Ce samedi, les élèves des écoles normales du Guatemala ont bloqué en différents points le trafic de la route Interamericana. Les étudiants rejettent une réforme gouvernementale.

Vers 9 heures du matin, la police s’est rendue sur les barrages pour en obtenir la levée. Au kilomètre 180 de la route (à Coxom, Totonicapán), les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les étudiants qui leur ont lancé des pierres. Un élève et un parent d’élève ont été arrêtés, et deux étudiants blessés. Dans le Quetzaltenango, il y a eu des affrontements à La Esperanza et Salacajá (16 personnes ont été arrêtées). En Salcajá, les manifestants se sont armés de bâtons, de pierres et de cocktails Molotov et d’engins pyrotechniques, et ont affronté les forces de sécurité pendant environ 40 minutes. A San Pedro Sacatepequez, San Marcos, le bilan est de cinq étudiants arrêtés, cinq blessés et trois policiers blessés.

Guatemala: Affrontements policiers/étudiants

Plus de 12.000 manifestants sont descendus dans la rue samedi soir à Salonique pour protester contre les nouvelles mesures de rigueur réclamées à la Grèce par l’UE et le FMI. A l’issue de la manifestation, des affrontements ont opposé un bloc d’environ un millier de manifestant aux forces de l’ordre près de l’université, en plein centre-ville. Cible de jets de projectiles, la police a tiré des grenades lacrymogènes et assourdissantes, avant de charger les groupes de manifestants qui se sont dispersés dans le centre.

Grèce: Affrontements à Salonique

À Bogotá, plusieurs milliers d’étudiants ont manifesté jusqu’à la Plaza de Bolivar, causant des problèmes graves de la circulation. La police anti-émeute a utilisé des gaz lacrymogènes. Des vitrines de banques et de commerces ont été détruites, et selon le bilan officiel, deux policiers et un étudiant ont été blessés. C’était mardi la huitième manifestation consécutive des étudiants de Bogotá.

Colombie: Affrontements lors d’une manifestation étudiante

Le 11 septembre 1973, le coup d’ état mené par l’armée écrasait sous les bombes les aspirations populaires d’une société plus juste et solidaire. Une soirée de commémoration aura lieu ce samedi 8 septembre à partir de 19h à la Maison de l’Amérique Latine. Rafael Pichun, et José Llanquileo, dirigeants du peuple mapuche seront présents pour témoigner de la résistance des chiliens et mapuches au modèle néo-libéral.

Bruxelles/Chili: Commémoration du 11 septembre 1973

Depuis juin 2010, une quarantaine de familles se battent pour obtenir le droit d’être relogées à Constantine. Toutes détiennent des actes de propriété de constructions démolies à l’époque dans le cadre du plan de modernisation de la ville, mais n’ont toujours pas été relogées. Depuis, elles multiplient les manifestations et les actions de protestation pour dénoncer une opération de relogement ‘arbitraire’ et réclamer une réhabilitation ‘urgente et immédiate’. Dimanche, ces riverains ont organisé une manifestation et ont encerclé le siège de la wilaya (subdivision administrative) avant de bloquer la route parallèle en usant de pierres. La police anti-émeute est rapidement intervenue, entraînant des heurts violents. Les affrontements ont fait trois blessés dans les rangs policiers, et quatre personnes ont été interpellées. Aujourd’hui, trois d’entre elles ont été placées sous mandat de dépôt pour attroupement illégal et violences contre les forces de l’ordre alors que la quatrième a été libérée.

Déploiement policier à Constantine

Déploiement policier à Constantine

Lundi passé, des incidents avaient opposés des policiers aux étudiants à Montréal. Six personnes avaient été arrêtées pour voies de fait contre des agents de sécurité et des policiers.

Les policiers sont entrés à la demande de la direction de l’école afin de poursuivre la vague d’arrestations. Arrivés sur place vers 13h, les policiers du poste de quartier se sont retrouvés en présence d’une centaine d’étudiants. Quand ils ont procédé aux arrestations de quatre hommes et une femme, les étudiants ont résisté et des renforts policiers ont été appelés. Un gros détachement de robocops a fait son entrée dans l’immeuble. Ils ont pas ménagé leurs efforts pour repousser la centaine d’étudiants dans une cage d’escalier où ils les ont pris en souricière pour les confiner pendant une dizaine de minutes. Repoussés sur le trottoir, les manifestants ont longtemps fait face à un barrage policier les empêchant de retourner dans leur école. La tension a à nouveau monté et des renforts ont à nouveau été envoyé.

La police d’Irlande du nord a tiré des balles en plastique et utilisé des auto-pompes ces deux dernières nuit en s’interposant entre groupes républicains et loyalistes (pro-britanniques). 47 policiers ont été blessés par des jets cocktails Molotov, des briques et de feux d’artifices, ainsi que par une voiture lancée contre leurs rangs. Le week-end passé, il y avait eu une première vagues d’affrontements après qu’un groupe loyaliste ait paradé dans un quartier catholique.

Irlande du Nord: Deux nuits d’affrontements à Belfast

Les affrontements qui ont eu lieu vendredi dans des environs de l’Université de Cali ont fait un mort dans les rangs de l’Escadron Mobile les Antitroubles de la police colombienne. Les policiers de l’ESMAD essayaient de disperser des manifestants qui barricadaient les rues. Une prime de 20 millions de pesos a été offerte pour l’arrestation de l’auteur.

Colombie: Un policier tué dans une manifestation

Comme tous les 31 du mois, des opposants au régime de Vladimir Poutine s’étaient rassemblés hier pour défendre la liberté de rassemblement. Plus de 200 personnes s’étaient réunies dans le centre de Saint-Pétersbourgh pour une manifestation au cours de laquelle ils ont notamment exigé la libération de Taïssia Ossipova, membre du parti l’Autre Russie et condamnée mardi à huit ans de camp pour une affaire de trafic de drogue montée de toutes pièces. A Moscou, ce sont quelques dizaines de personnes qui se sont rassemblées sur la place Trioumfalnaïa dans une manifestation non autorisée. Comme tous les mois, la police est intervenue pour les disperser, procédant à plusieurs interpellations.

Un groupe de manifestants s’est affronté hier pendant une heure aux Carabiniers des Forces Spéciales, devant l’Université Catholique Silva Henríquez, en plein centre de Santiago. Les affrontements ont commencés après que les manifestants aient érigé des barricades dans l’intersection des rues Carmen et Tarapacá. Ils ont brûlé un drapeau chilien et ont lancé un cocktail Molotov contre les Carabiniers qui ont utilisés gaz et autopompe. Deux personnes ont été arrêtées.

Chili: Encore des affrontements à l’occasion des luttes étudiantes