Abimael Guzman, le Président Gonzalo du PCP-SL, est en mauvaise santé. Son épouse, Elena Yparraguirre, la camarade Myriam, qui était également une dirigeante de l’insurrection maoïste, a introduit le 28 janvier un processus d’ « habeas corpus » en sa faveur. Abimael Guzman est en état de déshydratation sévère en raison de diarrhées constantes. Et non seulement il ne bénéficie pas des soins requis, mais ses conditions de détention empirent son état puisqu’il est enfermé dans une cellule de 2 mètres et trois dont la grille d’entrée est exposées au soleil, ce qui porte la température de la cellule supérieure à 30 degrés.
Le 14 avril dernier vers 22h, après une journée de manifestations, plusieurs centaines de personnes partent en manif sauvage vers le canal Saint-Martin. Sur le passage du cortège divers bâtiments sont attaqués dont un concessionnaire Jaguar. Le 8 décembre, Damien est arrêté à son domicile et placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, accusé de l’attaque contre le concessionnaire. Sa libération a été refusée le 28 décembre (voir notre article). Il passera à la 23e chambre du tribunal de grande instance de Paris ce jeudi 19 à 13H30.
78.000 personnes ont manifesté samedi dans les rues de Bilbao au Pays Basque en soutien aux prisonniers d’ETA, sous la pluie, brandissant des pancartes en forme de doigt pointé vers le ciel, afin de dénoncer les conditions réservées aux détenus de l’organisation séparatiste. Les manifestants réclament notamment que les prisonniers puissent accomplir leur peine près de leur famille. 79 prisonniers politiques basques sont écroués en France, dans 24 prisons, et environ 279 dans 42 prisons en Espagne.
Dans le cadre des trois jours de solidarité avec Ahmad Saadat, secrétaire général emprisonné du FPLP, à l’occasion du 15e anniversaire de son arrestation par l’Autorité Palestinienne et du huitième anniversaire de sa condamnation à 30 ans d’emprisonnement par un tribunal israélien, le Secours Rouge et Samidoun organisent une soirée solidaire au Sacco-Vanzetti.
En France, la campagne Free Ahmad Sa’adat et le réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens Samidoun appellent du 13 au 15 janvier 2017 à des initiatives de solidarité avec le secrétaire général du FPLP, Ahmad Sa’adat, à l’occasion du 15e anniversaire de son arrestation par l’Autorité Palestinienne et du huitième anniversaire de sa condamnation à 30 ans d’emprisonnement par un tribunal israélien.
Lundi après-midi, un Juge Fédéral a ordonné à l’Administration pénitentiaire de Pennsylvanie d’accorder immédiatement à Mumia Abu-Jamal le traitement contre l’hépatite C dont il souffre, décrétant que « les contraintes budgétaires ne peuvent pas l’emporter sur la garantie constitutionnelle de soins médicaux adéquats ». Ainsi, un an et demi après une hospitalisation suite à un coma diabétique qui faillit être fatal et des séquelles extrêmement douloureuses, les mobilisations dans le monde entier et les batailles juridiques ont eu raison de l’administration pénitenciaire.
Gagner ce jugement était un enjeu majeur car il fallait apporter la preuve que tout retard de traitement causerait des dommages irréversibles pour Mumia et les 6.000 prisonniers de Pennsylvanie souffrant d’hépatite C et qui n’étaient pas soignés. C’est la première fois qu’aux Etats-Unis, une Cour fédérale oblige l’administration pénitentiaire à faire bénéficier les prisonniers des nouveaux médicaments mis sur le marché pour éradiquer cette maladie.
Il y a quelques semaines, deux Palestiniens détenus par Israël — Anas Shadid, 19 ans, et Ahmad Abu Farah, 29 ans — ont été hospitalisés au Centre Médical Asaf Harofeh (Tel Aviv), en raison de la dégradation de leur état de santé. Ils ont été arrêtés en août, et ont commencé leur grève de la faim moins d’un mois après, aussitôt après avoir été placé en détention administrative (sans procès). Il y a quelques semaines, après que la Haute Cour de Justice israélienne ait rejeté leur libération, ils ont intensifié leur grève de la faim — arrêtant de boire de l’eau et refusant les examens médicaux. Cette situation a relancé en Israël le débat sur l’alimentation forcée.
L’alimentation forcée va à l’encontre de l’éthique médicale parce qu’elle viole le principe de l’autonomie du patient, ne tient pas compte du manque de consentement éclairé, et constitue un traitement nuisible, inhumain et dégradant. Pourtant, la « Loi sur l’Alimentation Forcée » a été adoptée en juillet 2015 (voir notre article) mais l’état ne l’a pas encore utilisée à l’encontre d’un gréviste de la faim.
Selon la loi, l’état doit s’adresser aux tribunaux quand le personnel médical estime que la vie d’un gréviste de la faim est en danger dans le cas d’un refus collectif de soins et de nourriture. Jusqu’à présent les équipes hospitalières ont résisté aux pressions des services de sécurité qui veulent briser les grèves de la faim et punir les grévistes. Depuis l’adoption de la loi, il n’y a eu qu’un seul cas dans lequel l’état a menacé d’utiliser la loi.Toutefois, depuis que la plupart des médecins ont refusé de nourrir de force les patients, les autorités se sont abstenues jusqu’à présent faire usage de la loi.
Des médecins israéliens manDes médecins israéliens manifestent contre la
Des médecins israéliens manDes médecins israéliens manifestent contre la
Mercredi 28 décembre se tenait une audience de mise en liberté de Damien, incarcéré depuis le 8 décembre accusé d’avoir participé activement à la manifestation sauvage du 14 avril 2016 à Paris (voir notre article). Sa demande a été rejetée et il reste donc à Fleury au moins en attendant son procès le 19 janvier. Des solidaires étaient présents à l’audience et plusieurs initiatives de soutien ont eu lieu ces derniers jours: destruction de deux distributeurs de billets d’une agence Caisse d’épargne à Marseille, bris de vitre d’une voiture d’une compagnie de sécurité à Bruxelles, et incendie d’une Jaguar à Passy.
Un sticker solidaire publié lors de la première détention de Damien
Une grève des travailleurs de la Sucrerie africaine de Côte d’Ivoire (SUCAF), en janvier, s’était notamment soldée par la mort de deux grévistes, tué par la gendarmerie, et des dégâts matériels dont des parcelles de cannes à sucre et des combis de gendarmerie incendiés (voir notre article de l’époque). Ce qui avait conduit à l’arrestation d’une dizaine de grévistes sur les sites des complexes sucriers de Ferké 1 (détenus à Korhogo) et Ferké 2 (détenus à Bouaké). Toutefois, ceux arrêtés à Ferké 2 ont été jugés et condamnés à Bouaké, avant d’être mis en liberté à la faveur de la grâce présidentielle d’août. Par contre, sept travailleurs habitant le complexe sucrier de Ferké 1, dans le département de Ferkessédougou, restent toujours détenus sans jugement. Voilà bientôt un an qu’ils sont emprisonnés après avoir été maltraités (l’un d’eux a eu le bras cassé par les policiers à son arrestation).
Damien Camelio, qui avait déjà été emprisonné entre 2014 et 2015 pour des actions incendiaires, a été arrêté dans le courant du mois de décembre. Il est actuellement en détention préventive à la prison de Fleury. Il a été perquisitionné, la police a trouvé du matériel de propagande anarchiste. Il est arrêté en lien avec le mouvement contre la Loi Travail et en particulier avec les évenements du 14 avril 2016. Lire un courrier du 14 décembre dernier.
Pour lui écrire (c’est son anniversaire le 26 décembre):
Damien Camélio
n° d’écrou 432888
MAH de Fleury-Mérogis (Bâtiment D5)
7, avenue des Peupliers
91705 – Sainte-Génevieve-des-Bois
France
Un sticker solidaire publié lors de la première détention de Damien
Ce vendredi 16 décembre, le Secours Rouge organise au Sacco-Vanzetti, de 17H à 19H00, un atelier d’écriture aux prisonniers révolutionnaires. Venez vous joindre à nous, que ce soit pour envoyer quelques cartes postales où pour entamer une correspondance suivie. Conseils, adresses, café, traduction, timbres et enveloppes sur place…