Le sort d’un prisonnier politique kurde arrêté il y a plus de deux semaines reste inconnu, alors que les forces de sécurité du régime ont harcelé sa famille. Malgré les recherches de la famille de Ramin Hossein Panahi et leur recours aux agences de sécurité, personne n’a de nouvelles de ce prisonnier politique. La mère de Ramin Hossein Panah a déclaré : « Nous sommes allé au bureau des renseignements à Sanandaj, mais ils nous ont dit que Ramin était entre les mains des gardiens de la révolution (Pasdaran). Après avoir été au bureau des Pasdaran, ils ont déclaré que Ramin était aux mains du ministère des Renseignements. Nous ne savons pas quoi faire. »

Le prisonnier politique Ramin Hossein Panahi a été arrêté le 23 juin 2017 après que les gardiens de la révolution lui ont tiré dessus et qu’il a été transféré, blessé, dans un lieu inconnu. À la suite de cet incident, les agents des renseignements et de sécurité ont augmenté leur pression et arrêté quatre frères, dont Afshin Hossein, Zobeir Hossein et Ahmad Hossein. Jusqu’à présent, personne n’a d’information claire quant à leur sort.

Ramin Hossein Panahi

Ramin Hossein Panahi

La police turque a arrêté ce dimanche plusieurs dizaines de personnes qui manifestaient à Ankara pour soutenir les grévistes de la faim Nuriye Gülmen et Semih Özakça, et fait usage de gaz lacrymogène et d’un canon à eau pour disperser le rassemblement. Les manifestants s’étaient rassemblés dans le centre de la capitale turque pour dire leur solidarité avec Nuriye Gülmen, une universitaire, et Semih Özakça, un enseignant, en grève de la faim depuis 137 jours pour protester contre leur limogeage. Un des manifestants a eu le bras cassé en résistant à son arrestation.

Après avoir manifesté pendant plus de 100 jours pour contester leur limogeage par décret-loi émis dans le cadre de l’état d’urgence instauré après le putsch manqué de juillet 2016, Nuriye Gülmen, une universitaire et Semih Özakça ont entamé en mars une grève de la faim. Ils ont été incarcérés en mai sous l’accusation d’appartenance au DHKP-C et des procureurs ont requis contre eux jusqu’à 20 ans de prison. Un rassemblement solidaire a eu lieu hier à Bruxelles, à la place de la Monnaie.

La répression de la manifestation


Le rassemblement d’hier à Bruxelles

La répression de la manifestation
Le rassemblement d'hier à Bruxelles

Les partisans d’un mouvement de contestation dans le nord du Maroc ont maintenu, malgré l’interdiction des autorités, leur appel à une grande marche ce jeudi pour réclamer la libération de leurs camarades. Les forces de l’ordre étaient déployées en force à la mi-journée à Al-Hoceïma, dans la région du Rif, avec une cinquantaine de fourgons de police sur la place principale et des centaines de policiers déployés sur les grands axes de la ville. Prévue de longue date, cette manifestation annoncée comme la « marche du million » visait à l’origine à dénoncer la marginalisation de la région. Mais avec l’arrestation en mai du leader du mouvement, Nasser Zefzafi, et de plus de 150 de ses partisans accusés d' »atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat », la principale revendication est devenue leur libération. Cette « marche pacifique », prévue dans l’après-midi, vise également à protester contre la répression et à maintenir le combat populaire contre le makhzen (pouvoir).

Manifestation au Rif (archive)

Manifestation au Rif (archive)

Quatorze personnes ont été arrêtées hier après une manifestation de solidarité pour une jeune femme emprisonnée sous l’accusation d’appartenance aux CCF, manifestation qui a débouché sur de violents affrontements dans le centre d’Athènes. Les manifestants ont traversé le quartier de commerces chics de la rue Ermou, brisant des vitrines et caillassant les policiers anti-émeutes qui ont chargé et largement utilisé des gaz lacrymogènes. La manifestation faisait suite à une décision de la Cour d’appel d’Athènes lundi rejetant l’appel d’une étudiant de 29 ans, travaillant à l’université, qui a été condamné le mois dernier comme membre de la Conspiration des Cellules de Feu. L’étudiante avait demandé que sa peine de prison de 13 ans soit suspendue. Elle a été reconnue coupable sur base d’une empreinte digitale partielle retrouvée dans une cache d’armes mais nie avoir une implication avec le groupe.

Tempête sur la rue Ermou

Tempête sur la rue Ermou

Près de 300 personnes ont manifesté à Zurich en solidarité avec Nekane Txapartegi suite au rejet de l’appel contre son extradition par la Cour pénale fédérale. Fin mars, la Justice suisse avait autorisé l’extradition de Nekane Txapartegi vers l’Espagne (voir notre article). Nekane avait fait appel à cette décision. Dans l’exposé des motifs, la Cour Pénale souligne que l’extradée ne peut compter sur l’interdiction d’une extradition vers un pays où il y a risque de torture si cette extradition se fait vers un pays avec une tradition démocratique tel que l’Espagne. Pour rappel, Nekane avait été arrêtée en 1999 par la police espagnole et avait été torturée et violée pendant 5 jours. Elle avait exposé ces traitements devant le tribunal en 2001. Suite à à la décision de la Cour Pénale, Nekane a fait un malaise et a été transféré à l’hôpital où son état a été stabilisé. Nekane ne pourra être extradé pour l’instant, tant que sa procédure d’asile est en cours.

Une précédente manifestation en Suisse pour Nekane

Une précédente manifestation en Suisse pour Nekane

La marche de quatre jours pour Nuriye et Semih, rejointe par une délégation de notre Secours Rouge, s’est achevée cet après-midi à l’ULB. En Turquie, la répression a frappé la solidarité avec ces deux grévistes de la faim: 31 arrestations ont eu lieu à Ankara. Onze personnes ont été placées en garde à vue dans les locaux de l’anti-terrorisme où la torture est la règle. Une d’entre elle, Veli Sacilik, un ancien prisonnier politique qui avait été amputé d’un bras après l’assaut des forces de police contre les dortoirs des prisonniers en grève de la faim en décembre 2000, a eu l’épaule du bras amputé cassée par les policiers lors de son arrestation d’hier… Toujours à Ankara, le préfet a interdit tout rassemblement de solidarité avec Nuriye et Semih.

Solidarité avec Nuriye et Semih

Solidarité avec Nuriye et Semih

Ce mercredi, un tribunal de Sasaram (Bihar) a condamné quatre présumés maoïstes à la prison à perpétuité pour l’assassinat d’un fonctionnaire il y a quinze ans. Celui qui a été présenté comme un de leur complice écope lui de dix années de détention. Sanjay Singh avait été abattus par de présumés maoïstes dans le village de Rehal, district de Rohtas (Bihar) le 15 février 2002. Nirala Yadav, Ram Bachan Yadav, Lalan Singh Kharawar et Nitish Yadav ont été condamné à la prison à vie, ainsi qu’à une amende de 200.000 roupies (2700 euros) chacun. Sudama Oraon a quant à lui été condamné à 10 années d’emprisonnement et à une amende de 500.000 roupies (6700 euros). Un des avocats des condamnés a d’ores et déjà annoncé qu’ils feraient appel de cette décision.

Deux des condamnés à la sortie du tribunal de Sasaram

Avec ce procès, le nombre de condamnés dans le cadre de cette affaire s’élève à sept. En 2004, deux autres présumés maoïstes ont été condamné à la perpétuité pour avoir abattu le fonctionnaire. Quatre autres personnes sont toujours poursuivies et détenue dans l’attente de leur procès. Dix des 21 personnes identifiés par les autorités dans le cadre de leur enquête sont toujours recherchées.

Deux des condamnés à la sortie du tribunal de Sasaram

Le Bilaspur High Court a libéré sept militants du Telengana sous caution ce vendredi. Ils avaient été arrêtés par la police du Chhattisgarh en décembre l’an dernier pour prétendue détention de littérature maoïste et de faux billets de banque. Les sept personnes, membres du Telangana Democratic Front se dirigeaient vers le district de Sukma dans le cadre d’un enquête sur les atrocités subies par les tribaux aux mains des forces de sécurité dans la région. Immédiatement incarcérés, ils étaient poursuivis sur base de la loi anti-terroiste Chhattisgarh Special Public Security Act. Le juge a déclaré que les accusés avaient été en prison et que les charges qui pèsent sur eux sont maintenant formulées, « Etant donné la période de détention subie par les accusés et les accusations portées contre eux et la situation, le tribunal est enclin a leur accorder la libération sous caution ». La police de Sukma avait prétendu avoir arrêté les militants dans le village de Dharmapenta, mais ces derniers avaient déclaré avoir été arrêtés par la police du Telengana dans le village de Dummugudem et remis à la police du Chhattisgarh.

Bilaspur High Court

Bilaspur High Court

jeudi 22, un jeune militant palestinien Nassar Jaradat, et le journaliste Zaher al-Shammali ont été libéré provisoirement et sous caution par l’Autorité palestinienne (AP) après 15 jours de détention. Ils avaient été arrêtés après avoir critiqué un haut responsable de l’AP, Jibril Rajoub, qui dans une interview avait annoncé la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le mur d’al-Buraq à Jérusalem, un site symbolique d’importance culturelle, religieuse et historique. Shammali a écrit un article critique contre Rajoub après d’autres articles critiques sur le président de l’AP Mahmoud Abbas, tandis que Jaradat a commenté sur Facebook l’article et les remarques de Rajoub. Les deux jeunes progressistes palestiniens, proches du FPLP, passeront en procès en septembre.

Leur emprisonnement survient alors que plus de 20 sites web, dont des sites d’information populaires tels que Quds News Network et le Centre d’information de Palestine, ont été bloqués par l’AP. Le blocage a été effectué sans ordonnance du tribunal sur la base d’une ordonnance du procureur général dans le but de museler l’opposition à l’AP.

Campagne de solidarité avec Jaradat et Shammali

Campagne de solidarité avec Jaradat et Shammali

Carmina Cayetano Navarro, militante du PCE(r), a été libérée de la prison de Puerto III, à Puerto de Santa María (Cadix). la Garde civile qui a tenté d’interdire drapeaux et photos lors de la libération. Une trentaine de personnes ont accueillie Carmina. La militante communiste a été libéré après avoir purgé une détention de 11 ans, mais en comptant ses détentions précédentes, c’est plus de 17 années que Carmina aura passé en prison.

Carmina Cayetano Navarro à la sortie de la prison de Puerto III


Voir notre page spéciale sur le collectif des prisonniers du PCE(r) et des GRAPO

Carmina Cayetano Navarro à la sortie de la prison de Puerto III
Espagne: Carmina Cayetano Navarro libérée après 11 ans de prison