Depuis le 23 mars, plusieurs prisonniers maoïstes sont en grève de la faim dans les prisons marocaines : réclamant des conditions de détention vivables, leur rassemblement dans la même prison, de pouvoir poursuivre leurs études, et contre la militarisation de l’université. Le 8 avril, un rassemblement de soutien aux prisonniers est organisé à Paris, de 18h à 20h, devant l’Institut du Monde Arabe, ,1 Rue des Fossés Saint-Bernard, 75005 Paris.

A partir du 23 mars 2015, 6 prisonniers maoïstes seront en grève de la faim dans 3 prisons différentes. Ils réclament leur libération, l’abandon des charges contre eux et contre d’autres militants, des droits de visite suffisants, de la nourriture décente, l’accès aux soins de santé et à l’hygiène, le droit de poursuivre leurs études et d’avoir accès aux livres et documentations nécéssaires, le droit d’utiliser des téléphones, plus de temps de promenade, le regroupement des prisonniers politiques dans la même prison. Ils réclament également l’arrêt de la militarisation de l’université et déclarent leur solidarité avec les autres prisonniers politiques.

Le dimanche 15 février au soir, les forces de l’ordre marocaines, accompagnées d’une quarantaine de personnes en civil et armées d’instruments en fer, ont fait irruption dans les locaux de l’Association marocaine des droits humains (AMDH), encerclés depuis la matinée. À cette occasion, une responsable de l’AMDH a été agressée. Elle a été transférée à l’hôpital dans un état préoccupant. Plus tôt dans la journée, les forces de l’ordre marocaines avaient déjà tenté de pénétrer dans les locaux de l’AMDH, ce que le président de l’association, avait refusé en l’absence de mandat officiel.

Cette intrusion dans les locaux de l’AMDH visait deux journalistes français venus proposer à des membres de l’AMDH de les interviewer au sujet du « mouvement du 20 février ». Les autorités ont procédé à la confiscation de leur matériel, y compris de leurs téléphones, les ont expulsés du Maroc.

Les prisonniers politiques sahraouis (groupe de Gdeim Izik) incarcérés depuis plus de 4 ans à la prison marocaine de Salé 1 ont décidé d’entamer ce dimanche, une grève de la faim de 72 heures pour réclamer leur droit à un procès civil (ils ont été condamné par un tribunal militaire) et leur libération inconditionnelle. Ils ont condamné la poursuite de leur détention arbitraire et appelé à l’ouverture d’une enquête transparente et une analyse médicale approfondie sur les cas de torture et de viols infligés à leur contre de la part des autorités marocaines.

Ils ont également exprimé leur solidarité avec la résistance pacifique menée par les civils sahraouis dans les territoires occupés du Sahara occidental, au sud du Maroc et dans les universités marocaines pour réclamer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance.

Les prisonniers du groupe de Gdeim Izik

Les prisonniers du groupe de Gdeim Izik

La police marocaine est intervenue brutalement pour empêcher jeudi une manifestation pacifique dans la ville occupée d’El Aaiun. Policiers en civil et en uniforme ont réprimé les manifestants au quartier du Matalaah et la rue de Smara. La ville d’El Aaiun se trouve sous un état de siège militaire et sécuritaire de la part des forces et différents services militaires marocains, afin d’empêcher d’éventuelles manifestations réclamant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance.
90/97/TRD

Le prisonnier politique sahraoui, Abdelkhalek El Merkhi a entamé jeudi dernier, depuis sa cellule à la prison marocaine d’Ait Meloul ,une grève de la faim pour protester contre les dures conditions de son emprisonnement , réclamant son droit à un procès équitable ainsi que le contact avec le monde extérieur. Abdelkhalek El Merkhi a participé aux plusieurs manifestations réclamant l’autodétermination et l’indépendance du peuple sahraoui.

Plusieurs dizaines de manifestants indépendantistes ont pris d’assaut, jeudi 8 janvier, un commissariat de police au quartier Maâtallah, au centre-ville de Laâyoune, dans le Sahara occupé, faisant un blessé et causant des dégâts matériels importants. Un agent de police, a été évacué à l’hôpital après avoir été atteint par un cocktail molotov jeté par les jeunes assaillants.

Maroc/Sahara occidental: Les Saharaouis attaquent un commissariat

Dimanche 28 décembre à 13h30 a eu lieu une marche à Derb Omar à Casablanca organisée par des militants amazighs en solidarité avec les victimes des inondations ayant eu lieu dans le sud-est du pays. La marche était pacifique et avait pour but d’attirer l’attention du gouvernement sur les souffrances des victimes suite aux inondations. La police est intervenue vers 15h, les forces de sécurité sont intervenues, infligeant coups et insultes racistes aux militants. Plusieurs blessés ont été signalés parmi les participants dont un cas grave qui a été transporté à l’hôpital Ibn Rochd. 16 jeunes ont été arrêtés et interrogés avant d’être libérés.

Maroc: Répression d’une manifestation amazighe

La société AKKA Technologies avait procédé au licenciement de 9 syndicalistes de l’UGTM le 18 décembre dernier. Une réunie a suivi, à l’Inspection du travail de Casablanca; l’inspection a proposé à la société le choix entre réintégrer les syndicalistes où voir reconnaître par PV un conflit social. La société a maintenu les licenciements, ce qui implique, en raison du PV, l’intervention des services du gouverneur de Casablanca dans la procédure. Implantée au Maroc depuis 2008, AKKA Technologies est active dans l’ingénierie documentaire, l’informatique et les systèmes embarqués pour les industries automobile et aérospatiale.

Les affrontements qui ont éclaté lundi 22 décembre sur le campus de la Faculté de droit relevant de l’Université Mohammed 1er d’Oujda ont fait 70 blessés parmi les forces de l’ordre, dont 10 sont encore hospitalisés (l’un pour une fracture du crâne, l’autre pour un oeil perdu – chaque fois suite à des jets de pierre). Des véhicules de police ont également été endommagés. Mais il est impossible de connaître le nombre des étudiants blessés: les étudiants blessés s’abstiennent de se déclarer tels pour éviter la répression. Un étudiant a effectivement été placé en garde à vue après s’être dirigé vers les urgences de l’hôpital Al Farabi, à Oujda.

C’est le refus opposé par l’administration de la Faculté de droit à la demande d’inscription au département des Masters présentée par des étudiants basistes qui a été violemment contestée par ces étudiants argumentant que la porte doit être ouverte à tout le monde. Déterminés à aller jusqu’au bout de cette revendication, les étudiants en question ont décidé d’observer un sit-in ouvert devant le bureau du doyen de ladite Faculté. Le blocage durait depuis trois semaines, ponctué d’incidents. Les autorités académiques ont alors fait appel à la police pour déloger les étudiants grévistes.

Policier hospitalisé à Oujda

Policier hospitalisé à Oujda