Toby Shone est un anarchiste qui a été incarcéré pendant presque deux ans, car accusé d’être l’administrateur du projet de contre-information 325.nostate.net (voir notre article). Après que les poursuites pour des raisons politiques soient tombées, Toby a été condamné à 3 ans et 9 mois pour la possession de cannabis et de LSD (voir notre article). Il a été libéré le 28 décembre dernier, avec des restrictions importantes, sous la surveillance d’une équipe multi-forces qui comprenait la National Security Division (anti-terrorisme) et il a été obligé de vivre pendant 9 mois au centre d’hébergement de Gloucester.

Il avait déménagé depuis à peine 9 jours dans un appartement quand, le matin 19 septembre,  il a été arrêté alors qu’il se rendait en voiture à un rendez-vous avec son conseiller de probation. Il serait accusé d’avoir enfreint deux des conditions de sa semi-liberté (avoir été en possession d’un téléphone et avoir participé à une réunion à Bristol en août). On peut lui écrire à cette adresse : Toby Shone / prisoner’s number : A7645EP / HMP Bristol / 19 Cambridge Road / Bishopston / Bristol BS7 8PS (Royaume-Uni).

Le 22 septembre 1998, Semira Adamu, jeune femme nigériane de 20 ans, subit sa sixième tentative d’expulsion, à laquelle elle tente de résister encore, en chantant. Les 9 gendarmes qui l’« escortent » veulent alors la faire taire et décident d’appliquer la « technique du coussin ». Pendant 11 minutes, ils maintiennent sa tête enfoncée dans un coussin. Ils la tuent. Plusieurs initiatives ont lieu pour commémorer cet assassinat. Attention au changement de programme: La manifestation de dimanche 24 septembre prévue à Steenokkerzeel est reportée. Rendez-vous Esplanade sainte-Gudule à Bruxelles dimanche 24 septembre à 15h.

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La commission de l’Intérieur de la Chambre a approuvé mercredi un projet de loi portant régulation de l’utilisation de bodycams par les services de police. Le projet porté la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden (CD&V) a été adopté à l’unanimité, moins l’abstention du PTB. Le texte peut à présent être inscrit à l’agenda de la séance plénière. Le projet de loi fournit un cadre juridique à l’utilisation des bodycams par la police, en définissant dans quelles circonstances et de quelle manière les policiers peuvent enregistrer des images et du son pendant leur travail. Le projet de loi fait le choix d’une activation manuelle de la caméra par le policier et non d’un enregistrement permanent. Il prévoit aussi l’obligation de signaler la présence de la caméra, sauf si cela n’est pas faisable. Les images pourront être utilisées comme preuves tant par les citoyens que par les services de police. Une circulaire sera jointe à ce projet de loi.

Christopher O’Kane (photo, à gauche), de Derry, est accusé d’avoir accédé à une feuille de calcul contenant des données policières. Le 8 août dernier en effet, des informations personnelles sur tous les membres actifs et le personnel civil de la police d’Irlande du Nord, la PSNI ont été publiées par erreur. Le 18 août, le domicile d’O’Kane a été perquisitionné: il a été inculpé pour possession de ces informations et s’est d’abord vu refuser la liberté sous caution. Des milliers d’autres personnes avaient eu accès a ses données sans avoir été inculpées, mais O’Kane travaillait pour des sites web du groupe politique républicain irlandais Saoradh et l’Irish Republican Prisoners Welfare Association. Le juge l’a libéré sous caution et sous conditions, avec un bracelet électronique. Dans la nuit de mardi à mercredi, l’entreprise de sécurité G4S qui s’est présentée pour fixer le bracelet sur sa personne a qualifié O’Kane de « non coopératif », ce qui a conduit à sa réincarcération. Entre-temps, un ancien interné républicain, Ciarán « Zack » Smyth (photo de droite), a été renvoyé à la prison de Maghaberry, apparemment à la suite d’une rencontre fortuite de quelques secondes, dans une rue de Belfast, avec un autre ancien prisonnier républicain.

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A Cologne, samedi après-midi, plus de 1 000 personnes ont manifesté contre l’avortement et l’euthanasie. Dans le même temps, 3 000 contre-manifestations ont également défilé. La marche a débuté au Heumarkt en début d’après-midi, après plusieurs incidents. Des contre-manifestants se sont mis à plusieurs reprises sur le chemin des manifestants et ont tenté de bloquer la manifestation. Des affrontements ont eu lieu avec la police de Cologne, soutenue par les services d’urgence de Hambourg, Duisbourg et Dortmund. La marche controversée s’est terminée tôt. Une personne a été placée en garde à vue. Il n’y a eu aucun blessé. Dans la nuit du vendredi 15 septembre, le bureau de la CDU (parti chrétien-démocrate) à Cologne a été bombardé de pierres et tagué.

 

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En 15 mois, ce sont au total six policiers infiltrés qui ont été identifiés dans les mouvements sociaux d’Espagne et de Catalogne. Le dernier policier débusqué après un opération d’infiltration qui a duré 9 ans… En 2015, « Sergio Botana » établit un premier contact avec une banque alimentaire, qui lui permettra de rejoindre le collectif de jeunesse antifasciste « Distrito 14 ». Personne ne connaît son adresse, il n’est pas originaire du quartier et il vit avec un oncle que personne n’a rencontré. Des soupçons apparaissent, mais il gagnera la confiance au fil des années. Il participe à de nombreuses actions : occupation de banques, manifestations antifascistes et pour l’autodétermination de la Catalogne… Sergio en vient même à habiter avec d’autres militants, jusqu’à avoir une relation sur plusieurs années avec une d’entre eux. Il s’engage trois ans plus tard dans le « Movimiento Antirrepresivo de Madrid » (MAR). Une répression s’abat sur le collectif à partir de 2021 sans que l’on sache si c’est lié à cette infiltration. Il prend par la suite ses distances avec le groupe en prétextant vouloir devenir pompier.

Plusieurs éléments ont permis de découvrir des mois plus tard que « Sergio Botana » se nommait en réalité Sergio Gigirey Amado et qu’il était policier. Tout part d’une photo d’une course à pied dans laquelle son vrai nom apparaît. Après quelques investigations, le MAR retrouve une seconde photo de Sergio passant son concours de policier en 2014. Enfin, l’entreprise dans laquelle il était censé travailler a confirmé au MAR qu’aucun Sergio ne travaillait à cette époque-là.

Un Français d’origine iranienne a revendiqué mardi devant le tribunal correctionnel de Paris l’attaque incendiaire de la façade du consulat de la République islamique d’Iran samedi 9 septembre. Il avait été arrêté au lendemain des faits à Paris dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet et menée par la Direction régionale de la police judiciaire. Hier lundi, lors d’une audience de comparution immédiate au tribunal correctionnel de Paris, le procès a été renvoyé au 24 octobre car la partie civile, l’ambassade d’Iran, n’était pas représentée. Nicolas K. avait répondu aux questions de la présidente en indiquant: « C’est la première fois que je fais cet acte, en âme et conscience, pour les femmes » en Iran. « Femmes, vie, liberté », a-t-il lancé, rapidement interrompu par le tribunal . Il a été mis en liberté provisoire avec quelques mesures de contrôle judiciaire dont une interdiction de manifester.

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Seize policiers ont été grièvement blessés à la suite d’émeutes en Irlande du Nord, dans la ville de Derry, après avoir reçu des jets de briques, de peinture et de cocktails Molotov dans le quartier de Stewarts Terrace area de Rosemount. Les manifestants s’opposaient aux forces de police qui étaient en train de mener des perquisitions au cours desquelles des armes à feu, des grenades et des explosifs ont été saisis et trois personnes interpellées. Elles sont soupçonnées d’être liée à la Nouvelle IRA. Par ailleurs, une femme de 50 ans, qui avait été arrêtée à Derry vendredi, lors de perquisitions au cours desquelles la police a récupéré un certain nombre d’objets, a été libérée. Il semble que la police ai utilisé des drones pour suivre des personnes clés suspectées d’être liées à la Nouvelle IRA pendant plusieurs semaines afin de planifier les perquisitions et de localiser les dépôts d’armes.

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Le 4 septembre, l’ancien étudiant-chercheur de l’Université d’État de Moscou et prisonnier politique Azat Miftakhov a été libéré de la colonie pénitentiaire où il était enfermé. Il avait été condamné sur base de témoignage extorqués sous la torture, notamment sous l’accusation d’avoir lancé un fumigène dans l’un des bureaux du parti Russie Unie de Poutine. Le jour de sa libération, le Service Fédéral de Sécurité (FSB) l’a arrêté dans le cadre d’une procédure pénale pour « apologie du terrorisme ». Selon le FSB, Azat a discuté avec d’autres prisonniers de la guerre en Ukraine et de l’action de l’anarchiste Mikhail Zhlobitsky, qui a provoqué une explosion dans un bâtiment du FSB et y est mort, en 2018. Miftakhov a refusé de plaider coupable. Le 5 septembre 2023, le tribunal l’a envoyé en détention pour deux mois, à cause de l’ouverture d’une nouvelle enquête. Vous pouvez aider sa famille a lui payer un avocat via le compte Paypal de l’ABC Moscou : abc-msk@riseup.net (indiquer « pour Miftakhov » dans l’objet).

 

Mercredi 6 septembre, des centaines de militants se sont rassemblés devant la gendarmerie de Montmorency (Val-d’Oise) où a été entendu pendant environ trois heures Sébastien Ménesplier, dirigeant de la CGT des électriciens et gaziers, pour des coupures de courant menées contre la réforme des retraites. Il avait été convoqué dans le cadre d’une enquête diligentée par le parquet de Privas (voir notre article). Elle fait suite, selon la CGT-Energie, à une coupure de courant opérée le 8 mars, dans la lutte contre la réforme des retraites. La ville d’Annonay (Ardèche), fief du ministre du Travail Olivier Dussopt, avait entre autre été ciblée.

A-t-il a mené les actions? Qui les a commandité les actions ? Est-ce qu’il sait qui les a faites ? Etaient-elles programmées à l’avance ? figuraient parmi les questions posées. Le procès-verbal doit être envoyé au procureur de la république de Privas (Ardèche), qui doit décider s’il souhaite le réentendre et d’éventuelles suites judiciaires. Ces actions, « je les revendique, je les assume », a réitéré Sébastien Ménesplier, même s’il n’était pas présent sur place, indiquant que les coupures ont été décidées localement, lors d’une assemblée générale interprofessionnelle et intersyndicale des grévistes.

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