Une manifestation de 2000 personnes s’étaient rassemblées à Vallecas le 8 avril, quartier du sud de Madrid pour s’opposer à la tenue d’un rassemblement électoral du parti d’extrême droite Vox. Un quartier populaire et marqué à gauche. Les manifestants antifascistes auraient lancé divers projectiles en direction de la police présente en nombre pour protéger les fascistes de VOX, provoquant une charge dans le but de disperser les antifascistes. Il s’en est suivi des affrontements qui aurait fait selon les déclarations  de la police : 21 blessés du côté policier (dont 10 soignés à l’hôpital pour des blessures légères) et 14 personnes du côté antifasciste. Il y’aurait par ailleurs eu 4 arrestations suite à ces afrontements.

Ces différentes actions entrent dans le cadre de la vague internationale d’actions non violentes intitulée “Money Rebellion”. Les activistes d’Extinction Rebellion veulent de cette manière attirer l’attention sur l’influence du secteur bancaire et financier sur la crise climatique. A Bruxelles, quelques dizaines de militants ont occupé brièvement les sièges centraux des banques KBC, ING et BNP Paribas Fortis. La police est intervenues peu après pour les en déloger, aucune information jusqu’ici quant à des arrestations. A Londres à l’inverse la police a arrêté 4 de leurs militants pour avoir aspergé la “Bank of England” de faux pétrole (3 pour dégradation et un pour intrusion criminelle). XR a employé le même mode d’action à Paris en s’en prenant cette fois-ci à la Banque de France en présence, notamment,de deux députés européens. Plusieurs des manifestants, dont les députés, ont  été verbalisés pour avoir participé à un rassemblement non autorisé. La police a également placé plusieurs militants en garde à vue  pour dégradation.

 

A Bristol, une manifestation rassemblant un millier de personnes contre une loi visant à renforcer les pouvoirs de la police lors des manifestations (voir notre précédent article) a tourné à l’affrontement avec la police. Une dizaine de manifestant ont été arrêtés. La ville avait déjà été le théâtre d’affrontements ces derniers jours lors de différentes actions organisées contre cette loi. Un van de police avait même été brulé lors d’une émeute lundi soir.

Dans la zone frontalière entre la Colombie et le Venezuela, de violents combats ont eu lieu le 23 mars entre la guérilla des FARC-EP et les Forces armées nationales bolivariennes (FANB). Au moins deux soldats de l’armée vénézuélienne ont été tués, plusieurs blessés et, selon les informations, jusqu’à 32 combattants des FARC-EP ont été arrêtés. L’opération baptisée “Escudo Bolivariano 2021” s’est déroulée dans l’État frontalier vénézuélien d’Apure, qui borde Arauca du côté colombien.

Selon l’armée vénézuélienne, plusieurs camps des FARC-EP ont été attaqués. L’armée de l’air a été utilisée à cette fin. Les combats ont semé la peur et l’agitation dans la région. Des centaines de personnes ont fui les combats vers la Colombie, notamment la communauté d’Arauquita. Il y aurait également eu des arrestations de simples fermiers. La structure attaquée des FARC-EP serait sous le commandement de Gentil Duarte (Pseudonyme). Certains médias répandent des rumeurs selon lesquelles les forces armées vénézuéliennes intensifient leur action contre les FARC-EP autour de Gentil Duarte, mais que les FARC-EP, Second Segunda, sont laissées tranquilles. Cependant, il est un fait que ces derniers temps, de violents combats ont eu lieu entre les forces armées vénézuéliennes et la Segunda Marquetalia, qui ont également conduit à la mort du commandant “loco Iván” en novembre 2020.

Combattants des FARC

Combattants des FARC

Une manifestation a tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre à coups de feu d’artifice et de jets de pierre lorsque des manifestants ont tenté d’incendier le siège du parti au pouvoir. Ce mouvement trouve ses origines à la fois dans la mauvaise gestion de la crise COVID par le gouvernement mais aussi les lourds soupçons de corruption qui pèsent sur le président. Début mars, il y avait déjà eu cinq jours d’émeutes dans des événements similaires, des opposants avaient même réussi à rentrer au sein du parlement et y déclencher un début d’incendie (voir notre article). Le nombre d’arrestation et de blessé n’est pas encore connu.

Une manifestation devait avoir lieu, ce samedi 13 mars après-midi, dans le centre de Liège entre la Place de la République française et la place Saint-Lambert. Cette manifestation fait suite à l’arrestation violente d’une aide soignante qui s’était déroulée lundi dernier et qui avait suscité l’indignation après la diffusion de la vidéo sur les réseaux sociaux. La manifestation a rapidement tourné à l’affrontement avec la police. Les manifestant·es ont notamment attaqué un Mc-Donald situé place la République française et le commissariat du centre (rue de la Régence). Des pelotons de maintien de l’ordre et une autopompe sont intervenus vers 16h. L’autopompe est entrée en action aux alentours de 16h45 pour disperser les manifestants. Le nombre de manifestant·es blessé·es ainsi que le nombre d’arrestation ne sont pas encore connus.

Mise à jour du 14/03/2021 :

La police déclare 36 blessés dans ses rangs dont 9 policiers hospitalisés dont un qui se trouverait toujours à l’hôpital pour une clavicule cassée. Du coté manifestant, il y aurait 4 personnes hospitalisées ainsi que 10 arrestations.

Plus de 3000 personnes ont participé samedi après-midi à Bâle à une manifestation antifasciste. Cette manifestation se déroule dans le contexte du procès contre “Basel Nazifrei. Pour rappel après une contre-manifestation à un rassemblement de l’association nationale de droite Pnos qui avait donné lieu en 2018 à des affrontements entre militants antifascistes et fascistse (voir notre article au sujet de la manifestation).

Une série de procès est encore en cours au tribunal correctionnel de Bâle depuis l’été contre plus de 50 participants à la manifestation à l’époque. Lors des procès déjà tenus, les accusés ont été condamnés à des peines de plusieurs mois d’emprisonnement, principalement pour émeute, notamment dans le cas d’une jeune femme, à huit mois ferme. Samedi, les participants au rassemblement ont déclaré qu’ils s’étaient réunis pour manifester leur solidarité avec les condamnés.

 

Une manifestation ce samedi soir à Liège a ressemblé autour de 500 personnes. Celle-ci entendait dénoncer le caractère anti-social des mesures sanitaires. Cette manifestation fait suite à une autre mobilisation du même type la semaine passée (voir notre article ici). A la fin de la manifestation, la police locale et le corps d’intervention fédéral appuyé par deux autopompes ont nassé la manifestation. Suite à cela, environ 350 personnes ont été arrêtées administrativement mais relâchés directement (des PV’s pour bris du couvre feux sont en cours de rédaction, ceux-ci ne viseront pas que les personnes arrêtées mais toutes les personnes identifiées). Cependant 17 personnes ont été placée en détention administrative suite à une tentative de percer la nasse policière. De plus, il y aurait eu 3 arrestations judiciaires : 2 pour rebellions et 1 pour dégradation. On dénombre par ailleurs 7 personnes blessées (3 manifestants et 4 policiers).

A Kiel samedi 28 novembre, près de 50 manifestants ont participé à une manifestation surprise en solidarité avec les accusés du procès contre les opposants au G20 qui commencent la semaine prochaine au tribunal de Hambourg. Cette action prend place dans le cadre d’une campagne nationale contre la répression : “Gemeinschaftlicher Widerstand”. La police a attaqué la manifestation avec des gazeuses au poivre avant la fin du parcours.  Au total, au moins neuf personnes ont été arrêtées, et certaines des personnes concernées ont été photographiées. Ils n’ont pas été mis en détention.

 

 

 

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