Jeudi matin, à Antony, les abords du lycée Descartes ont été le théâtre de heurts entre forces de l’ordre et les jeunes qui voulaient bloquer l’établissement pour marquer leur hostilité à la réforme des retraites. C’est quelques minutes avant le début des cours, aux environs de 7h45, que les policiers ont été appelés après l’installation d’un début de barricade devant les portes du lycée. Le lycée a vite été dégagé mais la tentative de blocage a viré à l’affrontement avec les forces de l’ordre. Des mortiers et des feux d’artifice ont notamment été tirés en direction des fonctionnaires de police. Trois policiers se sont déclarés légèrement blessés et deux personnes soupçonnées de tirs de mortier ont été interpellées avant d’être placées en garde à vue.

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Un agent de la police nationale espagnole s’est infiltré dans les mouvements sociaux de Barcelone depuis trois ans. Il a rejoint le centre social La Cinètika en 2020 et a établi des relations sexuelles et affectives, instrumentalisant des femmes pour faciliter sa participation à des assemblées, des conférences et des manifestations. Derrière le prétendu « Daniel Hernández Pons », il y a un agent de la police nationale espagnole dont les initiales, DHP, correspondent à celles de la fausse identité. Des erreurs commises par l’infiltré ont permis de le démasquer. Un comparatif physionomique entre les images de son passage à l’école de police d’Ávila (exercice 2018-2019) et celles de sa galerie en tant qu’activiste à Barcelone ont achevé de confondre l’individu.

Huit militants kurdes ont été arrêtés lors de perquisitions à leur domicile ce matin à Marseille et Marignane. Les charges seraient liées aux manifestations du 23 et 24 décembre consécutives à l’attaque du 23 décembre à Paris qui a causé la mort de trois personnes (et en blessant trois autres) près d’un centre culturel kurde. Un rassemblement spontané et donc non-déclaré avait été organisé à Marseille. Des heurts avaient eu lieu entre les forces de l’ordre et les manifestants devant la préfecture, place Félix-Baret. Quelques projectiles avaient été lancés sur les policiers et quatre personnes avaient immédiatement été interpellées. Les huit personnes arrêtées ce matin sont toujours en garde à vue ce soir. Un rassemblement a été organisé devant le commissariat cet après-midi (photo).

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La mobilisation a été encore plus importante hier mardi que le 19 janvier, avec, au moins, 1,2 million de manifestants, au plus, 2,8 millions. À Paris, la mobilisation était encore plus nombreuse que celle du 19 janvier. Parti peu après 14h de la place d’Italie, le défilé syndical était précédé d‘un bloc de tête qui, à mi-parcours, dans le quartier de Montparnasse, s’est affronté aux forces de l’ordre. La vitrine d’une agence bancaire a été cassée, alors qu’une devanture de La Poste a été endommagée. Un quart d’heure plus tard, devant l’hôpital Necker, des manifestants ont installé des barricades avant d’être délogés par les forces de l’ordre. À son terminus, au pied de l’Hôtel des Invalides, place Vauban, la marche a été marquée par de nouveaux heurts vers 17h30. Des manifestants ont caillassé les forces de l’ordre dans un nuage de gaz lacrymogènes. A 19h, la police annonçait 30 interpellations depuis le début de la manifestation. Pour cette deuxième journée de mobilisation contre le projet du gouvernement, 4.000 policiers et gendarmes, dont 42 unités de forces mobiles, avaient été déployés dans la capitale.

MAJ

A Rennes également, des affrontements ont eu lieu entre manifestants et policiers qui se sont échangés des tirs de lacrymogène et de projectiles. Après la fin officielle de la manifestation, des manifestants ont investi la place Sainte-Anne, en plein cœur de Rennes. La police a fait usage des grenades lacrymogènes pour tenter de les disperser. Il y a eu plusieurs interpellations. Deux personnes ont également été arrêtées après des heurts à Lyon.

 

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Après presque 100 jours de grève de la faim, la situation d’Alfredo Cospito est désormais très grave. Il grade toute sa détermination à lutter jusqu’au bout et la mobilisation solidaire s’est beaucoup élargie. Il y a eu des manifestations et des initiatives dans de nombreuses petites villes. A Milan et Turin, des manifestations d’un millier de personnes ont eu lieu. A Rome a lieu chaque jour un rassemblement de 3 heures devant le Ministère de la Justice. Les médias traitent souvent de l’affaire. Le demande de mettre fin au régime de 41bis pour Alfredo Cospito est largement sortie des milieux révolutionnaires. Ont pris positions en ce sens un mouvement d’opinion démocrate (intellectuels, juristes et avocats, quelques politiciens), divers forces de la gauche, des organisations comme Amnesty ou des mouvements comme le Notav. Des initiatives de solidarité internationale ont eu lieu, et notamment de la part de prisonniers révolutionnaires de Grèce, France, Turquie, Palestine et Kurdistan. Une audience à la Cour de cassation pour traiter le recours présenté par l’avocat d’Alfredo a été fixée dans… trois mois, le 20 avril. En apprenant la nouvelle de la fixation en avril, l’avocat d’Alfredo a envoyé une demande d’anticipation de l’audience.

 

En mai 2022, un homme de 29 ans est attaché les mains dans le dos sur une chaise dans un commissariat du centre-ville de Liège. Des insultes sont échangées entre l’homme et les policiers qui surenchérissent. Un policier coince la gorge de l’homme, pour le maintenir contre le mur, pendant qu’un autre le frappe avec une radio, ce qui provoque immédiatement une plaie ouverte. Plus tard, un autre policier, le maintenant au sol assis sur lui à califourchon et lui assène des gifles. Pendant ce temps, les policièr·es présent·es humilient le jeune homme qui serait en situation d’handicap, en le traitant de « mongol », « cas social », « poisson rouge », « peine perdue ». Une autre policière, qui venait de terminer son service, dit qu’il a été « fini à la pisse ». Dans un autre moment de la vidéo, on entend la victime dire à un des policiers « Tu m’as mis une patate dans la gueule ! ». « Une patate ? » répond celui qui l’aurait frappé. Un collègue répond « Moi j’ai rien vu. »

Si cette scène n’a rien d’extraordinaire dans les pratiques policières, ce qui change la donne, c’est qu’un des agents a involontairement allumé la bodycam lors des brutalités, mettant alors des images sur les exactions, images qui manquent toujours lors des violences policières dans les commissariats (celles des systèmes de surveillance se révèlent régulièrement a posteriori « défectueuses »). C’est alors que le Tribunal Correctionnel de Liège jugeait la victime pour des faits de rébellions, de dégradation de matériel et de coups à agents, que les images prises par la bodycam involontairement enclenchée ont révélé les violences policières. Aucun des coups, ni des insultes proférées par les agent·es n’avaient été indiquées dans le PV de l’interpellation. Celui-ci soulignait seulement les faits de rébellions, dans lesquels les policiers affirmaient avoir été frappés et insultés.

Les faits se sont produits au commissariat «Wallonie» de la police de Liège

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De nombreuses manifestations ont eu lieu toute la journée d’hier en France contre la réforme des retraites. D’après la CGT, il y a eu deux millions de manifestants dans toute la France dont 400.000 à Paris. Selon le ministère de l’Intérieur, 1,12 million de personnes ont manifesté en France. C’est plus que ce qui était prévu par les syndicats ou les autorités avant le début du mouvement, ce jeudi matin. Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont eu lieu à Paris, en début de soirée, alors que les derniers manifestants arrivaient place de la Nation. Des manifestants ont incendié plusieurs vélos en libre service. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes, essuyant des jets de projectiles. Au cours de la journée, 44 personnes ont été interpellées pour port d’armes prohibé, outrage et rébellion et jets de projectiles notamment.

 

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Au procès ciblant l’Organisation d’Autodéfense révolutionnaire, Vanggelis Stathopoulos a été acquitté des accusations d’appartenance à une organisation terroriste, de possession d’armes en tant qu’acte terroriste, de vol et de possession d’armes aggravée. Il n’a été reconnu coupable que de détention simple d’armes impliquant un taser, un coup-de-poing américain et un couteau de poche. Il avait été condamné à 19 ans d’emprisonnement en première instance. Cette peine a été considérablement réduite à 10 mois et, comme une circonstance atténuante de bonne conduite a été reconnue, la peine a été suspendue. Le camarade Dimitris Chatzivasiliadis a été reconnu coupable des charges de formation et d’adhésion à une organisation terroriste, de détention d’armes dans le cadre d’un acte terroriste, de vol et de détention simple d’armes. Il a été condamné à 14 ans d’emprisonnement au lieu des 16 ans de la première instance.

Le gouvernement britannique veut durcir les règles entourant le droit de manifester. La police sera, notamment, autorisée à faire stopper les manifestations si elles troublent l’ordre public. Le premier ministre Rishi Sunak a déclaré ne pas accepter « que les protestations d’une petite minorité puissent nuire au reste de la population ». Ces nouvelles mesures visent principalement des groupes comme Extinction Rebellion ou Just Stop Oil, qui ont paralysé à plusieurs reprises la circulation sur les autoroutes ou le centre de Londres à la suite de blocages. L’année dernière, le gouvernement britannique avait déjà restreint le droit de manifester et octroyé à la police davantage de pouvoir pour disperser les manifestations. En mettant encore en place de nouvelles mesures, les autorités britanniques ont notamment en ligne de mire les récentes protestations internationales de la part des activistes pour le climat. Par exemple, le fait de s’attacher ou de se coller à quelque chose en guise de protestation sera interdit à l’avenir, sous peine de sanctions.

 

Dans la procédure d’extradition d’Ecevit Piroğlu de la Serbie vers la Turquie, la décision finale doit être prise le 18 janvier. Actif politiquement depuis 1992, Piroğlu a été emprisonné à plusieurs reprises en Turquie. En 2021, il a demandé l’asile politique en Serbie après avoir été accusé de terrorisme en lien avec le soulèvement de Gezi en 2013. Avant de partir pour la Serbie, Piroğlu a combattu contre l’État islamique au Rojava. Le 24 juin 2021, il a été arrêté à l’aéroport en Serbie. Cela a marqué le début d’une procédure qui dure depuis 18 mois. Sa demande d’asile n’a pas reçu de réponse positive. Ecevit Piroğlu a fait une grève de la faim pendant 136 jours contre la procédure illégale et le retard dans le traitement de sa demande d’asile. Mercredi 18 janvier, la Cour d’appel entendra à nouveau l’affaire d’extradition et annoncera la décision finale. Des manifestations auront lieu partout dans le monde.

Rassemblement lundi 16 janvier à 15H30 devant le consulat de Serbie à Bruxelles (Bd du Régent 53, métro Madou) à 15h30