Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant les portes de la prison de haute sécurité dans Lisburn dimanche après-midi. Ils soutiennent la lutte des prisonniers de guerre (POW’s) républicains pour leur diginité (et notamment leur refus des fouilles complètes systématiques avant les visites des familles et avocats).

Depuis le début du mois de mai, les quatre Mapuches condamnés récemment dans ce que l’on connait comme le jugement de Cañete à des peines de 20 à 25 ans de prison, étaient en attente d’une décision de la Cour Suprême du Chili. Jugés en vertu de la loi antiterroriste issue de la dictature de Pinochet, ils ont introduit un recours en nullité, exigeant que la Cour reconnaisse les irrégularités du procès et les vices de procédure liés à l’utilisation de la loi antiterroriste (recours aux faux témoins, sans visage,…). Celle-ci s’est refusée à examiner cette demande dans les termes proposés par la défense et a prononcé une réduction de peine, équivalent à un nouveau jugement pour les quatre prisonniers mapuches (condamnation de 8 à 14 ans de prison). Face à cette nouvelle manoeuvre judiciaire, tous quatre poursuivent leur grève de la faim entamée il y a 83 jours.

Guillermo Torres, surnommé ‘Julian Conrado’, présenté par les autorités colombiennes comme le « No2 de l’état-major des FARC », a été arrêté au Venezuela. Il est également connu pour avoir composé et joué les hymnes des rebelles lors des négociations de paix entre 1999-2002. Le gouvernement du Venezuela a fait savoir que Torres, 56 ans, avait été arrêté dans l’Etat du Barinas, lundi, situé près de la frontière colombienne. Le président colombien a indiqué que son homologue vénézuélien, Hugo Chavez, lui avait confirmé que Torres serait extradé vers la Colombie. Le ministre vénézuélien de l’Intérieur a indiqué dans un bref communiqué qu’Interpol avait émis un mandat d’arrêt international contre Torres en juillet 2002. Les Etats-Unis avaient offert 2,5 millions $ pour sa capture.

Venezuela: Arrestation d’un commandant des FARC

Les autorités syriennes ont libéré des centaines de prisonniers politiques, dans le cadre de l’amnistie générale décrétée par le président Bachar al Assad après dix semaines de contestation de son pouvoir. La plupart des personnes relâchées sont des manifestants des banlieues de la capitale, Damas, de Banias, d’Homs et de Lattaquié, ainsi que de la ville de Deraa, berceau de la contestation situé dans le sud du pays. Plus de 10 000 personnes auraient été arrêtées depuis le début des manifestations, mi-mars.

Mais la répression des manifestations se poursuit dans le pays. Au moins onze civils auraient été tués par les forces de sécurité ce jeudi à Rastan, dans le centre du pays. Au moins 52 civils auraient été tués et 200 arrêtés dans cette ville de 60 000 habitants depuis le début de l’assaut lancé par l’armée dimanche.

Un guérillero maoïste a été arrêté et une bombe de plus de vingt kilos d’explosifs a été récupérée et désamorcée dans deux incidents distincts samedi dans le district de Khuti (Jharkhand). Selon la police, l’IED a été découverte dans des buissons et rendue inoffensive par une équipe de démineurs sur place. Quand au guérillero, il s’agirait de Vipin Sahu, membre du People’s Liberation Front of India qui aurait été en possession d’explosifs lors de son arrestation.

Le 18 mai, les prisonniers politiques républicains de Maghaberry ont déclenché une nouvelle révolte dans cette prison de haute-sécurité. On parle d’une révolte de quinze prisonniers ayant commencé la semaine précédente. Cette protestation fut lancée un jour après le trentième anniversaire de la mort de Bobby Sands, le gréviste de la faim de l’IRA.

Une quarantaine de policiers anti-émeutes flanqués de cinq chiens sont intervenus pour mettre fin au mouvement. Les prisonniers ont reçu des coups et ont été piétinés. Plusieurs d’entre eux ont été blessés. L’un d’entre eux a reçu coupures et contusions et s’est fait vraisemblablement casser le nez, un autre a une foulure au poignet et son bras est sévèrement enflé, un troisième a un doigt cassé et des tendons déchirés. Un autre a le dos démis, un cinquième est contusionné autour du cou et sur la tête, et beaucoup d’autres blessures sont rapportées. Les prisonniers ont été envoyés au mitard.

En outre, vendredi 13 mai, la dirigeante du Mouvement pour la Souveraineté des 32 Comtés, Marian Price, a été arrêtée à Belfast. En France, des actions on t été menées en soutiens aux prisonniers en lutte (accrochages de banderoles, bombages).

Irlande du nord: Révolte des prisonniers politiques

Dix ouvriers arrêtés le 13 mai dernier à Pune (Maharashtra) ont été incarcéré ce jeudi après quatorze jours de garde à vue. Au tribunal, les autorités les ont accusé d’entretenir des liens avec la guérilla maoïste. Par ailleurs, l’administration du district de Pune, en raison de la menace potentielle que les zones urbaines soient la nouvelle base d’opérations maoïstes, s’est dotée d’une nouvelle ordonnance. Celle-ci rend obligatoire à tous les propriétaires de maison dans les régions rurales du district de communiquer toutes les coordonnées de leurs locataires à la police.

Les autorités espagnoles ont annoncé avoir arrêté ce mercredi Inaki de Renteria (de son vrai nom Ignacio Garcia Arregui), ancien dirigeant de l’ETA. Il a été arrêté à la demande du juge de l’Audience nationale de Madrid sur foi d’un nouveau rapport de la garde civil qui le relie à l’enlèvement d’un fonctionnaire de prison en 1996, la plus longue prise d’otage de l’histoire de l’ETA. Inaki de Renteria avait été arrêté en 2008 en France et remis à l’Espagne pour un délit d’appartenance à une organisation armée. Il avait été libéré en avril 2010. Interpellé hier à proximité de Saint-Sébastien, il devrait rapidement être transféré à Madrid.

Inaki de Renteria

Inaki de Renteria

Zadeh, un homme de 28 ans du village de Gol Adam Salmas a été arrêté en 2006 par des agents de l’Agence du ministère de renseignement de Salmas, qui l’accusait sur le fait de coopérer avec un groupe de résistance kurde Iranien d’opposition, mais il avait été innocenté et libéré. En 2008, alors qu’il travaillait comme chauffeur de taxi, il a été identifié à proximité du lieu d’un combat entre les guérilleros du PJAK et des « Gardiens de la Révolution », qui coûta la vie à un officier pasdaran. Quelques jours après, les forces répressive de sécurité ont arrêté son père et son frère ; Zadeh a été contraint de se rendre en raison de la pression et de la torture pratiquée contre des membres de sa famille.

Son père et son frère ont été libérés juste après qu’il se soit rendu. Il a ensuite été transféré à la prison de Salmas, après quatre mois de détention, où il a subi des interrogatoires d’agents des force répressives de l’agence du ministère de renseignement de cette ville. Il a été jugé et condamné à mort dans un procès, puis innocenté in extremis de l’accusation de complicité de meurtre de l’officier des Gardiens de la Révolution ; sa peine a été commée à 25 ans de prison.

Cinq prisonniers maoïstes, Ravi Sharma, Satish Das, deux membres du Bureau politique du PCI(M), Pandu Manjhi, Bhubaneswar Mahato et Sanjay Yadav (trois commandants de zone) ont commencé une grève de la faim dans leurs cellules de haute sécurité de la Prison Centrale d’Hazaribagh. Leurs revendications portent sur les conditions de détention pour eux et pour l’ensemble des détenus de la prison.