Les services de l’ANSSI ne vont pas assurer la résilience de tous les systèmes d’information, la messagerie ou le système de paye de telle ou telle entreprise. Ce qui nous intéresse l’agence, c’est le command control d’une centrale nucléaire, l’aiguillage de la SNCF, les système vitaux d’un hôpital. Tout ce qui, en cas de sabotage, d’une infrastructure entraînerait une catastrophe. Avec le vote de la Loi de programmation militaire en décembre, l’ANSSI poursuit sa montée en puissance. De 100 personnels en 2009, l’agence passera à 500 fin 2015. Elle est dotée d’une « force de réaciton rapide », qui intervient chez les acteurs infectés gravement, le CERT-FR (Computer Emergency Response Team). En possédant aussi une capacité d’analyse et de riposte – y compris  » en accédant aux systèmes d’information à l’origine de l’attaque  » dit la loi -, l’agence se mue en véritable service de renseignement…

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